JEU DES OUVERTURES AÉRATOIRES
Il ne suffit pas qu'un navire ait des organes d'aération bien disposés Il faut qu'on le fasse respirer convenablement par le jeu de ses ouvertures -aératoires. Tel bâtiment, largement muni de hublots, de panneaux et de sabords sera en effet moins aéré que tel autre ayant des ouvertures plus exiguës, si l'on ne sait pas se servir des avantages que ces conditions de structure lui fournissent pour maintenir sa salubrité
Il faut non-seulement dégager ces ouvertures de.façon à ce que Tair y trouve un accès facile, mais les maintenir ouvertes en les faisant surveiller s'il y a lieu, aussi longtemps qu'il n'y a pas de danger pour la sécurité du navire. On comprend la difficulté de l'aération dans ces an ciens petits navires de guerre (ils ont disparu fort heureusement) où 1 absence d ouvertures latérales ne permettait l'établissement d'aucun courant d air. Cette disposition persiste sur beaucoup de bâtiments de commerce et je n'hésite pas à demander, comme je l'ai déjà fait jadis que tous les petits navires aient au moins trois hublots de chaque c ô t é • solidement vissés à la mer, ils ne compromettraient nullement la sécurUé
de lZ'^"'r- ' ^'"^''"''^ P'"'^^^^ P^^- i« ^^'-^ temps,
de les maintenir ouverts quelques heures par jour, et alors même que
par excès de prudence, on se croirait obhgé de les faire surveiller pa^ un factionnaire, la nécessité de renouveler l'air croupissant d'un entre-pon ne justifierait-elle pas cette mesure ? Les navires dont les hublots sont très-élevés au-dessus de la ligne de flottaison peuvent sans danger dans les ports et les rades fermées, les conserver ouverts pendant la nu' le tr':t^!"'" ^'--^ exhaussées au-dessus de
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FONSSAGRIVES, Hyg. nav.
La feimelure des sabords destinés aux canons est assurée par des panneaux d'une seule pièce ou des panneaux brisés dans lesquels sont enchâssés des verres lenticulaires. Cette dernière disposition vaut mieux, car elle permet, le segment supérieur pouvant être relevé à des degrés différents de graduer en quelque sorte la quantité d'air qui entre par ces ouvertures. Les sabords qui sont enlevés à la défense du navire pour servir à l'aération et à l'éclairage de certains logements (chambres d'officier, grande chambre, galeries, hôpital, etc.), ont, indépendamment de leurs mantelets ordinaires qui représentent nos volets pleins, des châssis analogues à nos fenêtres. C'est là une disposition excellente qui devrait être générale et qu'on pourrait compléter, sur les navires qm ne sont pas strictement obligés au décorum militaire, par des persiennes qui rompraient la vitesse de l'air et qui, dans les pays chauds, offriraient ,in abri contre une lumière et une chaleur trop vives. Le vaisseau-hopilal le Victor- Emmanuel employé par les Anglais dans l'expédition contre les Aschantis offrait cette disposition dont on put apprécier tous les avantages. Je voudrais que tous les navires-hôpitaux et la plupart des navires-passagers fussent aussi munis de persiennes; l'œil s'y habituerait aisément. A défaut de ce moyen on pourrait avoir, comme Boursin (1) le suggérait dès 1814, comme nous le proposions nous-naeme en 1856, des châssis tendus en élamine ou ea toile métalhque, de façon à tamiser l'air et à servir ainsi de moyen terme entre l'ouverture des sabords pendant la nuit et leur occlusion complète. De même, aussi, il serait possible d'employer ce moyen pour les hublots des chambres qu on laisse, en rade, ouverts pendant la nuit et qui, si le vent change et prenu de la force, peuvent darder sur le corps couvert de sueur des douches froides dont il n'est pas nécessaire de faire ressortir les inconvénients
L'air circule dans les compartiments d'un navire ou mû par son impulsion originelle ou parce qu'il oscille entre des ouvertures antagonistes. La vie du matelot se passe entre une menace d'asphyxie et une menace de courants d'air, et l'art de se servir des ouvertures aérato.res consi^e a lui épargner ce double danger. Quand les sabords des deux côtes sont ouverts, la batterie est balayée par des courants d'air qui en rafraîchissent la température, mais qui peuvent faire payer cet avantage M. De chiens a vu, sur les cuirassés, cette aération énergique abaisseï la empérlt re de là batterie au niveau de celle du pont et .les accidents . m"er sous l'induence de ces courants d'air froid qui circula, nt d'un cô à l'autre (2). H faudrait, à mon avis, que les sabords ou les 'Ilots fussent ouverts eu damier de façon à éviter les courants d air
(,) Boursin, Da scoriuL ''^^^ ^^^^'^'^^ g-nds transports alTcctés à ^2) Les troupes quj --^«01 de Lociu^ g^^ ^^^^^^^^
cet usage soufîreni J;^,'^,, deVcspirer prime sans doute tous les autres.
S iînXt';;^" rjuls o^in^r Iger^ ,ue'cr.ent . des individus ainsi Jisés des courants d'air trop froids.
VEiNTILATION.
directs circulant entre des ouvertures aératoires qui se regardent les navires étant au mouillage, et évités généralement debout au veni 1 aération se fait par le mouvement imprimé à l'atmosphère de la batterie ou du faux pont par les colonnes d'air verticales qui descendent des panneaux et par l'inégalité de température existant entre les dive s compartiments du même étage. A la mer, ou quand le navire atfourché présente le flanc à la brise, il se produit une aération par pulsion do énergie est proportionnelle à l'intensité du vent; elle es favorable à assainissement du navire, mais on ne doit l'utiliser que quand la batl rie t le faux pont sont vides; l'équipage les occupe-tJl, U faut mainLn ' fermes les hublots ou les sabords qui sont au vent naintenii