CHANCRE INDURÉ OU INFECTANT
chancre mou, ciiANCREi.LE (Diday).
Ulcère dur.
Incubation de deux ou trois septénaires (Clerc).
A processus d'inflammation adhésive (H. Lée).
Irrénoculable au sujet qui le porte?
Non abortible.
Exclusif à l'espèce humaine?
Constamment accompagné, chez les indemnes, d'une adénopathie constamment indolente.
Produisant (toujours?), à terme fixe, une série de symptômes généraux caractéristiques.
Influence curative des spécifiques.
N'affectant qu'une seule fois le même individu de la même manière, d'où la syphilisation.
Ulcère mou.
Sans incubation?
A processus d'inflammation suppura live.
Inoculable indéfiniment au sujet qui le porte.
Abortible quand il est détruit.
Transmissible à plusieurs animaux.
A adénopathie non constante, mais suppurant comme l'ulcère point de départ.
Bornant toujours son action à un effet local?
Influence nulle des spécifiques.
Se reproduisant et avec la même intensité sur le même individu à 40 ou 50 inoculations successives.
Hygiène de l'infection syphilitique. — Maintenant qu'on sait prescrire le mercure quand il le faut; qu'on en gradue l'emploi en l'espaçant comme il convient, sa puissance est généralement reconnue ; mais quand on le prescrivait au hasard contre toutes les affections vénériennes, à doses massives, il survenait des accidents hydrargyriques. D'où la réaction insensée de l'école de Broussais dans la proscription générale des mercuriaux. Un seul fait a été établi par ces systématiques expectants, c'est que la guérison spontanée de l'infection syphilitique était quelquefois possible. Mais combien il fallait payer cher ces lointaines et incertaines guérisons! Les indications hygiéniques de cette école étaient aussi mauvaises que sa thérapeutique pharmacologique. Ils employaient des antiphlogistiques, des émollients, des débilitants. C'est précisément l'hygiène opposée qu'il faut suivre : 1° L'alimentation doit être complète, suffisante, réparatrice, l'usage des ferrugineux est quelquefois opportun ; 2° les excrétions doivent être régulières et animées si besoin est : la peau doit être maintenue en bon état, par des sueurs, des frictions, du massage; 3° pas d'abus de modificateurs du système nerveux, combattre ses passions; 4° habiter, si faire se peut, des localités chaudes; 5° exercice de chaque jour en rapport avec les forces, suffisant pour provoquer la sueur suivie de frictions et de massage: 6° sommeil réparateur bien réglé. Ce sont les pratiques mitigées de l'entraînement du pugiliste (voy. p. 510) que je viens de rappeler.