TRAUMATISME NAUTIQUE
Il suffit de se représenter les conditions de la vie et de l'activité à bord des navires, pour se rendre compte de la gravité et de la multiplicité des lésions traumatiques dont ils sont le théâtre : mobilité générale du navire et instabilité créée, par ce fait, à la station et â la marche mobilité partielle des pièces multiples qui constituent ses oro-anes de mouvement, de déplacement et de défense : ses manœuvres; les pièces desa machine; sonartillerie; ses approvisionnements, etc., etqui fait vivre le marin dans un milieu auprès duquel celui d'une usine en fonctionnement offre une sécurité relative; où les poulies grincent; les chaînes et les cordes courent et s'entremêlent ; - dangers des pièces des machines en mouvement, d'autant plus menaçants que l'exiguïté de l'espace et les mouvements du navire exposent davantage à leurs atteintes • - menace perpétuelle de la chute des objets nombreux qui peuvent se détacher de la mâture; - dangers des modes spéciaux de communication du pont avec la mâture et des différents étages du navire entre eux - accidents de guerre ou de simulacre de guerre dans les exercices ; - travaux incessants de chargement, de déchargement, d'arrimage ou de désarrimage etc. En voilà, ce me semble, plus qu'il n'en faut pour expliquer la complexité de la scène chirurgicale qui se déroule à bord d'un navire et l'excellente école d'expérience, d'industrie et d'initiative à laquelle sont formés, comme chirurgiens et comme opérateurs, nos mé- «lecms de la marine appelés à exercer sur un théâtre pareil Le plan de cet ouvrage ne me permet pas d'aborder môme la simple numération des accidents traumatiques les plus usuels à bord des na-
û Wre r T'' T ''""y '"^''^"'^ ^^^^^'^ ce point
au livie de baurel complété par le travail de M. J. Rochard (1) et
au travail inléressanl que M. Bailhélemy a inséré dans les Archioes de médecine navale {^\). J'ai d'ailleurs indiqué quelques-uns de ces Lraumalismes, en parlant des services et des travaux professionnels à bord des navires (2).