VLIMENTS ALBUMINOÏDES, - SUC GASTRIQUE
Matières nliiiiiuiiioiMcs
. G. Bouchardat, thèse, p. 13.
6; H. Ai. OetS. S. P/t. Fe.
Albumine, œuf soluble.... 53,3 7,1 15,8 23,0 1,8 Dumas et Cahours.
Id 51,3 7,1 15,7 "2-2,9 Schecrer.
Id. purifiée 5-2,9 7,2 15,6 Wurtz.
Id. coagulée 52,9 7,2 15,8 Id.
Fibrine 52,8 7,0 16,8 23,4 Dumas et Cahours.
Id 53,7 7,1 15,8 23,4 Schecrer.
Caséine 53,5 7,1 15,8 23,0 Dumas et Cahours.
Id 51,0 7,2 15,7 23,1 Schcerer.
Légumine 50,5 0,9 18,2 (1) Dumas et Cahours.
Id 53,7 7,2 15,7 23,4 Scheerer.
Gluten-fibrine végétale. . . 53,1 6,8 15,0 Boussingault.
llématocristallinc 54,2 7,3 16,3 20,5 0,5 0,7 0,5. Happe Scylcr.
Osséine 50,4 6,5 16,9 Fr'eney.
Corne kératine 50,6 6,8 16,5 3,4 Mulder.
Epilhélium 51,5 7,0 16,7 22,3 2,5
Cheveux 50,6 6,4 17,1 20,9 5,0
Fibroïne (soie) 48,6 6,5 17,3 Mulder.
Chondrinc 49,9 6,6 14,5 28,5 0,5
Chitine 46,6 6,6 6,7 Schmit.
Les matières albuminoïdes sont produites dans les organes des végétaux ; elles sont transmises par les aliments des plantes aux animaux avec certaines modifications moléculaires. Ces derniers ne peuvent vivre sans principes immédiats albuminoïdes empruntés aux plantes. Quelques-uns de ces principes sont insolubles dans l'eau froide, comme la fibrine animale, la fibrine végétale (partie du gluten et du suc de l'arbre à la vache, l'albumine coagulée) ; d'autres sont solubles dans l'eau, comme les albumines végétale, animale (légumine, amandine, albumine du sang, albumine de l'œuf). Ce sont principalement des matières de digestion stomacale; elles sont dissoutes, modifiées, absorbées dans l'estomac, et transmises au foie par les yeines. Nous allons nous occuper des phénomènes qui se rapportent k leur digestion, aux transformations qu'elles éprouvent dans l'organisme vivant.
Suc gastrique. — L'étude du suc gastrique se rattache de la manière la plus intime aux phénomènes de la digestion des matières albuminoïdes. Son histoire est tracée au long dans tous les ouvrages de physiologie, et en particulier dans celui de mon ami Longet; je ne puis qu y renvoyer mes lecteurs (2), mais je crois cependant consigner le résultat de plusieurs expériences inédites, qui me sont communes avec Sandras et Quévenne, et que depuis vingt-cinq ans je relate dans nies
(1) D'après Norton, la légumine contient jusqu'à 2,31 dé phosphore.
(2) Je dois mentionner encore l'excellent travail de M. Ch. Richcl . Du suc gastrique Chè* l'homme et chez les animaux. Paris, Germer Baillière, 1878.
cours. Parlons d'abord des moyens de l'obtenir. On sait que la présence des aliments dans l'estomac et l'état de santé de l'animal sont deux conditions indispensables. Tout le monde connaît le procédé si ingénieux, mais peu commode, des éponges, si magistralement emplové par Spalanzani. Mais on n'a bien étudié le suc gastrique que depuis que M. Blondelot, professeur à la Faculté de Nancy, nous a montré qu'on pouvait établir facilement une fistule à l'estomac des chiens, et la maintenir pendant des années à l'aide d'une canule d'argent. M. Blondelot, pour obtenir du suc gastrique de ses animaux opérés leur donnait une côtelette. On pouvait dire que ce n'était pas le suc gastrique, mais du suc gastrique tenant en dissolution une certaine portion des principes de la viande. Pour éviter cet inconvénient, nous avons eu recours , Sandras et moi , aux deux modifications suivantes.
Au chien à fistule, à jeun, nous avons fait présenter une côtelette appétissante, en lui tenant la tête penchée pour éviter le mélange de salive. Sous la seule influence de la vue du mets vivement désiré, le suc gastrique coule par la fistule, dont la canule est ouverte, souvent avec assez d'abondance à une première opération; mais la sécrétion s'arrête vite, et, après quelques jours, la présentation de la côtelette ne suffit plus pour faire sécréter le suc gastrique. Voici comment nous avons tourné cette difficulté en pensant aux éponges de Spalanzani.
Au lieu de les maintenir avec une ficelle, nous les avons simplement débitées en petits fragments que l'on a fait frire dans la graisse. Le chien avale avidement ce mets, et, dès qu'il arrive dans l'estomac, le suc gastrique coule en abondance sans avoir subi aucune altération; car lorsque la graisse qui l'accompagne est figée, on le jette sur un filtre et on l'obtient très-pur. Il se présente alors avec les caractères suivants : C'est un liquide aqueux, trouble, d'une odeur aigre spéciale suivant les animaux, dune saveur légèrement acide, d'une densité qui oscille entre 1,007 et 1,010. Voici la composition, après filtration, du suc gastrique du chien, obtenu chez un chien adulte à fistule stomacale ancienne, à jeun, en lui présentant une côtelette et en ayant soin de faire écouler la salive par la bouche. Pour 1000 : eau, 080,085; matières fixes, 13,015.
Voici la liste des matières dont j'ai reconnu l'existence dans le suc gastrique par l'analyse qualitative : Acides phosphorique, chlorhydriquc, lactique, butyrique, sulfurique, silieique. — Calcium. — Magnésium. — Fer. — Manganèse. — Potassium. — Sodium. — Ammonium. — Pepsine. — Présure. — Albuminose.
Voici maintenant dans quel ordre les sels peuvent s'y rencontrer, toujours avec excès d'acides : Phosphate* arides de chaux, de magnésie, de fer, de manganèse* — Chlorures acides de calcium, de po-