‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 116 sur 298 · ACCIDENTS CAUSÉS PAU LES MACHINES · texte numérisé non relu

ACCIDENTS CAUSÉS PAU LES MACHINES

Nous n avons pas à [larler ici de ces accidents qui ressortissent .•'Urlout à la chirurgie. Nous ferons remar((uer cependant, au point de vue de I hygiène, que l’âge trop peu avancé des ouvriers rend les accidents plus fré(|uents.

*Urit. med. Assoc. — Drit. ined. Journ., |>. 27i, 20 août 1870.

I/IIOMMI'; CONSIDKKÉ COMME 1M)1VI|)U.

Ce fîiil s’explique lorsque l’on sait que, par la nature de leurs travaux, les enlants sont souvent en rapport avec les parties (Janijcreuses des appareils.

La proportion des accidents au-dessous de 15 ans est de 41,0; de 15 à 25 ans, de 56,4 ; de 25 à 40 ans, de 15,1 ; de 40 à 60 ans, de 9,15.

Les membres supérieurs sont souvent atteints (87,1); les lésions des membres sont représentés par le chiffre 7,4; et celles de la tête, du tronc, par le chiffre 5,4.

Pour combattre de pareils accidents, il est impérieusement nécessaire d’entourer d’étuis de bois ou de grillages les parties dangereuses des appareils avec lesquelles les ouvriers n’ont pas à faire.

On doit prescrire d’une façon absolue de placer des courroies pendant la marche des machines, ou bien ne les placer qu'à l’aide d’uu long bâton armé d’un crochet. Il faut également prescrire des vêtements particuliers, courts, collants sur le corps, de façon à donner le moins de prise possible aux roues des machines.

ÉTABLISSEMENTS INSALUBRES

Les exigences de l’hygicne publique obligent l’autorité à surveiller et à éloigner des habitations particulières certains élablissemcats in dustriels. Ces mesures ne sont pas exclusivement dictées par des considérations hygiéniques ; elles peuvent être également appliquées à des industries que l’on juge incommodes et dangeiVeuses. Il est évident que les établissements autrefois autorisés peuvent acquérir celte dernière (jualité. On se rappelle l’épouvantable explosion, produite chez un fabricant célèbre de produits chimiques par une masse peu considérable de picrate de potasse, qui coûta la vie à un grand nombre de personnes, et faillit détruire plusieurs maisons du (piarticr de la Sorbonne. 11 est donc évident qu’une industrie autrefois jugée inoffensive peut, à un moment donné, devenir dangereuse et forcer l’autorilé a prendre des mesures de précaution.

Les élablissements dangereux, insalubres ou incoininodes oui clé divisés en trois classes; ceux de première classe doivent cire éloignes des habitations particulières, mais il n’est pas absolument nécessaire (ju’ils soient à une grande distance de l’cnccinle des villes. C’est à l’autorité qu’il appartient d’examiner si risolemenl est suffisant, eu égard aux circonstances. La demande en autorisation doit cire afiicliéc pendant un mois dans toutes les communes, à cinq kilomètres de rayon. Enlin, une enquête de commodo cl incommoda doit être

L’HOMME AU l'OlNT DE VUE DES l'IiOEESSIONS. jO]

laite auprès des plus proches voisins. L’autorisation une lois obtenue peut être annulée en cas de besoin.

Les établissements de seconde classe sont ceu.x dont l’éloignement n’est pas rigoureusement nécessaire, mais qui ne doivent fonctionner (|uc lorsque les opérations qu’on y pratique sont exécutées de manière a ne plus incommoder le voisinage.

Quantaux établissements de troisième classe, ils peuvent rester sans inconvénients auprès des maisons, mais ils doivent être constamment soumis à la surveillance de la police.

Les appareils qui sont mus par des machines à vapeur font rentrer es etablissements qni les emploient dans la deuxième classe La police est appelée à surveiller la pression maximum de la vapeur, la force des machines et les autres conditions du fonctionnement On comprend sans peine toute l’utilité de ces précautions sanitaires et 1 immense intérêt qui s’attache à une bonne exécution des rèolements. . =

HYGIÈNE MILITAIRE. — HYGIÈNE NAVALE. HYriÈMi- npc n

Al,!,. HYGIENE DES PROFESSIONS

libérales.

