POIDS SPÉCIFIQUE
traces.
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Whisky . .
50 à üO
traces.
lUium. . .
11 est d’une grande importance, au point de vue liYgiénupie, de .savoir si l’homme en état de sauté doit user de boissons fermentées, et quelle est la dose d’alcool qu’il convient de ne point dépasser.
11 est incontestable que l’alcool, sous une forme ou sous une autre, est entré depuis des siècles dans ralimenlation de I c.spècc humaine. Une ex|)érience pratiquée sur nue aussi vaste échelle paraît démontrer que pris à dose modérée, l’alcool ne trouble j)as le jeu des organes et n’abrége pas sensiblement la durée de la vie. Il est certain, d’uu autre côté, que dans tous les pays il existe des imlividus qui se privent complètement de liqueurs fermentées et qui jouissent d’une saute par alternent égale, sinon supérieure, à celle des consommateurs d alcool, ün
ALIMKATS USUELS.
pourrait même ajouter que les tables de mortalité rédigées par les Compagnies d’assurances anglaises paraissent accorder une vie beaucoup plus longue au.\ individus (jui s’abstiennent totalement de boissons alcooliques.
Il sera peut-être plus utile de discuter l’emploi de l’alcool dans les diverses circonstances où son usage a été recommandé.
Le froid est-il combattu par les boissons alcooliques? Sur ce point, la réponse de tous les auteurs est ab.solurnent négative. Les voyageurs ([ui ont abordé les régions circumpolaires sont tous d'accord pour déclarer que l’alcool, le vin et la bière, ont une action nettement défavorable par les grands froids, et que l’excitation passagère qu'ils ju’ocurent est promptement suivie par une dépression très-marquée. D’après Ktulll, I armée russe ne lait pas usage d’alcooliques en temps de marche par les grands froids. Les guides, dans les Alpes suisses et à Chamonix, se prononcent à l’unanimité contre l’emploi des liqueurs fortes j)our leurs courses d’bivcr ; ils se bornent à, prendre un peu de vin. Lnfin les baigneurs de Die]>pe, qui ont à passer de longues heures dans l’eau, ont également constaté que l’alcool leur est très-nuisible.
La chaleur peut-elle, au contraire, être utilement combattue par les liqueurs lortes? Le contraire est presque universellement admis, et l’expérience des chirurgiens anglais dans les Indes établit que le soldat eurojtéen marche et travaille d'autant mieux, parles grandes chaleurs, qu il a moins fait usage de liqueurs fortes.
Le travail physique est-il facilité par l’alcool? Il est difücile de répondre, lorsqu’il s’agit de laiblcs quantités; mais il est certain (jii’à dose élevée l’alcool diminue la force musculaire. Parkes a pratiqué une série d’exj)ériences d’où il résulte que 12Ü grammes d’eau-de-vie ne produisaient, chez un homme vigoureux, aucune rnodilication apjiréciable de la force musculaire; que 120 grammes de plus, donnés quatie heures plus tard, diminuaient notablement la capacité de travail, et qu une troisième dose de 120 grammes, prise un peu plus lard, mettait I individu dans 1 impossibilité absolue de travailler.
Ln thèse générale, les ouvriers qui sont appelés à développer beaucoup de force musculaire constatent qu’il est préférable de s’abstenir de li(|ueuis lermentées. Les pugilistes anglais, pendant l’enti'aînement, s en j)rivent complètement.
Cependant il paraît démontré qii’ime faible quantité d’alcool, environ 50 grammes, relève les forces chez un homme fatigué, surtout lcrs(pi on y ajoute un peu de nourriture solide.
l e travail intellectuel est-il facilité par les alcoüli(|rcs7 Culte (jues-
DES AU5IENTS ET DE L’ALIMENTATION
lion est difiicile à résomlrc. On peut dire, d’une raaiiière générale, que l’alcool stimule l’imagination et semble augmenter la rapidité de la pensée. On peut ajouter que, après une grande fatigue cérébrale, cet agent semble relever les forces intellectuelles. .Mais il est certain que, lorsqu’il s’agit de calcul, de logique ou de jugement, l’abstinence est ici préférable à l'usage.
Enfin l’on s’est demandé si, dans les cas d’alimentation insuffisante, l’alcool pouvait remplacer une nourriture substantielle. On a supposé qu’il s’opposait à la destruction trop rapide des tissus, à la dénutrition, en un mot, et l’on sait que les buveurs manquent presque tou- , jours d’appétit. Mais il y a là plutôt une sorte d’anesthésie stomacale qu’une véritable substitution. Quoi qu’il en soit, l’alcool est un ali- ^ ment, et il vaut évidemment mieux prendre un aliment quelconque que d’ètre complètement privé de nourriture.
On peut ajouter que l’alcool paraît réussir à certains tempéraments nerveux, délicats, fatigués par la vie agitée et le travail excessif que nous impose la civilisation.
Mais il est incontestable que, dans l’immense majorité des cas, c est l’abus et non la privation de boissons fermentées qui est à craindre. , Quelle est donc la limite à laquelle il convient de s’arrêter lorsqu il s’a-it, bien entendu, d'un homme vigoureux, bien portant, et dont toutes les fonctions sont en pleine activité? D’après les expériences d’.^nstie, confirmées par celles de Parkes et de Wollovvicz, il suffit de ; 42 centimètres cubes pour faire paraître des traces d’alcool dans les ^ urines On peut en déduire qu’à ce moment l'économie en est saturee . et cherche à l’éliminer. La dose utile ne doit donc pas dépasser DÛ cenlimèlres cubes dans les vingt-quatre heures. .\u delà de ce point, on constate de la somnolence, une diminution de 1 appétit et une accélération du cœur, signes évidents d’une action nuisible au
début. „
11 est à peine nécessaire d’ajouter que nous n indiquons ici qu une
movenne : les auteurs que nous venons de citer reconnaissent qu il existe à cet égard de grandes différences individuelles, et que les femmes et les enfants doivent user des boissons fermentecs avec plus ce prudence encore que les adultes du sexe masculin. Remaniuons en outre (lue l’alcool est mieux supporté pendant le travail physique q nendant le repos et même le travail intellectuel. Les hommes astrem s à des occupations sédentaires s’intoxiquent en effet facilement avec pou d’alcool, tandis que les soldats, les laboureurs, les terrassiers, peuvent en supporter une plus grande quantité sans accident.
ALIMENTS USUELS
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hii l'ésumé, il est incontestable qu’à l’époque actuelle et dans la |)artie du monde que nous habitons, l’alcool est la source d’un grand noinlu'e de maladies, qu’il affaiblit l’esprit et le corps chez la plupart de ceu.x qui en font abus, et que, s’il n’existait pas, ce serait un grand bienfait pour 1 humanité. Il n’en est pas moins vrai que nous avons là, sous la main, un agent d’une grande puissance, et que l’abus qu’on en fait habituellement ne doit pas nous en interdire l’usage.
Vm. — Le vin est le jus fermenté du raisin. 11 contient de l’alcool, de la glycérine, des acides libres (racémique, tartrique, acétique, malique, tannique, glucique, succinique, lactique, carbonique, butyrique, propionique), du sucre, du tannin, des tartrates alcalins, des matières colorantes, des chlorures, sulfates et phosphates, certains éthers dont I ensemble forme le bouquet.
On peut grouper les vins d’après le classement suivant, dû à M. le professeur Bouchardat.
Vins dans lesquels dominent les principes du vin
1 Vins secs : Madère alcool
1 — Marsala
.1. Alcooliques. . Vins sucrés : Malaga. ...
1 — Lunel
1 Vins de paille : Ermitage. .