Fischer, Zeitschr. f. Hyg
INTOXICATIONS ET INFECTIONS ALINMET AIRES
Grünthal, et dans une autre épidémie de 28 cas apparue à Glückstadt. On sait que les vétérinaires considèrent le b. coli comme l’agent habituel des diarrhées ‘du veau. Roger h dans des artichauts toxiques, signale l’association du coli avec un microcoque.
Il existe donc réellement un certain nombre d’exemples d’infections alimentaires par le coli. Mais il ne faudrait cependant pas conclure toujours de la présence de ce bacille dans les aliments pour lui en attribuer la toxicité. Ce microbe est très répandu et peut se trouver dans les viandes provenant d’animaux ayant succombé à des affections fort différentes. Il est permis cependant de le regarder même dans ces cas comme un élément favorisant. Sa présence, surtout dans la viande, est toujours anormale et entraîne une suspicion légitime.
L 'entérocoque de Thiercelin a été trouvé par Sacquépée dans du lard salé et dans les selles de malades qui avaient présenté des accidents gastro-intestinaux après son absorption. Les cultures fraîches de cet entérocoque chauffées à l’ébullition pendant cinq minutes se montraient encore toxiques pour la souris par injection ou par ingestion; l’épidémie fut d’ailleurs très bénigne quoique assez étendue (140 cas).
Le proteus, agent habituel et banal de la putréfaction, semble bien devoir être aussi incriminé dans un certain nombre d’empoisonnements consécutifs surtout à l’ingestion de viandes travaillées ; l’épisode suivant dû à Pfuhl est un des exemples les plus typiques. Il concerne 81 soldats qui furent pris d’accidents digestifs quatre à cinq heures après la consommation d’un saucisson de bœuf dans lequel on décela nettement la présence du proteus mirabilis. L’expérimentation établit nettement son action pathogène. Même aliment et même organisme virulent sont incriminés dans une petite épidémie observée par Schaumberg dans le Hanovre; elle sévit sur 34 personnes, qui ne furent d’ailleurs atteintes que d’accidents bénins. Wesenberg, dans une épidémie survenue à Nausfeld, à la suite de la consommation d’un hachis de viande provenant d’une vache abattue d’urgence pour péricardite traumatique et dans lequel on trouva le proteus, fait remarquer que les personnes ayant mangé la viande crue ou insuffisamment, cuite furent seules atteintes. Schaumberg remarque aussi que le chauffage à 50° imposé au saucisson de bœuf avant consommation n’avait pas suffi à stériliser le produit. Mais Glucksmann note, dans une épidémie survenue à Saint-Gall (Suisse), que la viande infectée de proteus, complètement cuite, fut consommée impunément. Il semble donc bien que, contrairement à ce