‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 295 sur 371 · INFLUENCE DU «OHM SUR LE PIÎIIFECTIONNEMENT PHYSIQUE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DU «OHM SUR LE PIÎIIFECTIONNEMENT PHYSIQUE

nais, huit périodes dans le développement du peuple juif, d'après les aptitudes physiques, morales, intellectuelles et surtout d'après ta forme des crânes à ces huit périodes successives. La huitième période que Frère désigna sous fe nom de stationnaire n'arrive pas, il fatït Je recow* naître, pour tous les individus de cette époque, il en est de retardataires sons tous les rapports, qui ne peuvent atteindre ïa perfection possible,dans les dimensions, les formes du crâne et les aptitudes,- que par- des croisements ou une suite de générations. Mais la loi générale, en écartamt les exceptions, est exacte. C'est le moral (fui forme le physique. C'est l'esprit qui, par son attention et son vouloir, développe t'organe. C'est l'esprit qui régit l'e corps-. C'est par la science re'eïfe, par l'enseïg.we'meTrt^ que se dissipent les erreurs, les superstitions; ^o'oiïrétaMit les rap^orts1^ qu'on forme les vertus, qu'on corrige les vices-,- et qm JftootttfHe tf'owvesa perfection morale et physique.

Cette perfection est-elle limitée; quand j'ai dit q&e l'e caractère essentiel du travail de l'homme, c'était d'être perfectible,* sans qtâ(m puisse assigner de limites à cette perfectibilité, j'ai éWoïïeé m&- nweoM* testable vérité. Mais s'ensuïl-il de là que l'homme l'uMnême ou lessociétés humaines puissent aspirer à une perfection1 fndéfowe? fr'est une question aussi élevée que diffici le, et qui est très distincte de celle de la perfectibilité indéfinie du travail. Les oscillations diverses dans la fortune, l'élévation et la décadence des- peuples anciens-, et même des familles illustres, sont bien faites pour nous imposer de la réserve sur un aussi grave problème.

Un mot avant de terminer ce difficile sujet sur une question qui,, à l'heure présente, agite tous les esprits. Notre société française doit-eHe encore éprouver de ces mouvements en arrière dont nous avons été1 témoins ou doit-elle incessamment progresser? Cette dernière hypothèse sera la vraie si l'on marche dans la voie que Cabanis indiquait dès le commencement du siècle dans sa préface sur les rapports du physique et du moral de l'homme (Œuvres complètes, t. IIP, p. 20,. edit. l.ossange, 1824) : « L'indépendance des idées, le peu de penchant a se laisser imposer par les choses ou par les hommes; ia hardfesse des examens; en un mot, toutes les dispositions et touHes les eireon-' -lances auxquelles la France devait la place respectable qu'elle avait prise dans" le monde savant, ont acquis un nouveau degré d'énergie et de puissance par l'e If et de la plus étonnante commotion politique dont l'histoire nous ail conservé le souvenir. Et depuis que' le mouvement est réduit à ne plus être que celui des idées, et non celui des passions,, les progrès, plus lents en apparence, seront en effet bien plus sûrs. La marche mesurée d'un gouvernement fort et établi pourra sans doute y contribuer beaucoup efle-même. Enfin, la maturité qu'une expérience imposante et terrible donne à tontes les conceptions, à toutes les espé-

ranccs, à tous les vœux, est sans doute ce qui peut empêcher le plus efficacement la philanthropie de se laisser égarer dans des projets chimériques ou prématurés ; mais elle fait en même temps que les vues utiles doivent toutes à la longue recevoir leur application. C'est au moment où l'esprit humain est dans cet état de travail et de paisible fermentation, qu'il devient plus facile, et qu'il est aussi plus important, de donner une base solide aux sciences morales. Les chocs révolutionnaires ne sont point, comme quelques personnes semblent le croire, occasionnés par le libre développement des idées : ils ont toujours, au contraire, été le produit inévitable des vains obstacles qu'on leur oppose imprudemment; du défaut d'accord entre la marche des affaires et celle de l'opinion, entre les institutions sociales et l'état des esprits. Plus les hommes sont généralement éclairés et sages, et plus ils redoutent ces secousses; ils savent, comme le dit Pascal, que la violeiice et la vérité sont deux puissances qui n'ont aucune action l'une sur l'autre; que la vérité ne gouverne point la violence, et que la violence ne sert jamais utilement la vérité. C'est donc en environnant sans cesse les idées nouvelles d'une lumière égale et pure, qu'on peut rendre leur action sur l'état social insensible et douce, comme celle des forces qui tendent sans relâche à conserver ou à remettre en harmonie les différents corps de l'univers ».

Je termine par un résumé d'hygiène physique et morale que j'ai adressé à un ami : « Vous me demandez de vous tracer en quelques lignes les préceptes d'hygiène les plus importants; je pourrais vous répondre par cet adage bien connu : Usez avec modération de tout ce qui est permis (1). J'y ajouterai : Bornez vos besoins et vos désirs; pensez, pendant que vous êtes jeune, à vous affranchir vous et les vôtres du dur esclavage de la misère. Avec un bon guide, étudiez votre sanlé, car il est plus facile de prévenir les causes des maladies que de les guérir. Travaillez chaque jour à fortifier votre corps par l'exercice, votre esprit par la méditation, par de solides lectures, par la recherche de la vérité, votre âme en ne faisant jamais de mal à personne et du bien le plus possible. Combattez vos passions; souvent elles ruinent le corps ; songez à l'orgueil : cette maladie est très commune chez les grands du monde, de la science et des lettres; reléguez absolument l'envie; réjouissez-vous au contraire du bonheur des autres. Un grain d'ambition ne nuit pas : c'est un bon condiment moral. Souffrez enlin avec résignation les maux inévitables. Vous le voyez, les préceptes de la morale et ceux de l'hygiène se confondent en bien des points. »

i l i Vous désirez sans (loutc savoir ce que j'entends par tout ce qui est permis, cl con-> naître 1rs causes des principales maladies : ce serait trop long pour aujourd'hui.

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