‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 120 sur 298 · MOYENNE · texte numérisé non relu

MOYENNE

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On trouve souvent une quantité beaucoup plus considérable d'acido carbonitjuc dans des établissements privés. Weaver a rencontre à Leicester, dans unccliambrc occupée par G personnes, éclairée par 5 becs de gaz, et où il n’existait que .h mètres et demi d’espace cubique par tète, une proportion de 5,t>8 pour 1000, tandis tpie Peltenkoffer, dans une école de (illes, en a trouvé 7,tl5 pour 1000. Cne tiuantile aussi considérable de. ce gaz doit nécessairement avoir des effets nuisibles sur la santé de ceu.v qui respirent un air ainsi vicié.

Mais l'acide carbonique n’est pas le seul élément ipie dégage la rcs-

IMl-mtETÉS DE L’AIH.

|>iratioii, ainsi que la transpiration cutanée. Un adulte bien portant lournit, par ces deux éiuondoires, dans les 24 heures, une quantité d eau (|u on peut évaluer de 750 à 1200 grammes. En même temps, une dose plus ou moins considérable de matières oi'ganiques s’échappe dans l’air. Elles se composent principalement de débris éj)idermiqucs et de graisse, ainsi que d’une substance particulière qui s’échappe des poumons et de la bouche.

Cette matière noircit 1 acide sullurique, décolore le permanganate de ])otasse, et, loisquelle est dissoute dans l’eau, lui communique une odeur très-fétide. Elle présente une réaction alcaline et dégage de l’aminoniaque. L’odeur pénétrante et fétide de cette substance est ce qui constitue surtout \ odeur de renfermé; elle devient perceptible lorsque la proportion d’acide carbonique s’élève à 0,7 pour 1000, et devient tres-lorte lorsque cette proportion s’élève à un millième'.

M. Lemaire a étudié au microscope l’air renfermé dans une chambre de caserne, occupée par 20 militaires, où le thermomètre centigrade marquait 18 degrés, et dont l’atmosphère avait une odeur très-désagreable. A l’aide de son appareil réfrigérant, il condensa environ giammes de vapeur d’eau, qui, examinée au microscope deu.x heures p us tard. Un présenta un nombre considérable de petits corps diaphanes, spheriques et cylindriques, c’est-à-dire des microphytes et des microzoaires en voie de développement. Quatre heures plus tard ces corpuscules avaient encore augmenté de nombre. On y reconnaissait es bactéries, des vibrions et des monades. Vingt-quatre heures plus ar , tout avait disparu. M. Lemaire a retrouvé ces productions en

abondance dans les dépôts de la cavité buccale et dans les couches crasseuses de la peau’.

b’importancc de l’air pur pour la conservation de la santé, qui n’est assurément contestée par personne, a été peut-être exagérée, dans cerains cas, par les médecins anglais, dont les Américains ont suivi l’e-xem- P c. convient d’après eux de laisser toutes grandes ouvertes, et par n miporte quel temps, les fenêtres des dortoirs, des casernes cl des nip I pendant la nuit. Ce précepte, presque univcrsellc-

aviu 1^"* nous venons d’indiquer, présente, à notre

, etc grands inconvénients. A moins de prétendre que le froid ii’a G part à la pioduction des maladies, il est absurde de s'y exposer

que ll'iours pnrallèîein^ dp‘l'X‘‘'orl orsaiii.|ues au(finement pres-

Lemaire A.ùnlnf o'-ea'iKIi'cs par .sa ricliesso en acide carbonique,

tenant. ApiUuaüon du ,maosco,,e à l'Hude de l'uiv cou/iué. pbocst, IIÏIUKSK.

DE I/AIK.

au moment meme où la résistance vitale est moins grande. .Au re.-.l<>, rinstinct des animaux pourrait, à cet egard, nous servir de guide. L’oiseau pour dormir met la tête sous son aile, le lapin se blottit dans son terrier, d’autres animaux se roulent en boule. Dans toutes ces conditions, la respiration est compromise ; mais qui ne sait que pendant le sommeil cette fonction perd beaucoup de son activité?

Il faut, croyons-nous, suivre une ligne moyenne entre les deux extrêmes. Les dortoirs, les chambres à coucher, ne doivent pas être habités pendant le jour. Ces pièces doivent offrir un cubage en rapport avec le nombre des personnes qui doivent y passer la nuit. Enfin, pendant la journée, il faut y renouveler fréquemment l’air en ouvrant les fenêtres. Ces précautions une fois prises, on pourra les lernier sans scrupule après le coucher du soleil.

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