Revue d’hygiène, 1901, p
ALIMENTS TIRÉS DU RÈGNE ANIMAL
17 p. 100 contenaient le bacille tuberculeux;
34 p. 100 contenaient le streptocoque;
1 p. 100 contenait le bacille coli;
1 p. 100 contenait un bacille coliforme ;
12 ne contenaient aucun organisme pathogène.
Klein *, à Londres, procédant uniquement par inoculation sur 100 échantillons, en a trouvé sept tuberculeux donnant la maladie aux animaux du laboratoire.
D’après Mac Tadyean, l’infection par les aliments et le lait serait fréquente chez les enfants. Dans la pratique, cette infection est difficile à prouver, car la tuberculose a une marche lente.
Hope, à Liverpool, de 1891-1900, a étudié au point de vue de la tuberculose le lait de la ville et celui de la campagne. 1 p. 100 du premier était tuberculeux, le second l’était dans la proportion de 4 p. 100.
H. Martin a obtenu des inoculations positives avec un tiers du lait acheté sous les portes cochères à Paris.
Tadyean et Woodhead, d’après 127 observations, ont prouvé que la tuberculose intestinale et mésentérique chez les enfants était souvent consécutive à l’ingestion du lait de vache, sans spécifier s’il s’agissait de vaches tuberculeuses ou d’animaux atteints de mammite tuberculeuse.
Nicolle et Petit, sur 14 échantillons analysés à Rouen en 1902, ont décelé 13 fois le bacille coli qui s’y trouvait en très grande quantité. Jamais, dans aucun cas, des injections de ce lait au cobaye n’ont donné la tuberculose.
Moussu 1 2, par contre, a examiné le lait de vaches ne présentant ni tuberculose mammaire ni même de lésions tuberculeuses décelables cliniquement, mais chez lesquelles les réactions à la tuberculine avaient été positives. Or, 250 centilitres de ce lait recueillis aseptiquement furent centrifugés; le culot inoculé à 55 cobayes donna sept fois la tuberculose. Il peut donc se faire une élimination de bacilles au travers de la glande saine chez les bêtes tuberculeuses dont l’état général est parfait.
Enfin, récemment, Von Behring, Calmette et Guérin ont fait voir que la tuberculose pulmonaire était le plus souvent le résultat d’une infection tuberculeuse se produisant par le tube digestif même sans lésions de ce dernier. Ces faits, s’ils étaient confirmés, élargiraient encore le rôle de l’alimentation sur le développement de la tubercu-