OUI
A l'analyse spectrale, les raies ducs à l’oxy-hémoglobine ne disparaissent, pour faire place aux raies de réduction, que si l’on fait encore passer dans le sang un courant de gaz. Si l’on agite ensuite ce sang avec de l’air, il reprend de l’oxygène et les deux raies réapparaissent.
On observe rarement de phénomènes d’intoxication chez les ouvriers (pie leur profession soumet à l’inlluence de l’acide carbonique. Les accidents se produisent surtout si une proportion considérable de ce gaz a pu s’accumuler dans un lieu peu aéré.
Chez les bi'asseurs, par exemple, la fermentation de la bière dégage de l’acide carbonique qui, dans une cave basse et mal ventilée, forme au-dessus du sol une couche plus ou moins épaisse de gaz. Il y a là un danger pour l’ouvrier qui pénètre dans la cave pour venir surveiller les tonneaux.
A l’époque des vendanges, les viçinerons qui pénètrent dans les cuves vinaires peuvent être également victimes d’accidents asphyxiques.
Dans l’atelier de fermentation de la colle, chez les fabricants de papier, les ouvi’ières sont assez souvent atteintes de céphalalgie et de troubles des sens dus au gaz acide carbonique qui se dégage en assez grande quantité.
Parmi les ouvriers exposés à absorber de l’acide carbonique, nous trouvons encore les raffineurs, distillateurs, tonneliers, fabricants de levure, fabricants de vin de Champagne.
Les individus qui, par leur travail, sont exposés à l’action d’un air comprimé, respirent un air vicié par l’acide carbonique. On voit les individus qui forent ou réparent les puits être quelquefois foudroyés, à leur arrivée au fond du puits, parmn mélange gazeux dans lequel il y a de l’acide carbonique.
Il résulte des travaux de M. Pellieux que les gaz qui se dégagent des fosses, tombes ou caveaux, sont surtout composés d’acide carbonique. 11 y a, en outre, de l’ammonia(|ue, et du sulfbydrate d’ammoniaque.
M. fardieu a formulé les précautions qui doivent accompagner Vexhumalion des cadavres. 11 faut distinguer avec Orfila le cas où il s’agit simplement d’extraire un cadavre d’une fosse particulière, de celui qui a pour objet l’évacuation des cimetières et des caves sépub'rales ou 1 extraction d’un cadavre d’une fosse commune. Si la saison est chaude,
I opération se fera de préférence le malin.
On a d’ailleurs exagéré les dangers qui pouvaiimt résulter de ces tra-
1,’llüMME CÜ.NSIDÈHÉ COMME INDIVIDU,
vaux Les exliumations du cimelière et de l’église des Saints-Innocents durèrent plus de six mois; 15 à 20 ÜOÛ cadavres, appartenant à toutes les époques, furent exhumés avec leur bière. On remarr|iiait, dit Thouret, toutes les nuances de la destruction, toutes les métamorphoses de la mort rassemblées, depuis le corps qui se dissout et se putrélie jusqu’à ceux qui se changent en momies sèches et fibreuses ; et cependant aucun accident n’est résulté ni parmi les ouvriers ni dans le voisinage. Les fossoyeurs ont eux-mêmes observé qu’ils n’étaient exposés à un véritable danger que dans la première période de la décomposition des corps, c’est-à-dire quelques jours après leur inhumation.
11. Accidents professionnels provoqués par 1 hydrogène sulfuré et par un mélange d'hydrogène sulfuré et d acide carbonique.
L’hydrogène sulfuré àssccié à l’acide carbonique constitue un mélange gazeux très-toxique. Ce mélange peut se produire dans les tanneries ; mais une disposition convenable des ateliers peut éviter les accidents, et les tanneurs ont en général une bonne santé. Toutefois ils peuvent s’inoculer certaines maladies charbonneuses, si les peaux qu’ils travaillent ont appartenu à des animaux atteints de ces maladies. Il en est de même des corrotjeurs et des chainoiseurs.
