CHAPITRE VI
RÈGLES GÉNÉRALES D ’ A LI M EN T A Tl ON.
Les principes physiologiques sur lesquels doivent être basées les règles d’une alimentation rationnelle ont été exposés plus haut. Nous ne croyons jias devoir y revenir ici. Contentons-nous de rappeler que, pour riiomme du moins, une alimentatiou saine et suffisante doit contenir : l" des substances azotées; 2" des substances ternaires; 5" du sucre; 4“ des sels minéraux ; 5“ de l’eau.
Vovons maintenant quelle est la quantité de nourriture qui est necessaire pour rciiiretien de la santé chez les individus places dans des conditions ordinaires.
On distingue depuis longtemps la val ion <le travail de U ration (Ventretien. On entend par ration de travail cette partie de raliincnlation qui doit servir à représenter l’excès de dépen.sc occasioiiue par le déiiloiement de la force musculaire et des actions organuiues qui raceompagiicnt, tandis (luc la ration d’entretien est uniquement dcsti-
UÈGIÆS GENEUALES Ü’ALllIEINTATION.
née à maintenir le poids constant et à entretenir l’animal en état de santé.
Il est incontestable que l’influence des racos, des climats, des habitudes, doit être prise en sérieuse considération. Les habitants des pays froids consomment beaucoup plus de nourriture que les habitants des pays chauds, et d’une manière générale les Européens vivent beaucoup plus largement que les Asiatiques. D’ailleurs les personnes qui jouissent d’une certaine aisance s’accoutument l'acilement à une nourriture trèsabondaute et très-substantielle, et résistent beaucoup moins à l’inllucnce des privations que les individus habitués à une vie plus dure. Les enfants dont la croissance est rapide mangent beaucoup plus que ceux dont le développement est lent, et on constate, chez presque tous les individus bien portants, qu’il est une période de la vie, entre quinze et vingt-cinq ans, où l’appétit est beaucoup plus développé qu’il ne le sera plus tard.
Les chiffres que nous allons donner n’ont, par conséquent, qu’une valeur approximative : ils sont tirés des principaux auteurs qui ont étudié la question.
D’après .M. Gautier, on pourrait résumer de la manière suivante la quantité d’aliments nécessaire à un homme qui travaille :