OZONE
le poids d'avsénite transformé en arséniale et, par suite, le poids d'oxy gène fourni par l'ozone. (Voy. l'Annuaire de Montsouris.)
Les effets physiologiques ont élé étudiés principalement par Bœokel, Desplats et ferland. Les animaux mis en expérience présentaient tous une accélération de la respiration et de la circulation, une inflammation des fosses nasales et des bronches, des convulsions, et finalement, ils succombaient si le contact avec le gaz toxique était suffisamment prolongé. A l'autopsie, ils enregistrèrent : de l'écume bronchique, de l'emphysème, un engorgement des capillaires, de la rougeur des parenchvmes et même des ecchymoses.
D'après P. Thenard, l'ozone à dose élevée est pour l'homme un poison énergique. Sous son influence, les globules du sang se contractent rapidement et changent de forme, le pouls se ralentit au point que celui d'un cochon d'Inde battant à 148 est tombé à 30 au bout d'un séjour d'un quart d'heure répété une fois par heure pendant cinq heures dans une atmosphère ozonisée.
On a prétendu que des épidémies de bronchites, de pneumonies épidémiques et surtout de grippes coïncidaient avec un maximum d'ozone dans l'air. Clemens a même annoncé que les ouvriers d'une fabrique de produits chimiques, dans laquelle l'ozone était détruit par des vapeurs ammoniacales, ne furent point atteints par la grippe, tandis que la maladie sévissait avec intensité dans le pays. Des faits contradictoires ont été publiés. Nous ne pouvons donc incriminer l'ozone avec certitude. L'air, au reste, en renferme toujours de trop faibles proportions pour nuire avec évidence. Il peut y avoir dans beaucoup de circonstances, où sa nocuité a été accusée, des questions de coïncidence. L'action d'autres modificateurs qu'on a omis de mentionner a pu être prépondérante. On a voulu lui trouver un côté utile, prétendant que les maladies contagieuses et les fièvres des marais disparaissent quand l'ozone est abondant dans l'air. Mais des observations contradictoires sont venues détruire ces espérances. Je serais tenté de conclure comme M. Baldwin et dire : « L'ozone n'influence la santé générale que comme purificateur, en détruisant, non pas les germes vivants, mais bien les produits de décomposition. Toute autre opinion concernant l'action de l'ozone comme cause ou comme remède de maladies, ou lui attribuant une action prophylactique, ne repose que sur des hypothèses vagues et sans fondement. »