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SUBSTANCES GAZEUSES

duils qui résultent de sa combustion, ce qui n’a pas lieu pour la plupart des autres substances qu’on brûle dans des cheminées ou des poêles, et dont la fumée doit s’échapper à l’extérieur, du moins en théorie. On sait que le gaz lui-même, avant d’être brûlé, est absolument irrespirable, et renferme une forte proportion de gaz toxiques. Nous empruntons à Parkes le tableau suivant, qui indique la composition moyenne du gaz ordinaire :

Hydrogène

Gaz des marais (hyd. carboné)

Oiydc de carbone

Gaz olc'fiant (élhylène)

.Acétylène

Hydrogène sulfuré

Azote

Acide carbonique

Acide sulfureux, ammoniaque, sulfliydrato tl’aininoniaque, sulfure de carbone. Ensemble. .

de -40 à 45 t/2 p. 100 de 35 à 40 —

de 3 à 6,6 —

de 3 à 4 —

de 2 à 3 —

de0,3 à 1 —

de 2 à 2 1/2 —

de 3 à 3,75 —

de 0,5 à 1 —

Pendant la combustion, l’iiydrogène pur et l’hydrogène carbone sont^ presque entièrement détruits. Il se dégage de l’azote, de l’eau, de 1 acide carbonique et de l’oxyde de carbone avec un peu d’acide sulfureux et d’ammoniaque. Or, ces produits lancés dans l’atmosphère d un appartement, d un atelier ou d’un bâtiment public, ont une influence directe et délétère sur la santé. Dans un atelier de Paris, où 4ü0 ouvriers travaillaient à la lumière de 400 becs de gaz, la santé des hommes était déplorable. Le général Morin, en modifiant les conditions de la ventilation, diminua des deux tiers le nombre des malades.

On sait que beaucoup de personnes qui travaillent au gaz éprouvent as.sez promptement de la céphalalgie et de la dyspnée ; ce sont là, sans aucun doute, des symptômes légers d’empoisonnement. La bronchite, •SI fréquente chez les ouvriers qui travaillent au gaz, est assez souvent attribuée au.v refroidissements qu’ils prennent en passant d’une chambre cliaude dans l’air extérieur, mais il est probable que l’irritation diiccte produite par les substances délétères que nous venons d’énumén est pas élrangcie à la production de ces accidents inflammatoires.

La combustion de l’huile dans une bonne lampe Carcel ne produit' guère que de Pacide carbonique; c’est seulement quand la lampe ///e qu 11 se développe de l’acroléine et de la fumée charbonneuse. 11 est ôonc évident qu’au point de vue hygiénique l’éclairage à l’huile est ■uinnment .supérieur à l’éclairage au gaz, du moins à l’intérieur des appartements.

La combustion du tabac donne lieu

à la formation d’une grande

nE i.'Aiit.

quantité d’acklc carbonique et d’ammoniaque. On trouve aussi dans la fumée de l’acide butyrique et des sels de nicotine.

La conclusion de ce qui précède est qu’une bonne- ventilation est indispensable pour combattre les effets nuisibles du chauffage et de l’éclairage, quelle que soit d’ailleurs la nature du combustible employé. L’air dilue et dissipe presque immédiatement les gaz qui résultent de la combustion, au point de les rendre inoffensifs. .Mais il n’en est pas de même pour les produits solides qui en résultent : nous voulons parler surtout de la poussière de charbon qui est suspendue en si grande quantité dans le voisinage des grandes usines. On admet que les particules de charbon qui flottent dans 1 atmosphère ne sélè vent pas au-dessus de 200 mètres. Elles ont, au contraire, une tendance manifeste à s’accumuler dans les couches inférieures de l’atmosphère, précisément à la hauteur où nous respirons. Or, il n’est guère possible de considérer l’introduction de cette poussière charbonneuse dans les voies respiratoires comme absolument indifférente à la santé.

• CINQUIÈMI': PARTIE

DES ALIMENTS ET DE L’ALIMENTATION

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i; il A PITRE PREMIER

ni. s ALIMENTS EN OÉ N K II AL. — C A R A C T È R E S d’uN ALIMENT

Scmlil.ililc à lotis les cires vivants, l’homme ne peiil siihsislcr fine P-ir une série d échanges per|)étucls avec le milieu dans le(|ui l il est plongé. A cha(|tic instant il snliil des pertes, à chaque instant il puise,

oiG

DES ALIMENTS ET DE L’ALIMENTATION

à l’c.xlcrieur, des malcriaux destinés à les réparer, et le mouvement organique qui résulte de ce va-et-vient perpétuel est la condition même delà vie. On pourrait, en se plaçant à ce point de vue. considérer l'air que nous respirons, ou plutôt l’oxygène qu’il renferme, comme le premier et le plus indispensable de tous les aliments ; mais il est d’usage de n’accorder ce nom qu’aux substances introduites dans le tube digestif, et qui, transformées par le travail physiologique dont il est chargé, sont absorbées, éliminées ou assimilées^ à nos tissus. Il nous paraît inutile de rappeler ici les définitions classiques qui ont été formulées, à cet égard, par divers auteurs.

Pour nous, Valiment sera toute substance qui, introduite dans le tube digestif, peut servir, d’une manière quelconque, à répanr les pertes de l’économie.

Mais, s’il est une vérité bien démontrée par la physiologie moderne, c’est que, pour être complète, l’alimentation doit être variée. Mis directement en présence des éléments chimiques qui constituent ses tissus, l’organisme ne saurait en tirer parti ; mais c’est après un travail préalable que ces substances, dissoutes, modifiées et dissociées par la digestion, se trouvent réduites à l’état où elles peuvent servir utilement à la nutrition. « La cellule vitale, dit M. Cdaude Bernard, n est pas condamnée à faire la synthèse nutritive au moyen des principes immédiats qui lui viennent du dehors, mais au moyen des principes élémentaires. »

Toutefois, pour réparer les pertes de nos tissus, des produits d origine et de composition diverses sont nécessaires, et plusieurs substances différentes doivent concourir à ce but. Nous ne voulons point rappeler les expériences célèbres, aujourd’hui tombées dans le domaine public, qui ont démontré l’inefficacité nutritive, non-seulement des corps ternaires, mais encore des composés quaternaires, pris isolément (la gélatine, par e.xemple). 11 est de notion vulgaire aujourd fini que, si la viande et le lait sont des aliments complets, c’est en raison meme de la multiplicité et de la diversité des éléments que renferment ces deux

substances'. ....

On a cru pouvoir diviser les aliments, suivant leur composition chimique et d’après certaines théories physiologiiiues aujourd’hui pres-

• Certaines terres, dites romcslihles, ne sont alimentaires qu en raison des noinl.reiu

miim.ix L'éonliaees (lombrics tcrresires, certains vei-s m.irms, etc.) se »o'"^ri.-em nèi, ïns de 7èrre, miis qu ils absorbent les parties organiques qne la terre b nr cede, comme elle les donne aux radicules des plantes.

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