‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 113 sur 298 · I.’lluMMli CONSIDEIIK COMME INDIVIDU · texte numérisé non relu

I.’lluMMli CONSIDEIIK COMME INDIVIDU

puis 1850, raCreclion revêt une forme caclicdii^ue, chronirpic d’emblée, caractérisée par des symptômes d’anémie, avec peu ou pas de troubles digestifs. Cette bénignité relative paraît en rapport avec le» améliorations apportées aux travaux d'exploitation.

L’anémie des mineurs n’est pas spéciale aux niines de bouille de la compagnie d’Anzin ; elle a également sévi dans un assez grand nombre de houillères du meme bassin du nord, en France et en Belgique, et dans d’autres bassins français. Partout, depuis son apparition, elle a revêtu successivement des formes toujours moins graves.

La maladie qui, d’après lloflinger, sévit épidémiquement, de 1 777 à 1778, et de 1785 à 1792, parmi les ouvriers des mines de plomb et d’argent aurifère, à Scliemnitz (Hongrie), et que Ozanam, en 1855, crut pouvoir rapprocher de l’épidémie d’Anzin et grouper sous le titre d’anémie des mineurs, était, en réalité, due à une intoxication satur- j nine chronique avec anémie cachectique consécutive. En effet, dit j M. Manouvriez, cette cachexie anémique observée chez les mineurs de j certains métaux (argent, cuivre, étain, plomb et niercure) ne dépend , pas des conditions générales auxquelles sont soumis tous les mineurs, ^ mais elle résulte d’une intoxication par les métaux qu’ils exploitent, puisqu’on ne la retrouve pas chez les ouvriers travaillant aux mines de métaux ou de substances non toxiques (fer et sel gemme).

Enfin, pour cet auteur, l’anémie des mineurs travaillant dans des mines de houille doit être plus justement nommée anémie des houilleurs. 11 considère cette maladie comme une intoxication produite par

l’absorption des vapeurs de divers dérivés de la houille (amylène, héxylène, benzine, phénol, aniline, etc.), parmi lesquels les hydrocarbures les plus volatils (amylène, hexylène, etc.) et l’aniline paraissent jouer le rôle principal.

Echirmer, dans son travail sur les mines de Grunberg, a insiste sur la fréquence des affections rhumatismales chez les mineui-s.

D’après un relevé de Moll, dans les mines de la haute Silesie, pendant la période de 1862-1867, il y a eu 15 malades sur 100 ouvriers. Les alfeclions internes sont dans le rapport de 26, les affections externes de 17 pour 100. Les maladies internes les ])lus fréquentes fuient ; les rhumatismes, 29 pour 100; les affections catarrhales, U» pour 100.

11 faut encore signaler chez les mineurs la scrofule et la phthisie, maladies ijui sont ducs à un séjour dans un endroit souterrain, entraînant la privation de .soleil et d’un air suflisannncnt renouvelé.

M. Simon, chef du service sanitaire anglais, établit que les nOO OOd

L'HOMME AU PÜh\T DE VUE DES PUOl'ESSIÜNS. 513

mineurs du Royaume-Uni succombent généralement de bonne heure a des bronchites et des pneumonies occasionnées par l’atmosphère impure, qu ils respirent. Mais il signale une exception très-importante à la icgle. Les mineurs des comtés de Durham et de Northumberland, où les mines jouissent d’une ventilation excellente, ne sont pas atteints d allections pulmonaires dans une proportion supérieure à celle des autres classes de la population

On ne saurait donc Irop insister sur la nécessité de bien ventiler les mines*, d’y pratiquer des percements larges et assez nombreux, de faire mastiquer les fissures qui laissent échapper les vapeurs^ de multiplier les puits d’aérage et les communications entre les galeries; enfin de s’opposer, par tous les moyens, à la stagnation de l’air et de l’eau.

Le mauvais air produit par la destruction lente des bois qui servent .à étançonner, et les accidents qui résultent des éboulements, devraient aussi imposer l’obligation de n’étançonner qu’avec la pierre même du minerai, lorsque sa consistance le permet, et d'y suppléer dans les terrains mobiles par des colonnes de fonte.

D après llirt, les émanations provenant des mines de sel gemme sont sans influence nuisible pour la santé. Les maladies des poumons sont très-rares chez ces ouvriers. Les affections qu’on observe sont dues a la position jiénible du corps, à la dépense considérable de orces, à l’humidité; les ouvriers des salines, occupés, les uns dans les batiments de graduation, les autres à épurer le sel par l’évaporation, SC trouvent aussi dans de très-bonnes conditions. Les uns iilteignent en moyenne soixante-quatorze ans, les seconds soixantesept ans.

* Fourlh report oflhe medical officer of lhe pi-ivy couiieit. 1802, p. 15.

ventilation ascensionnelle des houillères, dit M. Manouvrier précon, é par la science contre le grisou et d'autres gaz plus légers que l'air, res“è

endem ‘^f'nV"’’''T’' ‘‘f .‘‘e''*'''-'® ^e la houille, qui, beaucoup plus lourdes que uLiroîvër un “ n 1‘ lient aux ingénieurs de

tirées de cettl norell rioi

houille *^*'^*^^ être d’autant plus active que l’exliaction delà

rant en “""P® ‘'"'l"' 1' ‘'““tl‘'“ ^'i'^r que le cun-

el à l’ascension des ouvrier^!* 1’“*' ‘t’ P^'l^ servant à la descente

me^iret,3pariiculil*^“'r^ préférera l’aérage par aspiration à celui par refoule- Dés l’anmi-him. P“*’ lies vcmilateurs et non par des loyers,

dans la fosse où il aura'*c'^^nnrr*'^"’'’'*?''’r’ ‘"l®‘'dira au mineur le travail du fond

ne devra descendre nue dans "““‘“‘‘l?’ P““f l’eini)loyer au jour, et désormais il

uescendre que dans les losses où l’anémie no régne pas.

i;ilOMME CONSIDEHÈ COMME INUlMUf.

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