‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 142 sur 298 · AZOTE · texte numérisé non relu

AZOTE

liation ordinaire . . .

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gr.

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Ration de travail . . .

Katiofi totale d’un bon ouvrier

11 ÜO

il 4

D’après M. Gasparin, la Compagnie du chemin de fer de Rouen, après divers essais, a obtenu un rendement maximum de travail de scs ouvriers en les soumettant au régime suivant :

'^àindc eaO prammes.

Pain blanc 550 —

Pommes de terre 1000

Bière !... lOÜO —

D après Moleschott, la nourriture qui convient à un Européen adulte du sexe masculin, d’une taille de 5 pieds 0 ])ouccs à 5 pieds lü pouces.

598 DES ALIMENTS ET DE L’ALIMENTATION

pesant tle lit) kilogr. à 7‘2'"“,5ü0 et travaillant niodércinent, serait la

suivanlc ;

Malicrès albuminoïdes 1^>0 grammes.

— grasses — '

Hydrocarbures ‘*04 —

Sels minéraux ’ **0 —

Total de nourriture sèche . . . (148 grammes.

Ainsi le corps tout entier recevrait, dans les vingt-quatre heures, environ 1 pour 'lÜO de son poids de nourriture ; mais il faut y ajouter au moins 1 demi pour 100 d’eau.

Cette quantité est inférieure à celle que consomment la plupart des individus, et ne représente en définitive qu’un minimum Parkes donne les chiffres suivants pour représenter la quantité de nourriture d’un militaire en campagne :

Matières albuminoïdes. 6 à 7 onces anglaises (env.MSO à 210 grammes).

Qj-aisse 3 1/2 à 4 1/2 onces anglaises.

Hydrocarbure 10 à 18 onces

Sels lj5 à 1 1/2 once --

Total. ... 26 3/4 à 31 onces anglaises.

Playfair indique pour un pugiliste, soumis à l’entrainement, les proportions suivantes :

Matières albuminoïdes

Graisse

Amidon et sucre

On voit, par ces diverses tables, que la ration d’un adulte moyen peut varier considérablement suivant les circonstances.

D’après Wilson, dans les prisons où l’on soumet les condamnes au travail forcé, ceux qui ont un travail léger reçoivent 2‘24 grains' d’azote et 4651 grains de carbone.- Ceux qui font des travaux plus fatigants reçoivent 255 grains d’azote et 5281) grains de carbone; cette nourriture est insuffisante : ils perdent de leur pouls et sont obligés do changer de travail pour épargner leurs fiirces.

” Le tableau suivant, que nous empruntons a 1 ouvrage de M. l.autit , i.Kli.iue ralimentation babituelle de plusieurs catégories divei-ses de

travailleurs.

ouvrier, ^ricul.eur^de, Br.uc. J. ^

de la Lombardie 0‘J*

aiigloi!. de fer de Uonen). . •

Soldats français pl'aiires Le\l) ‘

Marins français.

Ouvriers irlandais *

9 onces 8 3 — 1

cinnosE.

AtOTiv.

' Le (jrain an

glais rei)rèscnle Ü«',0ü7.

UÈGLES GEiNÉllALES U’ALIMENTATION.

Nous avons vu plus liant cju’nne nourriture variée est iiulispensable à la santé; nous ferons observer ici que les effets d’un régime aniinalisé ou principalement composé de végétaux sont assez différents pour déterminer des conséquences marquées au point de vue du caractère, de la force et des aptitudes, sans exercer une inlluence nuisible sur la santé.

L’alimentation animalisée augmente la puissance musculaire, accroît le nombre des globules sanguins, accélère les battements du cœur et diminue l’excrétion d’acide carbonique. On admet en même temps qu’elle développe les instincts brutaux et produit, au moins chez les animaux, une humeur sauvage qui les rend dangereux.

L’alimentation végétale, au eonlraire, diminue la force musculaire, cl, poussée trop loin, peut engendrer le lymphatisme et l’anémie. 11 convient de mêler dans de justes proportions ces deux éléments principaux de toute alimentation pour arriver à un juste équilibre.

L’alimentation insuffisante est celle qui fournit à un adulte, au repos, d’un poids moyen de 05 kilogrammes, une quantité inférieure à 1 1 grammes d’azote et 220 à 250 grammes de carbone par jour.

On sait que chez les individus soumis à une alimentation insufiisante les forces diminuent et la température s’abaisse, l’énergie de la volonté disparait, les ganglions lymphatiques, s’engorgent, des inlillrations se produisent dans le tissu cellulaire, une diarrhée plus ou moins prononcée se déclare; enlin, l’individu succombe avec une prodigieuse lacilité à la première maladie intercurrente qui vient le saisir. Ces phénomènes se rencontrent souvent chez des sujets dont les organes digestifs sont frappés d’impuissance, et qui, au sein de l’abondance, éprouvent tous les accidenls de l'inanition.

Quant à Vinanilion proprement dite, dont les expériences justement célèbres de Chossat nous ont indiijué les caractères essentiels, ou sait qu’elle a pour résultat de faire perdre à l'animal les 4/lü de sou jioids, limite au-dessous de laquelle la vie n’est plus possible. La perte de substance porte principalement sur la graisse (9/ 10) et sur le sy.slèine musculaire (50 à 60 pour 100). La quantité d’urée, d’acide urique et d acide carbonique excrétés, diminue nolablemeiit. La températuie s abaisse rapidement et la mort survient généraleinenl quand elle altcinl le niveau de 24 à 20 degrés.

beux points sont intéressaiils à noter : d’abord, quand l’animal a perdu un tiers de sou poids, quoiqu’il vive encore, il est impossible de le rappeler à la santé. La nourriture, pour employer une expression

,tliü DES AUME^TS ET DE 1/AI.IMENTATIOS.

familière, ne lui prolilc plus. Voilà pouiquoi sans doute on voit si souvent mourir des convalescents arrivés au terme d'une longue maladie qui ne leur a pas laissé les forces nécessaires pour revenir à la santé: c’est ce que nous voyons quelquefois chez les malades guéris ' ;

d’une lièvre typhoïde. j

Le second point qui mérite de fixer rattention, c’est (juc dans cet état intermédiaire entre la vie et la mort une excitation quelconque suffit pour tuer brusquement l’animal. Une tourterelle vivante, mais j en pleine inanition, mourait subitement quand on lui pinçait la patte. | Voilà pourquoi sans doute on voit si souvent mourir des malades alfai- j blis, sous l’influence des causes occasionnelles les plus légères. 11 |

suffit pour cela de vouloir changer leur position.

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