L’hydrogène sulfuré existe dans les fosses d’aisance, associé au suifhydrate d’ammoniaque et à l’azote, et peut y produire les effets les plus redoutables. Il s’y joint, en outre, diverses émanations gazeuses résultant des produits organiques ; cependant, grâce aux modilications introduites dans la profession de vidangeur, aux procédés de canalisation souterraine, et surtout depuis le système des fosses mobiles, cette profession a perdu ce qu’elle offrait d’insalubrité et de danger permanent; mais les accidents aigus et subits, le fait d un ouvrier foudroyé par un échappement subit de ces gaz, peuvent encore se produire, surtout si la fosse est une fosse couverte.
Dans certains cas, et suivant la source du gaz plus ou moins délétère qu’ils ont respiré, les ouvriers restent quebpie temps privés de connaissance. Ils donnent au malaise qu’ils ressentent alors le nom de plomb, faisant sans doute allusion au sentiment de compression excessive qu’ils éprouvent.
* DarciU-DucliiMelcl faisiiil ilrjà reiiiariiucr qu’on praliiiuc tous les an<, à Taris, au cimetière du Térc-Lachaisc, près de deux ociils oxliumalious ; elles ont lieu à loulcs les époques do Taunèc, doux, trois ou ipiatrc mois après la mort; la pulrèia.lion est alors dans louto son aelivitè, et ceiiondant ou n'a point obsertè d'accidents chez les fossoyeurs cliargès de cos trav.lux.
L’HOMME AU POÜST DE VUE DES PROFESSIONS
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Lors même qu’une fosse est vidée, ses parois peuvent rester imprégnées par les gaz délétères. Tout essai de travaux ou de réparations commencé avant un intervalle de quinze jours peut amener des accidents *. Pour M. Chevallier, c’est en été et en automne que ces émanations sont le plus à craindre.
La profession iVégoutier offre beaucoup d’analogie avec celle des vidangeurs. A l'hydrogène sulfuré qui se dégage des égouts en quantité énorme s'ajoutent le sulfhydrate d'ammoniaque, l’acide carbonique, l’acide nitreux et quelquefois de l’hydrogène phosphoré et autres émanations gazeuses. Le curage des vieux égouts est surtout dangereux®.
12. Accidents professionnels provoqués par le gaz d'éclairage.
Le gaz d’éclairage absorbé par les jauvriers qui travaillent dans les usines à gaz se compose : d’hydrogène protocarboné mêlé d’une quantité variable d’bydrogène bicarboné, d’hydrogène, d’oxyde de carbone, d’acide carbonique, d’azote, de matières huileuses plus ou moins faciles à condenser, de produits ammoniacaux et sulfurés et de substances goudronneuses. Malgré la présence de j)lusieurs de ces gaz, qui ont sur l’économie un effet nuisible, les accidents sont rarement observés chez ces ouvriers. Ils sont beaucoup plus fréquents dans le cas de fuite de gaz- dans les appartements. Si le gaz, s’échappant d’une Assuré ou d’un robinet ouvert, vient s’accumuler dans une cbambre close, il peut en résulter la mort par asphyxie chez des individus surpris dans leur sommeil. Dans ce cas, l’oxyde de carbone et l’bydrogène sulfuré sont surtout redoutables.
13. Accidents proressîonnels provoqués par les vapeurs alcooliques et par 1 alcool dénaturé par le méthylène impur.
Nous n’avons pas l’intention d’écrire un chapitre sur toutes les manifeslalious morbides que peut provoquer l’emploi de l'alcool dans , 1 industrie. Ce sujet qui mérite une uttciilion spéciale nous entraînelüil trop loin. Nous nous contenterons de faire observer que les ouvriers ^lui tiavaillcnt dans des caves où sont l'enfermés en grande quantité des esprits et des vins capiteux sont sujets aux accidents que pro-
Labiirrafiiio relaie le rail d'un ouvrier ayant élé a.spliyxié en rcmuanl provenaient d’une fos.se d’aisance autrefois démolie.
oy. I arent-Duchàtelet. Itapport sur le curtvjc de l'égoul AiuetüL
des plâtres qui
liiomme considèhé comme individu.
voqiic l’alcoolisme chronique. Chez les individus employés aux dockis de Lüudi'es dans des caves où s’amassent d’hnmenses quantités d’eauxde-vie, de spiritueux de toute espèce et de vins d’Espagne, de Portugal et d'Italie, très-riches en alcool, on voit se développer toute une série de symptômes qui commence par le tremblement et se termine quelquefois par le delirium Iremens et la mort.
