LENTILLES
Eau
Albumine
Graisse
Hydrates de carbone
Cellulose
Cendres.
Le riz, par contre, est l’aliment hydrocarboné par excellence.
Sa distribution a lieu d’ordinaire par l’administration de la guerre qui conserve en magasin de grandes quantités de cette denrée. Il entre cependant peu dans l’alimentation ordinaire de l’homme. Cela tient en général, comme nous l’avons dit, à sa mauvaise préparation. On fabrique avec le riz dans le régiment un véritable plat de «colle » que refuse le soldat. Il goûte au contraire volontiers au riz au lait préparé dans certaines unités. C’est d’ailleurs un des aliments les plus riches comme valeur énergétique.
Le riz est l’aliment-pain du soldat nippon.
Chacun d’eux en reçoit un litre et demi par jour. Mais le riz cuit aigrit vite et il vaut mieux recommencer cette opération pour chaque repas. On attribue au riz, ou à certaines altérations de ce produit, peut-être à la présence d’un parasite encore inconnu, l’origine du béri-béri, affection qui causa une morbidité assez forte dans l’armée japonaise.
Les racines et les tubercules tiennent également une grande place dans l’alimentation végétale du soldat : la carotte, les navets con-
Pains de guerre.
PAIN ET LEGUMES
tiennent beaucoup d’eau 75 à 90 p. 100 : la pomme de terre également est un excellent aliment, mais dont la germination aboutit à une transformation de l’amidon en sucre et production d’un acide amidé très toxique, la solanine, qui a provoqué des accidents d’intoxication alimentaire.
Le médecin major Cortial1 a rapporté une épidémie d’intoxication alimentaire de cette nature survenue le 11 juillet 1888 au 139e régiment d’infanterie caserné au fort de Saint-Irénée, à Lyon. Les pommes de terre distribuées à l’ordinaire étaient germées; 101 malades présentèrent de la diarrhée, des crampes dans les mollets et de la dilatation de la pupille.
Ces racines et tubercules présentent la composition suivante :