BOISSONS AROMATIQUES
Les plantes aromatiques abondent dans les pays chauds et quelquesunes d'entre elles peuvent servir à la préparation de boissons agréables. Telles sont Vaya-pana{Fupatorium triplinervée) dont les feuilles qui renferment un peu d'acide benzoïque sont employées au Brésil, dans la Plata et à Maurice comme succédanées du thé; le thé de Guinée, le fa- \id.m{Angrœcumfragram),\Qm?i.\.t{Yerba mate)(\m est d'un usage si général dans l'Amérique du Sud. Ces boissons «ont inoffensives à la condition, bien entendu, d'en faire un usagB modéré.
Je signalerai cependant comme suspect Vaitolé (3), boisson nu-
' (1) Nielly, Rapport du 4* trimestre sur le service de santé de Saint-Pierre (Terre- Neuve).
(2) V. de Rochas, De la colique ou mal de ventre sec, décrite par John Hunter Mhh. rf'/ii/o., 18G1, t. XVI, p. 420). .. . , , r •„
(3) On prépare l'attolé en mélangeant dans l'eau une cuillerée à bouche de faruie de mais fraîchement pulvérisée, avec ou sans addition de sucre. Les autres farines pcuventservir h la préparation de Tattolé. Suivant Wilson, les Indiens de la Californie en préparent un avec la farine provenant des amandes de certains pins.
tritive, préparée par décoction de la fa^nne de maïs, et dont l'usage est universellement répandu au Mexique. M. Celle, qui l'a expérimentée sur lui-même, est loin d'en faire l'éloge ; il la considère comme indigeste et susceptible de produire un état de malaise général et de dérangement gastrique caractérisé par des douleurs d'estomac, des flatuosités, de l'anorexie. Il ne nous dit pas (point de recherches intéressant) si l'abus qu'on en fait amène quelquefois la pellagre. Le témoignage de ce médecin doit inviter les personnes qui stationnent au Mexique à laisser cette habitude aux colons.