On peut rapprocher de ces phénomènes les accidents éprouvés par les dégusialeurs de Beixy qui hument pour ainsi dire les alcools et les vins, sans jamais en avaler. Ces experts ne boivent que de l’eau. La conservation de cette finesse du goût, qui leur est si indispensable, n’esl (ju’à ce prix.
Mais, si l’alcool ordinaire est un agent toxique quand ses vapeurs sont respirées, il devient beaucoup plus nuisible quand il est mélangé avec d’autres esprits. On a constaté depuis longtemps que l’alcoolisme se développe plus promptement et avec plus d intensité chez les buveurs d’eau-de-vie de grain que chez ceux qui font usage do l’alcool ordinaire. La même observation s’applique à l’inlialation des vapeurs | qui proviennent de ces liquides.
Depuis quelques années les lois fiscales votées par l’Assemblée na- j tionale ont engagé plusieurs fabricants à dénaturer l’alcool dont ils | font usage dans leur profession.
A |Lyon, les ouvriers employés à deux industries, V apprêt des chapeaux de feutre, et V apprêt des étoffes de soie\ et qui se servaient d’alcool dénature par le méthylène ou esprit de bois^, ont présente
* Parmi les industries si diverses auxquelles la ville de Lyon doit >a prospérité, il en est deux, celle de Vappràl des chapeaux de feutre et celle de VapprH des étoffes de soie, qui ne peuvent se passer d’alcool et en font une consommation considérable.
Pour la première, cette consommation est d'un hectolitre par jour, et voici comment on l’emploie. Le feutre mou est imprégné d uite solution alcoolique de gomme laque; la solution pénétre le tissu par l’action de presses mues à main d’homme. Les chapeaux sont portés ensuite dans une étuve où ils restent jusqu’à dessiccation; puis ils sont remisa d’autres ouviiers qui les lavent dans l’alcool, afin d’enlever la couche la plus superficielle dcl’apprét auquel le feutre doit son imperméabilité, et de le débarrasser des poils, double opération nécessaire avant la teinture du chapeau. La dessiccation a lieu dans une étuve où les ouvriers ne séjournent que le temps indispensable pour apporter et emporter les chapeaux; mais toutes les autres manipulations : dissolution de la gomme laque, imbibition du foutre, pression et lavage après dessiccation, ont lieu dans un atelier vaste et largement ventilé.
Dans la seconde industrie, celle de l’apprét d’étoffes de soie, on a imaginé, i>our donner do la cohésion aux tissus qui tendent à se désagréger par suite de la quantité de teinture dont ils sont chargés, un nouveau procédé qui consiste à tremper l’étolfc dan.s une solution n/coo//(/He de stéarate d'ammoniaque, puis à la faiix: sécher, en la faisant passer autour d’un cylindre de cuivre chauffé intérieurement par la vapeur.
* La dénaturation s’opère en ajoutant à un hectolitre d’alcool 1 1 litres de méthylène et 5 litres d'essence de térébenthine ou d’essence minérale. Or, tandis que l’alcool de betteraves pur paye, à Lyon, parixcmple, 210 francs de droits par hectohire.il ne paye
L’HOMME AU POI.NT DE VUE DES PROFESSIONS. 505
pliKsieurs plicnoinènes morbides, qui ont été considérés comme les efïcts de ce corps sur l’économie. ,\I. liergeron, dans un rapport au Comité d’hygiène, rapport auquel nous empruntons les détails qui vont suivre, a établi que le méthylène n’est nuisible que lorsqu’il est de qualité inférieure.
Les symptômes ont été observés d’abord sur les muqueuses exposées aux émanations, puis sur le système nerveux.
D’après .M. le docteur Dron, qui a suivi les malades, la muqueuse oculaire est la première et la plus sérieusement atteinte : elle devient rouge, injectée. Les ouvriers accusent d’abord une sensation de gravier dans les yeux ; la sécrétion lacrymale est activée, les larmes œulent sur les joues *. Les picotements du début de la journée sont peu à peu remplacés par de véritables douleurs ; enfin les ouvriers ne peuvent supporter la lumière et sont obligés d’interrompre leur travail. « Quand ils sortent de l’atmosphère chaude de l’atelier, l’air plus vif de là rue, dit M. Dron, augmente encore la cuisson et les force à se cacher leà yeux. » Dans de pareilles conditions, le travail à la lumière artificielle est impossible.
