CARBONE. AZOTE
Ouvriers agriculteurs des fermes de Vaucluse (d'après Gasparin) 502 22,15
— — de la Corrèze 710 24,16
— — de la Lombardie 694 27,60
Ouvriers anglais du Nord 420 20,00
et français (au chemin de fer de Rouen) 384 31,9
— tisserands et couturières (d'après E. Smith) 267 11^00
Soldats français (d'après Léry) 277 21 5
Marins français '. H ." 435 22*5
Ouvriers irlandais 670 u \
Ouvrier français au repos 280 20
Ouvrier travaillant [' 480 g0
D après Moleschott , la nourriture qui convient à un Européen adulte du sexe masculin, d'une taille de 5 pieds 6 pouces à 5 pieds 10 pouces, pesant de 66 kilogr. à 72^,500, et travaillant modérément, serait la suivante :
Matières albuminoïdcs, 130 gr. - Matières grasses, 84 gr. - Hydrocarbures, 404 gr. — Sels minéraux, 30 gr. » e
Total do nourriture sèche : 048 grammes. Ainsi, Le corps tout entier recevrait, dans les vingt-quatre heures, environ 1 pour 100 de son poids de nourriture; il faut y ajouter 1/2 pour 100 d'eau.
En France, cette quantité ne saurait être regardée que comme un minimum pour un homme au repos.
Régime dans les maladies. — Le traitement hygiénique des maladies, habilement dirigé, prend chaque jour une importance plus grande. Depuis de longues années, j'ai consacré mes forces à ces études: mes mémoires sur la glycosurie que j'ai tous réunis ou résumés dans le Traité sur le diabète sucré, témoignent de cette tendance. Dans cette même direction, j'ai successivement publié dans mes Annuaires et dans mon Formulaire deux, notices: la première, sur le traitement hygiénique des maladies aiguës; et la deuxième, sur le traitement hygiénique des maladies chroniques et des convalescences. Je ne reproduis pas ces notices parce qu'elles se trouvent, pour ce qui concerne le régime des malades, traitées dans les hôpitaux de Paris, de la page 23 à la page 30, et pour le reste, de la page 528 à 570 des dernières éditions de mon Formulaire qui est entre les mains de la plupart des médecins. Je me bornerai ici à donner le régime applicable aux gastralgies, à la glycosurie, à la polyurie et aux calculs bilaires. Dans le cours de l'ouvrage, je ne manquerai point de rappeler les principales indications hygiéniques se rapportant aux imminences morbides, ou aux maladies les plus communes.
Dyspepsies. — Régime. — Le traitement des dyspepsies, pour être rationnel et efficace, doit se baser sur l'étiologie, j'aurai donc occasion d'y revenir dans plusieurs parties de cet ouvrage, je vais me borner ici à exposer quelques généralités sur le régime alimentaire (I).
Manger modérément est la première prescription hygiénique que j'inscris dans la plupart de mes consultations. Dès qu'on a passé la période ascendante de la vie, que les besoins de l'accroissement ont cessé, que la dépense diminue, il est de la plus grande importance de diminuer la recelte. C'est le plus souvent ce qu'on ne fait pas dans les classes élevées de la société. Aussi, dans ces conditions, voit-on arriver souvent celle saturation alimentaire qui conduit à la dyspepsie.
Je serais loin de conseiller, dans notre contrée et à tous, le régime sévère auquel (lornaro s'était condamné, mais entre cette sobriété exoos-
(I) Je renvoie a l'article que j'ai publié dans le BuUclin de thérapeutique du Î8 février et du 15 mars 1879, et dans mon Annuaire de 1880. On y trouvera des détails sur les parties du traitement hygiénique autres que l'alimentation; je renvoie aussi aux leçons de clinique thérapeutique de M. Dnjardin-Hcaumetz : le deuxième fascicule, destiné au traitement des maladies de l'estomac, est aussi complet qu'intéressant.