Nous venons d’exposer avec quelques détails l’histoire des principales maladies de^ artisans. Ce travail devait être nécessaire ment présenté sous une forme succincte, mais je me propose de reienir sur ce sujet dans un ouvrage spécial. On comprend^, en effet que e développement incessant de l’industrie a créé et crée encore tous les jours un grand nombre de maladies professionnelles absZ ment inconnues a nos prédécesseurs, et l’importance toujours crois' San e de la question justifie le projet que nous avons conçu - Il nous resterait à parler de Vliygiène militarise et navale ainsi que des professions libérales. Mais il est à peine besoin de lè f observer, V hygiène militaire esi une questio^n tellement sné-’ l"*"! qui nous offre des horizons tellement étendus qu’il faudra

Uuant a Vlnjgiène navale, les problèmes mrello aa portent surtout à la climatologie, à laquelle nous avr chapitre spécial. l’our toutes les lulres r us consacré un inoiÉNL. ' ^ questions, nous renvoyons à

322 L’IIOMMli CONSIDÉUÉ COMME INDIVIDU.

rm-liclc public par M. le prolesseiir Fonssagrives, dans le iJiclionnaire eiicijdopédique des sciences médicales, ainsi (ju’au Traité de M. Mahc.

Les pi'ofessions dites libérales ont incontestablement des caractères qui, au point de vue de l’bygiène, en font une famille dans laquelle ou peut distinguer des espèces et des variétés, mais qui possèdent un l'omis commun devant lequel toutes les différences s’elfacent. ün illustre homme d’Etat disait autrefois que l’amour des belles-lettres était la franc-maçonnerie de tous les gens bien élevés. S’il existe un lien commun, une sorte de frauc-raaçonnerie entre les gens de bon ton, quel que soit le parti, quelle que soit la profession à laquelle ils appartiennent, il existe évidemment un lien non moins solide, une ressemblance tout aussi générale entre tous ceux qui, de près ou de loin, ont touché à l’exercice des professions libérales.

Remarquons d’abord que, dès le principe, il s’établit une sorte de sélection naturelle, un triage prcpai’atoirc ijui sépare les hommes doués d’une intelligence un peu supérieure à celle de leurs pareils, des autres hommes destinés à former les industriels, les commerçants et les producteurs.

Nous sommes loin de prétendre que l’intelligence littéraire ou scientifique soit absolument supérieure à celle que développe un grand industriel, un habile financier ou un commerçant heureux, mais il est incontestable que ce genre d’intelligence suppose des prédispositions spéciales, des penchants innés, et surtout une persévérance dans l’élude qui ne se rencontre point eu dehors des jirofessions libérales.

Une fois entrés dans la carrière, les avocats, les médecins, les professeurs, les lettrés de toute espèce, contractent nécessairement des habitudes qui diffèrent, dans une certaine mesure, de celles de la population qui les entoure. Le travail de la journée n’est point suivi d une période de repos, l’esprit reste couslamment tendu, et l’exercice perpétuel des facultés cérébrales fait acquérir aux centres iiilcllcctucls une activité toute spéciale et, en même temps, une susceptibilité particulière.

11 en résulte non-seulcinent un accroisseiuenl iiiconlestable des lorces vives de l’esprit, mais aussi une dimiiiutioii sensible de la vie végétative et de la forcé musculaire. De même que l’ouvrier ou le paysan, par un travail manuel de tous les jours, développe et fortifie son système musculaire, de iiiénie le lettré développe son inlelbgcnce aux dé|ieiis de ses muscles.

L’IlüJIJIE AU l’UIiNT UE VUE UES l'IiOEESSlONS. 3-j5

Pr(.’S(|ue toujours les grandes l'onctions de la vie végétative, la digestion, la respiration, les sécrétions, s’accomplissent avec moins de vigueur que chez 1 homme vivant d’une existence moins cérébrale. Aussi la plupart des lettrés sont-ils dyspeptiques ; aussi plusieurs d cntie eux sont-ils atteints d’affections des voies urinaires et des autres iulirmités qu entraîne l’abus de la vie sédentaire. Il est d’ailleuis ceitain que 1 exercice des prolessions libérales prédispose d’une laçoii toute particulière aux maladies organiques des centres nerveux et à 1 aliénation mentale. Les hémorrhagies, les ramollissements, les lésions de la moelle épinière, sont proportionnellement beaucoup plus liéquents chez les hommes de cette classe que chez les autres. Il en est de même de la folie proprement dite, ainsi que de la paralysie générale, qui frappe si souvent des cerveaux surmenés au moment même de leur plus beau développement intellectuel. Mais, il faut eu convenir, à tous ces inconvénients il est des compensations. La vie intellectuelle convient à certaines natures, et l’on a vu d’illustres saints, après une laborieuse existence, atteindre les limites extrêmes de la vieillesse. Un peut citer les noms d’Arago, de lliot, de Thénard, etc., et parmi les vivants, nous en trouverions de brillants exemples parmi les liuers, les Chevreul, les Bouillaud, et d’autres célébrités qui ont conserve, malgré les années, une vigueur d’esprit peu connnunc. C’est quen elfet, parmi les avantages d’une vie consacrée à la culture de Intel igence, il faut placer, en première ligne, la longévité inleltfcluelle; car il est incontestable que les savants, lorsqu’ils survivent aux inconvénients de la carrière qu’ils ont adoptée, ne subissent point tet allaissement moral qui marque l’existence de la plupart des honiiiies lorsqu’ils ont dépassé la cinquantaine, et que, vivant sur un loiuls d idées acquises, incapables d’accepter ou même de comprendre

es idées nouvelles, ils ne se guident que par la routine et deviennent ues olistacles au progrès.

