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CHAPITRE VII

Intoxications métalliques.

En dehors des empoisonnements par le cuivre qui peuvent survenir à boi-d des navires, comme partout, par le fait de la préparation ou de la conservation des aliments dans des vases de cuivre dont l'élamage a disparu en partie ou qui ont été mal récurés; de ceux par le mercure qui peuvent se manifester sur des navires transportant cette substance, comme le fait si souvent cité du Tiiomphant et celui de la Surveillante l'ont démontré (4) ; en dehors, dis-je, de ces faits exceptionnels les

sent au-dessous delà màclioire inférieure ; dans leur intervalle se trouve une nageoire abdominale large et bilobée. Nageoires anales petites; nageoire caudale courte, en éventail. La nageoire dorsale est triangulaire à, trois ou quatre rayons saillants. Ceuxci sont caiialiculés et leur base repose sur des poches à venin. Le synanceia braccldo a bon goût et se mange après qu'on en a enlevé la peau.

(1) Voy. pages 39 et 313.

(2) II. Rey, Aii'thjse critique du Traité des maladies des gens de mer par Gonzalès {Arcli. de méd. nnv., t. XIV, 1870, p. 221).

(3) Voy. pages 193 et suiv.

(4) Voyez livre I=% cliap. m, p. 42. Je ne dois pas oublier de signaler à ce propos le

inloxicalions métalliques à bord se réduisent toutes à l'empoisonnement saturnin. Je me bornerai, en ayant parlé souvent déjà en plusieurs endroits de ce livre, d'indiquer les différentes sources de l'intoxication saturnine à bord, à savoir : 1° plomb métallique employé au revôlement des bublots, cédant au courant d'air qui les traverse des parcelles friables de carbonate de plomb (1); revêtement du plancher des cuisines pouvant produire, quand il est altéré par des liquides gras ou acides, une intoxication directe par absorption opérée par les pieds nus (2) ;

peinture au minium, et litharge entrant comme siccatif dans la préparation de la peinture noire dont on fait à bord un véritable abus ; 3° manipulation du mastic au minium ; 4° cuisines dislillatoires étamées à l'élain plombifère (3) ou dont le tuyau éjecteurest en plomb ; 5° tubes en plomb des charniers ; 6° vases en étain impur servant aux malades ; 7" boîtes de conserves pouvant céder du plomb aux aliments qu'elles contiennent ou à ceux qu'on y renferme après coup, etc.

Je n'ai pas besoin de rappeler une fois de plus que c'est à la sagacité et à la persévérance scientifiques d'Amédée Lefèvre que l'on doit la notion complète des dangers qué peut faire courir le plomb à bord des navires (4). Les mesures qu'il a provoquées ont tari, en partie, les sources de cet empoisonnement, mais tout n'est pas fait, en celte matière, et je signalerai, en particulier, l'urgente nécessité de trouver au mastic de miniurn un substitutif ayant les mômes qualités techniques et affranchi de ses inconvénients. Je m'en occupe et je ne désespère pas d'y arriver.

Je voulais faire suivre cette étude de la pathologie et des accidents nautiques d'un chapitre sur l'invalidité, la morbicité et la mortalité dans la marine française et dans les principales marines étrangères; mais les documents statistiques, surtout en ce qui concerne notre marine, m'ont fait défaut. Je lègue cette tâche à ceux que l'avenir mettra par la création d'un Bureau central de statistique^ en possession des chiffres qui m'ont manqué. Je hâte de mes vœux le jour où sera comblée cette lacune véritablement choquante.

(langer qu'il y aurait à. conserver dans une chambre de bord du mercure métallique, môme en petites quantités. M. Mergct a montré l'extrême dilïusion des vapeurs de ce mercure aux températures ordinaires. On a vu la salivation mei curielle se produire dans une chambre où une eau parasiticide contenant du mercure avait été employée pour détruire des punaises; un baromètre cassé a produit des faits analogues, etc.

(1) M. Vincent, ancien piiarmacien-inspecteur de la marine, a constaté qu'un courant d'air, en traversant un tube de plomb, se cliargeait îi la longue de molécules plombiques.

(2) M. Manouvrier de Valenciennes a signalé ces intoxications locales par le plomb et en a fait l'objet d'intéressantes recherches.

(3) Les quantités de plomb contenues dans l'étain d'étamago peuvent varier de 10 à 50 p. 100.

(4) Am. Lefèvre, Recherches sur tes causes de la colique sèche, etc. Paris, 1859, 2^a^siiiK

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