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ÉMANATIONS PROVENANT DE MATIÈRES ANIMALES

Les professions exposant aux émanations provenant de matières animales font respirer aux travailleurs certains acides, acide sullliydrique, acide volatil propionique, butyrique, etc. Malgré l’odeur c.vlrémement repoussante de ces gaz, ces professions paraissent être généralement salubres.

rarent-Ducbàtelct et Warren ont adopté cette conclusion.

Dans les épidémies de fièvre jaune de Boston et de Pbiladelpliie, qui dépeuplèrent presque ces cités, les bouchers, bien que placés au ccnlie des quartiers infectés, n’eurent qu’un seul cas dans la première de ces villes, et trois dans la seconde.

Les matelols qui forment l’équipage des navires baleiniers sont d’une santé plus vigoureuse que les marins des autres bâtiments, et cependant leurs bateaux sont toujours imprégnés d’émanations de poussières animales d’une fétidité repoussante.

La colle, désignée sous le nom de colle forte, se prépare avec les matières animales plus ou moins riches en gélatine, telles que membranes, peaux, aponévroses, tendons, cartilages, os. On emploie les raclures de peau des mégissiers, les peaux d’emballage et les rognures e peau venant du Brésil, les résidus de fabrication des buffies, les gros tendons de bœuf, les rognures de parclieminerie, les oreilles de mouton, les pieds de veau, les queues rejetées par les tanneurs, etc.

Cette fabrication donne lieu à une odeur infecte, qui empêche d établir de semblables usines dans les lieux habités; cependant les ouvr.ers qui y travaillent ne sont sujets à aucune maladie.

Sous le nom de boijauderies, on comprend : la fabrication, à 1 aide des intestins de bœuf, de mouton et de cheval, de divers produits cmplovés dans les arts. On fait d’abord subir aux boyaux une pulrefactioii assez avancée. D’après Parent Duchâtelet, il n’eu résulterait pour les travailleurs aucun inconvénient; mais M. Chevallier ett.uerard ont rcmaniué que les ouvriers, au début de leur travail dans ces établissements, ont souvent de la fièvre et quelques troubles digestifs.

Les savonniers, malgré l’état de putréfaction avancée dans lequel se trouve la graisse dont ils se servent, jouissent d’une saute parfaite, e ne sont sujets ni aux fièvres, ni aux affections épidémiques. (BancrotO . Cependant on a classé leurs étirblissenieiits comme insalubres, en lai-

L’HOMME AU POINT UE VUE DES PROFESSIONS

son de l’odeur et de la fumée désagréables qu’ils répandent. On peut éviter la dissémination de ces vapeurs épaisses et nauséabondes par la combustion des gaz, ou par leur expulsion au moyen de cheminées d’appel très-élevées.

Eu outre, la nature des résidus solides et liquides qui en proviennent, et qui sont facilement décomposables, pourraient, si ou les abandonnait sur la x’oie publique, donner lieu à un dégagement considérable de vapeurs infectes et d’hydrogène sulfuré. Dans le but d’obvier à cet inconvénient, on devra placer provisoirement sous des hangars les résidus solides provenant de la saponification, afin que les eaux lUiviales ne puissent les délayer et les répandre sur la voie publique. Les résidus liquides devront être recueillis avec soin dans une fosse ou dans un récipient parfaitement étanche, pour être enlevés ultérieurement avec les résidus solides.

D’après Bancroft, les chandeliers ont une bonne santé, malgré l’odeur fétide et nauséabonde qu’entraîne leur profession.

La fabrication des bougie^s avec la cire et le blanc de baleine est exemple d inconvénients. 11 n’en est pas de même de la fabrication avec Vacide stéarique.

La graisse est soumise d'abord à l’action de la chaux vive, qui translorme en acides gras les deux principaux éléments, la stéarine et l’oléine; puis on décompose, à l’aide de l’acide chlorhydrique ou de l’acide sulfhydrique, le stéarate et l’oléate de chaux formés.

Le principal danger réside dans le maniement de ces acides.

.Vutrefois, pour rendre les graisses plus combustibles ou y ajoutait de 1 acide arsénieux qui, en se volatilisant au moment de la combustion, pouvait occasionner des accidents chez les personnes qui se servaient de ces bougies.

L’odeur repoussante que produisent la putréfaction, la cuisson, la calcination à l’air des os, n’est pas malsaine. Les ouvriers des fabriques de phosphate de chaux soiü exposés à inhaler des vapeurs sulfureuses, qui olfrent peu d'inconvénients.

La distillaUon des matières animales pour la préparation de l'ammoniaque répand aussi une odeur infecte, mais n’est pas dangereuse. Il en est de meme de la préparation du ferro-egunure de potassium, a ai e de matières azotées (cornes, sang, vieux cuir, etc.), que l'on faite par la potasse et le 1er. Les accidents, que l’on peut redouter ans celte opération cl dans les mélanges subséquents, consistent dans

1,'llOMME CONSIDÉUÉ COMME INDIVIbli.

des délonalioiis cl dans le dégagement d’une grande quantité d hydrogène suU'uré. Darccl a indiqué, comme moyen prophylactique, la construction de cheminées partielles destinées à chaque chaudière, et venant aboutir à la cheminée centrale.

Bien que le hvoienicnl des graines oléagineuses dégage des vapeurs d’huile grasse ou essentielle désagréables, et malgré les fréquents changements de températures, ces ouvriers jouissent d’une santé relativement très-bonne. On n’observe chez eux que 5 pour 100 de phthisiques. Il y a également un dégagement de poussière, mais il est combattu, ain.si que la production des vapeurs, par une ventilation énergique.

Volkmann vient de signaler la fréquence du cancer chez les ouvriers en paraffine (1875).

MATIÈBES KÉSIKEÜSES. — TÉllÉBEKTIIlSE.

Le travail en grand des matières l'ésineuses, soit pour la fonte et l’épuration de ces matières, soit pour l’extraction de la térébenlhnie, a été rangé dans la première classe des étalflissemenls insalubres à cause de la mauvaise odeur et du danger d’incendie.

Un certain nombre d’ouvriers sont exposés à inhaler des vapeurs de térébenthine. Ce sont les fabricants de vernis, les vernisseurs, les peintres et les teinturiers.

llirt fait remarquer que ces individus, inspirant souvent de petites quantités de vapeur de lérébenlhine, sont exposés à certains troubles du côté des poumons, de l’estomac et de l’intestin. 11 croit même que (juclques-uns de ces ouvriers peuvent être atteints de phthisie, et d'autres être pris de coliques, de vomissements, et être sujets a la constipation. Ce sont là des accidents vulgaires que l’on rencontre dans bien des cas, et rien ne démontre d’une laçon évidente la relation de cause à effet. Sans doute les expériences sur les annnauv ont pu établir que des vapeurs d’essence de térébenthine, inspirées en trop grande proportion, avaient causé la mort. Mais la situation n’cst pas la même dans le cas qui nous occupe. Nous ne pouvons donc accepter qu’avec réserve l'opinion e.xprimée par llirt.

rOUDIlE ET AMOllCES Kll.MlXAXTES.

Les fulminates sont des composés éminemment explosifs, dont un seul, le fiilminale de mercure, est aujourd’hui employé cl sert a a fabrication des poudres cl capsules fuhninaulcs-(Tardiciq. Celte indus-

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