ALIMENTS ALBUMINOÏDES*. — SUC GASTRIQUE
tassium, de sodium, d'ammonium. — Dutyrate d'ammonium. — Silice. — Fluorure de calcium.
Je donne dans le tableau suivant quelques-uns des caractères des principaux sucs gastriques obtenus par Quévenne et par moi dans les conditions ordinaires de l'alimentation (voy. p. 124 et 125).
Les expériences sur le suc gastrique de l'homme ont été faites avec le suc gastrique d'un meurtrier qui avait été décapité le matin.
Le degré d'acidité du suc gastrique du chien correspond à peu près à une solution 2 pour 100 d'acide lactique sirupeux.
Nous allons revenir sur les questions les plus importantes ayant trait à la constitution du suc gastrique. Ces questions se rapportent à la proportion d'eau, à l'acidité et au ferment.
La proportion d'eau dans le- suc gastrique est très-considérable, et il est nécessaire qu'il en soit ainsi pour produire une solution alimentaire peu dense et présentant les conditions indispensables à l'absorption. Nous aurons de nombreuses occasions de revenir sur ce fait capital. Pour 1000, dans le suc gastrique du chien, nous avons trouvé de 13 à 19 pour 100 de matériaux fixes; Blondelot, 18.
Si le liquide contenu dans l'estomac d'un animal à jeun est alcalin, tous les auteurs ont reconnu que le suc gastrique sécrété en présence d'un aliment offre la réaction acide. Quel est l'acide qui lui communique cette réaction? Prout a avancé que c'était le chlorhydrique, Blondelot le phosphate acide de chaux, d'autres observateurs l'acide lactique. Nous ne déciderons pas cette question. Nous pensons que dans une dissolution étendue contenant de ces sels divers, dont les acides sont le chlorhydrique, le phosphorique, le lactique, le fluorhydrique, le butyrique, etc., ces divers acides peuvent y exister simultanément à l'état fie liberté en proportions très-variables, ou plutôt combinés avec quelque niiitière organique, la leucine, les ferments, etc. M. rh. Richet admet que c'est l'acide chlorhydrique uni à une matière organique : c'est l'hypothèse qui me semble la plus vraisemblable.
J'ai indiqué, il y a longtemps (I), le rôle de l'acide chlorhydrique sur les matières albuminoïdes. A l'état de concentration moyenne, cet acide les précipite; à l'état de grande dilution, 1 ou 2 millièmes, il les dissout quand elles n'ont pas subi la coction; à l'état de grande concentration, il les dissout généralement en donnant une liqueur h nuance bleue, comme Cavcntou l'a observé. Mais c'est à l'état de grande dilution que I acide se trouve dans le suc gastrique. Ces dissolutions acides ne peuvent dissoudre ni les matières albuminoïdes cuites, ni les matières épidermo'idales.
(1) Sur la fibrine, le gluten, etc. (Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1842, i semestre, P ■ •»>-)■ — A. Boucliardat, Sur le pouvoir moléculaire rolaloire des matières albuminoïdes [Répertoire de pharmacie, décembre 1818).
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