La muqueuse nasale n’est pas moins irritée que la conjonctive par les vapeurs de méthylène; tous les ouvriers, en effet, sont atteints d’un coryza intense. Chez quelques-uns, les bronches elles-mêmes ont été touchées; enfin plusieurs ont déclaré qu’ils éprouvaient de l’anorexie des nausées et des vomissements.
fous accusent une céphalalgie violente. Dans la moitié des cas, la douleur était limitée à la région frontale; mais dans d’autres,’ la céphalalgie s’étendait aux régions temporale et occipitale, et se c’onip hquait en outre d’une seusatioii de pesanteur et d étourdissement plienomenes généralement plus marqués le soir et pendant la nuit. ’
Un fait qui prouverait mieux encore l’action du raéthviènc sur le système nerveux, c’est que trois ouvriers ont affirmé à M.^Dron (lu’iLs cprouvaient une faiblesse musculaire inusitée; l’un d’eux a avoué une
>'a!«ol par le méiliyîéjie'lîrt ^ dëiialuraiion de
“‘qui cessait même de se oS re In. ‘Jissipo’
'■appiuition deTàîcools dé«^^^ d’apprentissage. Mais, dès
“l>an),-é d’aspect. 1 esprit de bois, les ateliers ont coinpléleinem
I'ROUST, iiygiê.ve.
L'HOMME CONSIDÉHÉ COMME INDIVIDU
frigidité génésique; un autre était en proie à une agitation qui le privait de sommeil et le forçait à se lever la nuit.
Enfin quelques ouvriers ont prétendu que leur vue avait faibli, et cela indépendamment de la conjonctivite, puisque, après deux jours de repos, pendant lesquels les accidents inflammatoires des paupières s’étaient amendés, ils n’avaient pu lire facilement une impression en caractères asse'-c fins, qu’ils lisaient sans peine quelques mois aupa-
Ces faits en ont rappelé d’autres du même genre qui avaient jtassé inaperçus ou qu’on avait perdus de vue, entre autres celui-ci qu un pharmacien de Lyon a communiqué à M. Dron : des fabricants de vernis pour la peinture avaient, il y a quelques années, remplacé dans leurs opérations l’alcool ordinaire par le méthylène, parce que celle substitulion leur permettait de réaliser une économie considérable. La première application de leurs produits eut lieu dans une loge, où quatre peintres travaillèrent la nuit, portes closes et poêle allume. Dans ce milieu, les ouvriers furent bientôt pris de cuisson, puis de douleurs aux yeux; leurs conjonctives s’injectèrent, se tumefierent, et le coryza ainsi que la céphalalgie apparurent ; bref, il fallut interrompre les travaux, et dès qu’il fit jour, les quatre peintres se présentèrent à riIôlel-Dieu, d’où ils ne sortirent guéris qu’au bout de huit
^"""cependant, en étudiant la fabrication même du mélhydène, M. Ber- <rerou n’a pas observé chez les ouvriers les accidents précités. Il s est ° . . .. , : lin déoartement de lu
ravant '■ .
’.\..li.iua.lle : Des dangers de f en, phi de l aimedical, février tS"'t.
L’HOMME AU POI^T DE VUE DES PliOFESSIONS. ;07
celte opération, et qui l’exécute deux ou trois fois par jour depuis bien des années, n en éprouve aucun malaise, non plus que de la dernière rectification du méthylène, qui rentre également dans ses attributions.
.V. Bergeron a observé la même immunité chez les ouvriers des fabriques de couleurs d aniline, qui manient cependant des quantités considérables d alcool métbylique pur, et cliez ceux qui font le commerce des espril s ei des essences. Soit qu’ils opèrent la dénaturation des trois-six pour le compte des industriels, soit qu’ils vendent le métbylène pur en détail, ils le transvasent à tout instant et sont, par conséquent, presque incessamment exposés à ses émanations. Et cependant, lorsqu’on les interroge au sujet des sensations que peuvent leur causer les vapeurs métbyliques, ils se bornent à dire qu’elles les incommodent en général plus que celles des trois-six, en ce sens qu’elles ont une odeur plus désagréable; qu’elles leur donnent un peu de lourdeur de tête, parlois même une certaine oppression; mais qu’en définitive, les malaises qu’ils ont ressentis ne les ont jamais obligés, non plus qu’aucun de leurs employés, d’abandonner la besogne. Si î’on précise davantage les questions, quelques-uns reconnaissent qu’ils ont parfois éprouvé de la cuisson aux yeux,. ce qui tenait, pensent-ils, à la mauvaise qualité du méthylène.
