CHANTRE IX
ACCIDENTS PROFESSIO-NNELS ET PHÜFESSIONS NE RENTHAM DANS AUCUNE DES CLASSES PRÉCÉDENTES.
GAZ HYDROGÈKt: ET AZOTE. — HUNES.
L inhalation d un air chargé à' hydrogène a paru donner lieu à ccr- Unns inconvénients. Les ouvriers de la Compagnie oxghgdrique de Xew-\ork se plaigmnt de ne pas respirer librement et de se fatiguer plus vite. Le fait s’explique par la diminution relative de Eoxygèner
lion toi ^ du méiliylène, même à des deyrés a-sez élevés de rectifica-
nôoK n..»* " e3l-il pas à désirer que des iiiüicalions précises soient don-
stator I °ï“s des contributions inuirecles sur les moyens les plus simples de confariio ot^^ **11* A • PDCuiis de penser, en ellet, que si cette conslatalion devenait bien fio ' était toujours opérée avec un soin scrupuleux, la régie pourrait, dans Deiii.Airo^'"l’ dénaluration, des méthylènes rectiüés seulement à 1)2»,
m iiLii.o . Pendu.s inoffensil's par l’élimination des produitsempyreu-
imi ■ivnoi''i”*****'i * observés, à plusieurs reprises, chez des ouvriers
I employé des alcools déualurés avec de l’esprit de bois impur. (Bergeron.)
L’HOMME CONSIHÈRÈ COMME INDIVIDU
llirt altril)uc certains troubles respiratoires chez les rumeurs à l’cxces i' azote que renferme l’air qu’ils respirent; l’oxygène tendant à disparaître sous l’inlluence do la respiration des individus et de sa combustion par Ifts flammes des lampes. Celte distinction nous parait quelque peu subtile. Comment isoler les effets de la diminution de l’o.vygène, de l’augmentation relative de l’azote et des gaz délétères qui se développent dans les mines, acide carbonique, oxyde de carbone, hydrogène sulfuré, hydrogène carboné, etc. Les miiieurs désignent ces gaz sous les noms de : feu brisott ou grisou, ballon et moffelte. ün a remarqué que, en général, leur production était rapide, surtout dans les saisons chaudes et humides; parfois ils apparaissent brusquement, au moment où les ouvriers pénètrent a\ec leurs outils dans des cavités closes ou lorsqu’ils arrivent à communiquei a\ec les anciens puisards contenant des eaux stagnantes.
Les conséquences du dégagement de ce mélange gazeux et de son ! expansion dans l’atmosphère de la mine ne sont pas toujours les j mêmes. Le plus souvent, il en résulte une combustion instantanée ac- i compagnie d’une déflagration. Dans des cas beaucoup plus rares, il n y a pas de combustion, mais le dégagement du gaz est assez considé- ^ rable pour produire l’asphyxie.
La lampe de sûreté de Davy a été imaginée pour permettre aux ouvriers de parvenir dans les mines sans avoir à craindre l’explosion du gaz. Toutefois la sécurité qu’elle offre dans les galeries sujettes au grisou n’est pas absolue. Un air trop agité, un courant de gaz bydrogène animé d’une certaine vitesse (comme le courant appelé soufllard), peuvent anéantir momentanément l’elficacité de 1 enveloppe protectiice. La lampe de Mueseler, qui repose sur le principe de la lampe Davy, est aujourd’hui la plus répandue dans les nombreuses houillères de la Belgique. La lampe Dubrulle est une combinaison de la lampe Davy à toile métallique avec un système de vis qui fait descendre et éteint la mèche, lorsqu’on ouvre la lampe pendant qu’elle brûle.
La lampe Cliuard repose sur un principe tout différent de la lampe Davy. L’absence de toile métallique rend la lumière environ huit fois jdus vive. L’air arrive à cette lampe par un orifice ouvert latéralement (jui communique avec quatre tuyaux concentriques où l'air circule et dont la dimension ainsi que l’échauffenient activent le tirage. A une faible distance de la double mèche se trouve le piston d’une i>cülc soupape retenue seulement par un cheveu; si l’air arrive mélangé de gaz inflammable et prend feu au contact de la incclie, le chc^cu o instantanément brûlé, et la soupape, en tombant, ferme tout accès a
L’IlÜJIME AU J'OINT UE VUE DES PnOEESSIONS.
l’air. Une autre lampe, qui sert de sauvegarde quand la première s’éleinl, est alimentée par l’oxygène provenant de la décomposition de nitrate d’ammoniaque enfermé dans une sorte de petite cornue audessus du foyer de cette lampe chimique.
Dans quelques liiines d’Angleterre, l’humidité est telle, qu’elle inouille en quelques minutes les ouvriers jusqu’à la peau. Dans d’autres, l’air est si chaud, que le houilleur y travaille à demi nu. Enfin, certaines galeries sont si étroites que les ouvriers y sont recherchés en raison de l’exiguité de leur taille. Aussi rencontre-t-on un grand nomhre d’enfants dans certaines mines.
Les houilleurs sont presque tous voûtés ; les courbures et les maladies de l’épine dorsale sont très -fréquentes parmi eux.
L enfant des mines étant obligé de courir continuellement sur un sol inégal, sans bas et sans souliers, il se glisse entre les orteils des fragments de charbon et de pierre qui occasionnent des phénomènes d’irritation locale, et vont meme jusqu’à le rendre boiteux. La peau des tuions et des genoux s’épaissit et devient calleuse.
L état d étiolement qui sévit sur ces ouvriers a été appelé anémie des mineurs. Ilallé décrit sous ce nom l’épidémie des mineurs d’Anzin (de 1805), qui, pour AI. Tardieu, ne paraît être autre chose que le scorbut. L invasion du mal était marquée par des coliques violentes, des douleurs dans les articulations, de la gêne de la respiration, des palpitations, la prostration des forces, le ballonnement du ventre et des évacuations alvines noires et verdâtres. Cet état durait dix à douze jours et plus. Alors les douleurs abdominales cessaient. Le pouls restait faible, concentré et accéléré ; la peau prenait une teinte jaunâtre, et devenait pale et décolorée; la marche difficile était accompagnée d’une extrême latigue; on voyait bientôt survenir des palpitations fréquentes. Le usage était bouffi. Ces accidents, après avoir duré une année entière, étaient aggravés par le retour des premiers symptômes, et la mort terminait cette scène.
Dans un récent travail. Al. Alanouvricz a étudié avec soin les conditions hygiéniques auxquelles sont soumis les ouvriers d’Anzin. Pour ni, la lualadic de 1805 na pas été une épidémie presque unique; il considère, au contraire, cette affection comme ayant constamment réhué dejmis lors, apparaissant à l’état tantôt sporadique, quchjuefois épidémique dans différentes fosses; aujourd’hui les cas observables sont circonscrits à une seule.
Ue 1805 à 1850 prédominèrent des formes abdominales, d’abord fcuës et à invasion brusque, puis chroniques et à début insidieux ;
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