‹ Traite d'hygiene navaleChapitre 137 sur 224 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

Ce sujet a une telle importance que je lui consacrerai un livre entier, au risque de rompre l'harmonie du plan de cet ouvrage qui eût exigé que l'alimentation fût rapprochée des autres conditions de la vie maritime.

Si, jusqu'à présent, nous avons vu, à chaque pas, des impossibilités tenant à l'essence même de la navigation, et par conséquent irrémédiables, enfermer l'esprit de progrès dans des limites qu'il ne saurait franchir, ici, au contraire, l'hygiène est plus à l'aise : elle peut, tout en mesurant de l'œil les améliorations incontestables qu'elle a réalisées depuis cinquante ans, supputer, sans crainte de blesser des intérêts antagonistes, celles qu'il lui reste encore à conquérir. Aussi, nulle partie de l'hygiène navale ne présente-t-elle un intérêt égal à celle-ci, et nous nous sentons pleinement justifié par son importance des développements que nous lui avons accordés. Nous aurons, d'ailleurs, la satisfaction de constater, à chaque pas, les progrès considérables qui ont été réalisés, €t qui le sont tous les jours, dans cette partie de l'hygiène maritime.

Les boissons, les aliments proprement dits, la ration : telles sont les divisions naturelles de ce sujet.

SECTION PREMIÈRE

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