‹ Traite d'hygiene navaleChapitre 82 sur 224 · NETTOYAGE DES PONTS · texte numérisé non relu

NETTOYAGE DES PONTS

§ 1. — Briquage.

Lc briquage comprend deux modes dinéreuts : le briquage humide ,„ Be„ Les .M«n,r,a.içau.n (AnUem.i. „a... .S70. .. X.V). p..e .91.

ASSAINISSEMENT PERMANENT. 4Q3 el le briquage à sec {dry sioning des Anglais). Le briquage à sec est une pratique excellente, et son usage fréquent est un des meilleurs préservatifs contre l'humidité des compartiments habités des navires. On lui a cependant adressé deux reproches :

i; De remplir Tair de sable pulvérulent lequel devient préjudiciable aux organes de la machine en s'introduisant dans leurs joints 11 serait bon de voir de plus près ce que cette imputation a de fondé •

2° D'exposer les matelots qui l'exercent à contracter aux genoux par pénétration du sable dans les follicules cutanés, ces furoncles pemphigoides qu'un ancien médecin de la marine, Saurel, a décrits dans une note spéciale (1). Cet inconvénient est réel, mais il peut être éludé aisément en remplaçant le briquage à genoux, qui est d'ailleurs trèslatigant, par un briquage debout pratiqué à l'aide d'une brique encadree dans un manche, ainsi que cela se fait déjà à bord de beaucoup de navires C'est peut-être moins exact comme briquage, mais c'es^ moins pénible. ^ '

§ 2. — Lavage.

Le lavage, dont Rouppe faisait déjà, il y a plus de cent ans, ressortir

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DrotêsT.„r;„ "'f''"' P^^"'^'^"^'^ «"«'^^ '''quelle, dit M. W.lson, C Se Lr ''«'^P^^nce. Q.'on prenne auliasard

vingt médecins de la manne et dix-neuf au moins si ce n'est nl,„

"st'î^rf - ^"l ^""^ P""' prél'extel"l-:lat::;

c est le rendre insalubre à coup sûr; et cependant, malgré celte imno santé unanimué, le lavage quotidien des parties basses étai e ere' il y a trenle ans, une pratique courante à bord des navires. L'art"cle 677

omman d t l ' '"'"'T '*™8^ '1" f""- Pont; re-

commandé de le briquer ordinairement à sec; de n'employer auind

xcepaonnellement il doit être lavé, que de l'eau douce t'è 'e 'd en

nesnrasieres pour faire disparaître toute trace d'humidité mais cpIIp reserve et ces précautions n'étaient que fort imparfa" m ntl rvé Dans la première édition de ce livre je demandais qu'on ne pût faire

P i bïe 'r interdlc fou

i p 1 able aux première et deuxième batteries des vaisseaux ; qu'on olioisit pour celte opération un jour sec el chaud; qu'on remplaçât IVaÛ

ZrAoT P^^P^^^« d'es'cendresdebo "

llour à boulangerie ou avec la soude du commerce; que ce iour-là Z

; mobiles du faux pont fussent démontées pou^ é ab i une aé a

la;u:saté:hat:a' '-l'"" ^"""""^^ cles'brasières ; Tes vtn: uidieurs assectiâl parfaitement les ponls laves.

(1) Saurel, [Chirurgie navale. Paris, 18GI, p. 353.

4ot - ASSAINISSEMENT NAUTIQUE.

Lc pont et la batterie haule, en exceptant bien entendu l'hôpital qu'on ne saurait, à raison de sa destination ^P^-ale ass.m. e pour se procédés de nettoyage aux autres partres du navire Lire impérieusement le lavage quotidien sans lequel cer tames dépen dances - chambres des tambours, timonerie, bouteilles poulames, re teraTent dans un état de sordidilé préjudiciable au reste du navire. Je su s heureux de constater que ces idées, adoptées par les ■"^l^-ns de la marinë'sont en grande partie, et grâce à'eux et à la bonne volonté des nr^mmandants des navires, entrées dans la pratique.

su Te p qnebots bien installés, l'opération du lavage s'accompl, dans d conditions de bien-être inconnues au lavage classique e on n^^navires de guerre doivent approcherautant que possible. C est ains Tu-à bo d des paquebots transatlantiques l'ea« est puisée par un Ireui TvapeÛr un bor^me dirige une manche à lance et les autres rnani nt

objets le lavage par le briquage à sec. f ■""'j '^^f f^ux pont nont ■ lavage de temps en temps des batteries , lavage du lau p ïrès r'a e si ce n'est complètement interdit, telle me P;»^^' .«''^ U soU^ raUÔnnelle de ce problème de ,néna,e nautique qui a bien son ,m-

^ratnsdirequej'ai en vue ici 'es -n^'^:: S

de la navigation, c'est-à-dire es pays el'a'\d • ^ „„.

et froids, la modération dans les pratiques du lavage est

trement imposée.

§ 3. — Arrosage.

L-arrosage du pont est, dans les '^'^y^f^'^j:':^:^^;^, ment des plus employés et des plus u ti ou re n e«et q ^^^^ [■inspiration des poussières que „'Vf' icheur des plus

,es tentes exposées à l'action du so eil 2'::\Z'meT.ussi utile

'^'■^""^^ r^rb^se tnd^.: U^-^cVl'^^^^^^^^^^^ ;:ira;riutméme.° dL les temps d'épidémie, au lieu de se servir

convenance de ce détail. (Voy. page 11»..) (?) Foucaut, loc. cit.

(3) Descliiens, loc. cit.

d'eau simple pour ce lavage, on lui substituerait avec avantage un liquide désinfectant, non susceptible de produire des taches, la liqueur de Labarraque par exemple, ou le vinaigre.

En ce qui concerne l'arrosage, je ferai une remarque importante, c'est que les arrosages destinés à rafraîchir le pont du navire doivent être faits, autant que possible, à l'eau douce; l'eau de mer y dépose en effet des sels déliquescents qui, la nuit, absorbent l'eau et conservent humide le pont sur lequel les matelots vont dormir en grand nombre pour échapper à la chaleur étouffante de l'intérieur du navire (1).

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