SOLDATS, QUALITÉ
Matières albuminoïdes. . 157,55
Amidon 122,00
Graisse 297,00
Sels 121,72
11 existe dans la 1” qualité 07®'', 89 de chlorure de sodium, et dans la deuxième 65®'', 40.
On peut faire cuire cette saucisse, ou la transformer en soupe pail’addition d’eau. Les soldats consommaient cette nourriture avec appétit pendant quelques jours; mais ils finissaient par être atteints de diarrhée.
Les Prussiens ont également employé un mélange de farine de froment et de viande de porc, ainsi qu’un autre mélange composé de farine de ma'is et de viande de bœuf, qui paraissent avoir fourni une bonne nourriture aux troupes.
La dessiccation ne s’applique pas seulement aux viandes, mais aussi aux légumes et aux graines. On emploie divers jirocédés pour dessécher le pain, qui se conserve alors indéfiniment (pain hiscuité de l’armée fram;aise).
On dessèche également les pommes de terre, les pois, les chouxlleurs, les carottes, enfin les œufs et le lait.
On conserve en grand les céréales, en les maintenant à l’abri de l’air et de 1 humidité; on peut abandonner pendant longtemps du blé dans un grenier parfaitement sec. L’msilaç/e rnlionnd de Doyère suffit pour préserver les grains de toute altération. Ce procédé consiste à sécher d abord les blés et à les enfermer ensuite dans des silos souterrains, inaccessibles à l’air et à l’humidité. Les anciens n’ignoraient point ce mode de conservation ; ils enfermaient leurs grains dans de grandes citernes pavées et soigneusement fermées. C’est par le même procédé que les Égyptiens, sans le vouloir, nous ont conservé des échantillons
DES ALIMENTS ET DE L’Al-IMENTATMON.
.-nr.
(les blés qu’ils cullivaicnt il y a quatre ou cinq mille ans. On sait, en eiïel, qu’on a trouvé, dans des momies fort anciennes, des {>rains de froment qui ont été semés et qui ont parfaitement réussi.
Il est aussi des liquides conservateurs qui, sans tuer toujours les germes, s’opposent du moins à la fermentation : tels sont l'alcool, le vinaigre, l’eau salée; mais on ne les emploie guère que pour la conservation des fruits. La glycérine pourrait peut-être s’appliquer à la conservation des viandes.
Enfin, la réfrigévation est peut-être le moyen le plus parfait de conserver les substances animales ; il est largement employé dans les régions circumpolaires. On sait que, dans l’une des expéditions de Pallas, on trouva le cadavre gelé d’un mammouth dont les marins russes mangèrent la viande après l’avoir cuite. Cette conserve datait des temps antédiluviens.
On cherche depuis quelque temps à faire entrer la réfrigération dans la pratique pour transporter en Europe les viandes provenant de 1 .\mérique et de l’Australie. 11 est fort à souhaiter que ces intelligentes tentatives soient couronnées de succès.