‹ Traite d'hygiene navaleChapitre 71 sur 224 · PARASITISME NAUTIQUE · texte numérisé non relu

PARASITISME NAUTIQUE

Le cancrelas ou kakerlak, blalle américaine {Blatta americana) est un orthoptère de la famille des Coureurs. Il a chez nous pour représentant de taille atténuée, mais probablement aussi d'origine exotique, la blatte orientale ou blatte des cuisines. La blatte gigantesque de Gayenne et la blatte des Lapons sont des variétés Irès-rapprochées de la blatte des navires (1). Cet orthoptère lucifuge est un des fléaux de la navigation dans les régions torrides. Se reproduisant avec une rapidité inouïe, il envahit toutes les parties du navire qu'il imprègne d'une odeur fétide qui lui est propre, prend possession des lieux habités et des chambres sort le soir des trous où il est demeuré caché, s'abat par légions nombreuses que l'aiguillon du rut rend encore plus importunes, et qui ne rentrent dans leurs repaires que vers trois ou quatre heures du matin laissant alors aux malheureux qui en souffrent les atteintes une possession relative de leur chambre. Ce n'est pas seulement par le dégoût que ces Orthoptères inspirent, par les morsures qu'ils font à l'épiderme des mains et des pieds, ce n'est pas non plus en salissant toutes choses, comme les Harpies de la Fable, qu'ils compromettent l'hygiène, mais aussi parce que les corps de ces insectes, en se putréfiant, sont la source d'émanations infectieuses. Nous avons vu des bâtiments tellement infestés de ces parasites que, quand on passait sous le vent, et à une petite distance on percevait très-bien la fétidité caractéristique qu'ils exhalent. La Gom^ mission nommée en 1818 à Fort-de-France, pour indiquer les moyens les plus propres à assainir le brig l'Euryale sur lequel s'était abattue une effroyable épidémie de fièvre jaune, indiquait comme cause principale d infection la présence d'une multitude de ravets dont la cale était remplie. Dans plus d'une circonstance, nous n'en doutons pas, ce mode particulier d'infection eût pu expliquer des épidémies dysentériques auxquelles on cherchait vainement une cause.

La destruction des cancrelas par un procédé efficace et inoffensif serait certes un des plus grands services que l'on pût rendre à la santé et

chauds comme donnant des garanties contre la rage. M. C. Roucher a d^mnnt,.^ -, n'en était rien pour l'Algérie et il a pu réunir 65 cas d'I vrtmnS!v »l cette colonie en 30 ans (^^e même auLi ^.^4^:1^^^^^^^

Coclunchine une connaissance si complète, a fait ressortir ce fait que rrale assez (I) Lamarck la caractérise ainsi : Blalta ferruqinea, cbmeo mstice crnlhirln n i

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ou'^ Rn^fn f P""' ^-^l^tion avec les navires C'est aï si

q» c\ Bahia 11 est très-commun dans les maisons.

C) Ch. Roucher, Ile la rage en Algérie {Ann. d'Iiva. 1806 t XXV n 79\ ii r > .

au bien-être des marins ; malheureusement ce problème pratique n'est pas résolu. M. Le Roy de Méricourt ne le croit même pas susceptible de l'être iamais pour les navires en cours de campagne. « En eftet dil-il, 'a di phénique. pas plus que les builes essentielles, le su ture de c bone le. ne peuvent déterminer la mort des insectes adulles que fÔrsouTce agents sont employés à haule dose; ils auraient alors une i^Zce égarement fàcbeuse sur Fbomme; un grand nombre de cancre as d'ailleurs échapperaient à l'action de ces stupéfiants diDusibles, e le œufs ne tarderaient pas à former de nouvelles gén rations. S. notre confrère M. Béranger-Féraud a remarqué que par l'emploi d "•° de phénique le nombre des cancrelas diminuait notablement d n sa chambre, il eût pû constater qu'en même temps il avait augmenté dan les chambres voisines. En soumettant une partie du navire rx ape" s du sulfure de carbone ou à l'action de l'acide pbénique (ce 'q^ eTréeUement peu praticable à bord d'un "-■■■■--^) ' ^ ^ ^ nue ékasserles ennemis d'tin endroit dans un autre. 11 ne faut Pas oublier Ze peMan la navigation dans les pays chauds, les causes d'.ntroduc- ' 'e ces ô'rthoptèr'es sont incessantes : ils embarquent avec les vivras le bois les vêtements, les colis des passagers, etc. 11 n y a q«« movens réellement efficaces pour en obtenir la destruction complète rXsIement de la température au-dessous de j-'^™ ^^^^f," très-élevée produite soit par injection de vapeur, soit par le P™jMe ae

long, que^e froid Pe"t amener la mort des ca i^ a . En ^ campagne, le ""■«^^-"['r P^' ^''^^^^^j'e au port, il nous semble-

C^r:i;;n!r:drp>urcoLe .eralt remarquer rauteur pré-

eiîé, l'avantage de f f ^[^rtainf L'îeT réommerce chargés de Les mouches constituent sur certains navi <i'i„commodité, substances appelant ces insectes une ^"' ^P^f; ;'^ cuirs verts

si ce n'est «ne cause éventuelle de ^"g;;^- I;e^^,^'-8;,'7;;,„ ,ffet, bien sont particulièrement -7«<='^\=°''l „ ^ ui » démontré que r contagieux, ainsi que

r^vl l': — é.'l: quelques années, dans un mémoire lu

(,) Leroy de Méricourt, Arch, de méd. nav., t. II, p. 502.

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