Il résulte de l’investigation à laquelle s’est livré M. Bergeron, chez les gaziers, les ebémstes et les fabricants de pianos, que dans une même labrication, tantôt le méthylène est inofléusif et tantôt incommode ou dangweiix, ce qui implique néce.ssairement une différence dans la composition des esprits de bois livrés à l’industrie, cela donne à penser, dit-il, que les accidents observés chez les ouvriers lyonnais pourraient bien être dus simplement à la mauvaise qualité des méthvlènes employés par leurs patrons.
•Mais avant de conclure dans ce sens, M. Bergeron a voulu poursuivre la contre-enquête jusque dans les ateliers où la manipulation, soit du tnelhylene ,.ur, soit des trois->ix dénaturés, se rapprochait autant que possible des conditions dans lesquelles ces produits avaient été employés a Lyon. Il a fait des recliercbes dans des fabriques de feutres dont une, entre autres, emploie l’alcool dénaturé dans les mêmes conditions que la fabrique lyonnaise'.
»oL“lTrormI;%^ïn‘rh!;^ le poil de lapin emro ù l’état do duvet pour n’en sortir que passent, soit sur le feutre tout entier, soit sur quelques parties seulenu.;,!, suivanMa ini-
30S I.'HOMilK CONSIDÉIIB COMME INDIVIDU.
De son élmlc M. Dergcron conclut ; 1" que l apprét des feutres iiiqjerinéahles est inoffensif pour les ouvriers, ou, an contraire, (Jétennine chez eux des accidents, suivant ((n'on met entre leurs mains des alcools dénaturés par telle ou telle qualité de méthylène; 2" que la dénaturation des trois-six par l’alcool mélhylique rectitié à 93* et légèrement étendu d’eau n’expose à aucun danger les ouvriers qui les nnnipuleni, même pendant des journées entières; 3“ que, dans ces coiiditioiis, l’apprêt des feutres constitue encore une industrie prospère; r enfin, (jue la dénaturation des trois-six n’est pas partout l’objet d’une surveillance assez rigoureuse, puisque le commerce des e.sprits peut livrer a l’industrie des alcools dénaturés dont les effets attestent, par leur diversité même, des différences marquées dans leur degré de purete‘.
ture des commandes, une éponge trempée dans la préparation de gomme laque, pu.avec les mains ils pressent forlemenl le l'entre, maintenu tantôt par une forme en creux, tantôt par une forme eu relief, afin de l'imprégner complètement de 1 apprêt. Ce travail est long et -émble assez fatigant ; il se fait dans un trés-petit atelier qui n .e-t acre nui pai I ouverturT fréquente des portes; il expose donc du matin au soir les ouvriers aux vapeurs alcooliques, et cependant aucun d'eux ne presenUiil la plus aurve^xTorsqueM Bergeron a visité l’établisse.hent, et aucun d eux ne sesi plam. i^^^vofr éprouvé des symptômes d'irritation du côté des muqueuses, s. ce n est dans deux
,dSL™d"rt2i...i«n. en.r. I. troedde ly.nn.i. .1 «elul de l'.ti;, Ve», e.m ™ nlLs haut qu'à Lyon les feutres, lorsqu’ils sortent des presses, sont soumis a la ans une c^luve puis lavés de nouveau dans l'alcool dénature; ici rien de semblable . les feutres sont simplement lavés dans un liquide composé dont la potasse lait la base, puis Ïesl^ys danT rétuve, pour être ensuite livrés au ponçage et a un cerUun nonjhj^ d’autres manipulations. Il faut donc reconnaître que les ouvriers de Pans, en n opérant pas le lavage Lns l'alcool dénaturé, échappent à l’une des operations les pluscom^^
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I/IIÜMME AU POINT DE VUE DES PUÜFESSIONS