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CHAPITRE PREMIER Le climat nautique

On a ingénieusement appelé climat domestique les conditions diverses r que présente l'atmosphère de l'habitation, je me crois fondé à appliquer celte désignation à l'élude de l'atmosphère du bâtiment, lequel n'est en

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réalité qu'une hubilalion spéciale. Or, ce climat, comme tous les autres, est un modificaleur complexe fait d'air, de chaleur, d'humidité, de lumière, d'ozone, etc. Nous avons donc à étudier sous tous ces rapports le climat nautique, lequel, variable pour chaque type de navire et pour chaque variété du môme type, est sans doute subordonné aux conditions mobiles de l'atmosphère extérieure, mais s'en émancipe cependant dans une certaine mesure en conservant ses qualités propres.

La composition et les mouvements de l'air dans l'intérieur des navires, sa thermologie, son hygrologie, son état ozonique et électrique sont les points principaux de cette étude du climat nautique.

ARTICLE PREMUNI.

AÉRULOGIE NAUTIQUE.

Je donne le nom à'aérologie nautique à l'ensemble des considérations qui ont trait à la quantité d'air attribuée aux équipages des navires dans les compartiments intérieurs de ceux-ci et aux qualités diverses que cet air peut présenter. Cette étude offre aujourd'hui un grand intérêt, et on me permettra d'y insister.

§ 1 . — Quantité d'air ou aération spécifique.

L'aération spécifique des navires a des aspects multiples. On peut étudier en effet successivement: 1" le rapport du carré d'aération (1) au volume du navire; 2° le rapport du carré d'aération au chiffre de l'équipage ; 3* le rapport du carré spécifique d'aération au cube spécifique d'encombrement.

T. — Rapport du carré d'aération au volume (2). — Si Ton prend le carré d'aération total ou partiel d'un navire et qu'on le divise par le cube représentant le volume dunavire ou de l'un de ses compartiments habités,

{\\ J'ai proposé d'appeler carré d'aération le carré représentanl lensemble des ouvertures aératoires d'un navire ou de chacun de ses étages ou compartiments. Ce terme a été adopté avec ce sens par les médecins de la marine qui s'occupent d hyaifene navale. Le carré spécifique, comme je vais le dire, s'entend dans plusieurs sens : du rapport du carré aératoire au volume du navire ou d'une de ses parties, de la part qui revient dans ce carré à chaque homme de l'équipage. ^ ^

(2) On peut représenter ces deux rapports par les formules suivantes : ^ et -, C éta

le carré d'aération, V le volume ou cubage du navire et N le chiffre de l'équipage. Ce termes, au lieu de s'appliquer à l'ensemble du navire et à 1 ensemble de ses habitant peuvent indiquer le carré d'aération dun des étages du navire dans ses raPPO-'^^ «je fe cube de cet étage et avec la fraction d'équipage qui l'habite. Je ne m étais occup

' que du rapport ^, M. Bourel-Roncière s'est occupé depuis des autres rapports.

on a le rapport^. Plus C sera grand par rapport à V, plus le navire

pourra ôlre considéré comme favorisé sous le rapport de l'aération naturelle. M. Bourel-Roncière a rapporté cette comparaison <^ iOO mètics cu])es du volume total du navire et a déterminé le carré d'aération qui alimente d'air ces 100 mètres cubes. C'est ainsi qu'il a établi par ses recherches que sur VOcéan 100 mètres cubes nets ne communiquent avec l'air extérieur que par une surface carrée de 1^02, que cette surface est de 1-,01 sur le âlarengo et de r,02 sur le Richelieu. Il serait intéressant d'étendre ces recherches à tous les types de navire et, sur chaque

navire en particulier, de déterminer les rapports ^ ^„ , c'est-à-dire le

rapport du carré d'aération au volume de la batterie, du faux-pont, de la cale (1).

II. — Rapport du cari^é d'aération au chiffre de V équipage. — C'est le rapport - qui peut s'appliquer àl'ensemble duvolume dunavireet à l'ensemble de son effectif ou bien au volume d'un de ses étages et à la fraction de l'équipage qui l'habite.

En 1856, j'ai eu la pensée de faire entrer les calculs du carré absolu et du carré spécifique d'aération comme éléments de l'étude de la salubrité absolue et comparative des navires ; et j'ai été heureux de voir les médecins de la marine adopter cette idée et appliquer aux types nouveaux de navires des calculs que je n'avais pu faire que pour ceux de l'ancienne flotte. MM. Quémar et Bourel-Roncière, en particulier, ont abordé avec beaucoup de fruit ces recherches en leur donnant pour base les éléments mêmes que j'avais indiqués, de sorte qu'il existe entre leurs calculs et les miens une uniformité qui rend leur comparaison plus facile et plus fructueuse.

Le dernier de ces médecins distingués rapprochant les résultats que m'avait fournis, il y a vingt ans, l'étude de l'aération spécifique des anciens types de navires de ceux auxquels était arrivé M. Quémar pour les cuirassés anciens, et de ceux qu'il avait calculés lui-même pour les types actuels des cuirassés, a dressé dans un mémoire spécial (2) le tableau suivant que je lui emprunte :

(1) Si - est le rapport du carré d'aération au volume de la première batterie, si

g; est le même rapport pour la seconde batterie, l'aération spécifique de cette deuxième

batterie sera représentée par g X g? 5 et ainsi de suite pour les étages sous-jacents ;

le dernier, ia cale par exemple, aurait pour mesure de son aération spécifique le produit de tous les carrés successifs d'aération divisé par le produit de tous les volumes

étages, g— .

(2) Bourel-Roncière, Contribution à l'Injgiène des cuirassés {Arch. devidd. nav., 1875, t. XXXIlIjp. 81.

TYPES

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