loutefois, il faut bien le reconnaîire, il e.xiste à cet égard une pro- Mde dilterence entre les habitudes et la vie d’bommes à la fois intelgents et instruits qui exercent des professions, en apparence, identi- I U. Un mgenieur qui descend dans les mines, qui circule sur les

s ciiee,., ,,ui s occiqie des travaux d’art, mène une vie essentiellecüiirn '• *^.‘;**“ i»i savant professeur dont la carrière sera

cmnloir^ ^ U" P*'aticicn de campagne, qui

mél ! V dans les

cxnosf immunités, n’est point

’^Posc aux memes maladies que le médecin scientifique, dont le

L’HOMME CÜNSIDÉHÉ COMME INDIVIDU

temps est surtout consacré à l’étuilc et cliez (jui l’csprii. supporte une

charge l)ien plus lourde que le corps.

Ces principes une lois établis, il faut se rendre à révidoncc et reconnaître que l’exercice habituel prépondérant, excessif, de rintelligence, abrège la vie chez la plupart de ceux qui s’y livrent avec pcrsévéï-ance. Quelques chiffres peuvent être invoqués à l’appui de ces t)ropositions. VEcole polytechnique est formée de jeunes gens nommés au concours et qui présentent, en vertu des traditions de l’école, une ressemblance des plus remarquables au point de vue de l’esprit. Sur ce nombre, il en est quelques-uns qui embrassent les carrières civiles, d'autres qui entrent dans l’armée. Les civils sont inliniment moins nombreux que les militaires. La proportion est d'environ 1 à 4. Et cependant la mort frappe un nombre à peu près égal de têtes dans ces deux divisions, ainsi que le prouve la statistique suivante ;

Promotion de 1857 ; 150 élèves. - Morts en 1877 ; 49. — Dont 26 civils, 25 militaires.

Promotion de 1858 : 150 élèves. - Morts en 1877 : 40. - Dont 19 civils, 21 militaires.

Promotion de 1854 ; 169 élèves. - Morts en 1877 ; 47. - Dont 16 civils et 51 militaires.

11 faut remarquer que, dans cette année 1854, il n y avait que oO civils sur 169 élèves, ce qui établit une proportion de 2 .sur 1 1

Ainsi malgré les chances défavorables de la guerre, la morUilite (lui rèmae sur les civils paraît être quatre fois plus forte que celle des militaires On ne peut guère invoquer ici la différence de constitution le de déport étant le même- pour tous. Il semble donc nature

d’attribuer la différence aux conditions spéciales .lui caractérisent les

carrières qu’ils avaient embrassées.

Nous pourrions en dire autant pour les medecius chez qui a moyenne de la vie est sensiblement inférieure et cette inierioriU. s’accuse surtout chez les médecins scientdi.iues, les professeurs cl lu> a^ré<^és des facultés, les médecins des hôpitaux civils et tous ceux ei .rénéral qui, victimes de concours prolongés, se sont laisse surmener nar suite d'un entrainement fatal. Toiis ceux en effet qui ont .sim> ^ M Tiére à Paris ont conservé le souvenir de ceux qui, a peine

* Je dois la commiinicotiori de ces chinrcs a

l'obligeance de M. Cadial.

niOMME AU POINT DE VUE DES PUOKESSIONS.

et (le ceux qui, avant de touclier le but, sont tombés épuisés sur la route

11 nous parait inutile de poursuivre plus loin celle démonstration. Conlentons-nous d’indiquer d’une l'açon sommaire les précautions qu il convient de prendre pour éviter les dangers que peut avoir l’abus des forces intellectuelles.

11 est absolument nécessaire pour ceux que la nature n’a point doués d une vigueur à toute épreuve de maintenir un certain équilibre outre les diverses fonctions de l’organisme.

11 faut donc autant que possible corriger les abus intellectuels par dos exercices corporels sagement distribués. On ne saurait assez louer 1 usage adopté dans toutes les universités anglaises de mêler les exercices physiques aux travaux de l’esprit.

ba natation, la gymnastique, les jeux athlétiques, sont d’e.xcellentes et utiles diversions cpii empêchent le cerveau fatigué d'attirer à lui

51 des médecins ressort fies cliiffres suivants, dus à

pour chaque ^oujfïgerde P”"'’

2Uà 2a ans

25 à 55 ans.

35 à 45 ans.

•45 â 55 ans.

55 à 65 ans.

05 à 75 ans.

