‹ Traite d'hygiene navaleChapitre 121 sur 224 · DEUXIÈME SECTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SECTION

La vie maritime est certainement une de celles qui ont le caractère le plus hasardeux et que traverse le plus grand nombre d'accidents. Tout la menace dans ce milieu fertile en dangers et qui constitue, par cela même, une si grande école de courage, de dévouement et de stoïcisme: les conditions exceptionnelles de l'habitation à laquelle le matelot est étroitement attaché et dont il partage fatalement le sort; les hasards de a mer et de l'atmosphère ; les dangers propres aux pays dans lesquels la navigation le conduit : dangers du climat, dangers de l'alimenlation insolite qu'il y trouve, dangers môme des animaux dangereux ou parasites avec lesquels il entre en commerce, etc. Nous laisserions notre tâche incomplète si nous ne signalions les principaux de ces accidents qm, s'ajoutant aux causes permanentes de morbidité ou de ^^^^^^^^ ciales aux marins, prélèvent sur leur vie un tribut onéreux. L hjgiene ne protège qu'en avertissant et elle reste ici strictement dans sou rôle.

Je diviserai les accidents nautiques en : 1° ceux qui dépendent du na-

(,) A. Proust. Essai s.r l'kyg. inlermlionale, ^es applications contre la peste, h fièvre Jaune, le choléra asiatiqi'C. Pan^ 18 13.

vire; 2" ceux qui dérivent de la mer; 3" ceux qui ont leur point de départ dans l'atmospiière extérieure ; 4° ceux produits par des faits d'inloxicalion.

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