75 ans et au-dessus

Celle des médecins (physicians et surgeons) est de :

-'Oin. On a crmp™ràS ™ trés-graïul

a.nd&és quTls ontfournirda, rra^^^^ vivants de chaque groupe d’âge et de prolossion

SW..|.os d’âges et de professions que les ivanU)

l.a mortalité moyenne d’autres professions libérales a été la suivante :

professions.

20 â 25 ans.

1 25 à 55 ans.

lO

'Ci

in

lO

45 à 55 ans.

55 â 05 ans.

05 à 75 ans.

RIergyman.

Ministres protestants. .

Prêtres catholiques.

Sollicitor, attorney. .

Chimiste, droguiste. . .

Maltiv d'école, professeur

ol)fO

52(, L’IlOSIME CONSIDÉRÉ COMME INDIVIDi:.

toutes les forces de la vie. Des excursions champêtres, des voya"es à pied, peuvent dans une certaine mesure les remplacer, et cette salutaire hahitude, depuis si longtemps adoptée en Suisse, tend aujourd’hui à se naturaliser parmi nous. Mais il ne suflit pas de fournir à l’enfant, a l’écolier qui grandit, un exercice utile au développement de scs forces, il faut aussi que l’adulte fatigué par un travail incessant trouve éiralement le moyen de se dégourdir les muscles et de stimuler la vie physique trop souvent languissante chez lui. Les voyages, la chasse, l’équitation, sont pour tous ceux qui peuvent en faire usage d’excellents moyens hygiéniques. L’escrime peut rendre de grands scr\ices à ceux qui se trouvent dans l’impossibilité de quitter le centre de leurs affaires. Enfin, la gymnastique dans toutes ses formes et même la marche à pied sont des dérivatifs utiles pour ceux qui ne peuvent s’en procurer d’autres.

Notons à ce sujet que si l’écolier a besoin de vacances, elles ne sont pas moins nécessaires à l’adulte qui travaille et surtout à 1 homme qui >it d’un travail intellectuel. Sous ce rapport, les vacances des tribunaux sont admirablement comprises pour permettre aux magistrats, aux avocats et à tous ceux dont la vie se déroule aux pieds des tribunaux, de prendre un repos nécessaire. La plupart de nos savants, de nos professeurs, jouissent du même privilège et lui doivent en grande partie la conservation de leur santé et la prolongation de leur vie. Seul, le médecin entouré d’exigences impitoyables et pouvant d’autant moins se reposer qu’il est plus fatigué, se voit refuser le privilège que s’attribuent avec raison les autres professions libérales ; aussi, combien de nos maîtres n’ont-ils pas succombé aux faligues vraiment excessives qu’ils avaient cru devoir accepter! On paraît aujourd’hui comprendre mieux les choses en Angleterre et les vacances des médecins sont généralement acceptées par le public. Il serait à désirer qu une certaine analogie vînt à prévaloir en France et que les hommes charges de veiller à la santé publique ne fussent point placés pai la nature nu me de leur fonction dafis l’impossibilité de veiller à leur saute persou-

" 11 arrive souvent que des cerveaux fatigués par un travail trop assidu, par une production trop aboudaulo, dc.uandcul a des stuuu- Innts artificiels une vigueur (|iii leur ccliappe. 1.0 llio, lo cafo, ■

Innts artificiels une vigueur qui leur échappe, l’alcool, l’opium mèmê, sont employés tour a tour pour ‘

organes de l’intelligence une vigueur factice et leur

l-rs forces J1 est à penne ^-ro dojnoutrer combien do telles pratniues sont funestes, iion-sculcm

niOMMR AU POINT 01'. VUE DES PUOEESSIONS.

à la santé générale, mais à l’intelligence elle-même, et s’il est des hommes qui, par une grâce d’état, semblent pouvoir braver impunément toutes les règles de l’hygiène cérébrale, il n’en est pas moins vrai que la plupart d’entre eux finissent tôt ou tard par porter la peine de leur imprudence.

On sait enfin que souvent le travail forcé de l’esprit développe une ardeur génésique qui ne peut être regardée que comme un signe de l’excitation des centres nerveux. Les abus vénériens sont, en pareil cas, un soulagement trompeur qui aboutit à un affaiblissement inévitable.

En résumé, l’hygiène des professions libérales pourrait se résumer en un seul mot, la sobriété, sobriété de travail, sobriété d’alimentation, sobriété à tous les points de vue. Est-il possible de réaliser cette condition? Non sans doute. Beaucoup d’entre nous sont condamnés par la force des choses à une vie qui détruit leur santé, et c’est une amère déiision de leur montrer le chemin qu’ils devraient suivre, lorsque tout conspire à les en éloigner. Pour nous hygiénistes, nous croyons avoir fait notre devoir en indiquant le but vers lequel il faut tendre et les moyens d’y parvenir.

OllATllIEME PARTIE

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