‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 145 sur 298 · NUTRITION. — CHALEUR ANIMALE · texte numérisé non relu

NUTRITION. — CHALEUR ANIMALE

AOO

transformalion continue de forces de tension en forces vives (Ilcliniiolz). Les forces de tension sont représentées, d’une part, par les aliments insérés, d’autre part, par l’oxygène apporté par la respiration. Les forces vives résultent de la coniLinaison de ces matières, et déi'ivenl par conséquent surtout, selon la conception impérissaLle de Lavoisier, d’un acte d oxydation. Cependant, d’autres procédés chimiques, des dédoublements, des réductions mêmes peuvent s’effectuer dans l’économie et s’accompagner également de dégagement de forces vives (Berllielot, Cl. Bernard). Ces forces vives s’accusent par toutes les activités vitales, par le développement de chaleur. Je travail mécanique, pari action nerveuse (idéation, pensée, volonté), par les sécrétions, etc. Ln même temps, les produits qui résultent de la combinaison de ces matièies mises eu conllit, et dont 1 affinité est satisfaite, constituent de véritables déchets et sont rejetés constamment sous forme d’urée, d’acide urique, d’acide carbonique, d’eau, etc. Le but de l’alimentation est précisément de remplacer ces matières usées et désormais inutiles, d’introduire dans l’économie des forces de tension nouvelles, capables à leur tour de passer par les mêmes transformations, et d’entretenir celte dépense continuelle de forces vives qui est, nous le répétons, non pas la cause ni l’essence, mais l’expression à la fois la plus vraie et la plus compréhensive des activités vitales.

G est à 1 hygiène qu il appartient d’étudier et de formuler quelles sont les conditions que doit remplir, chez les divers individus, l’alimentation pour subvenir le plus complètement et le plus facilement aux frais de ce renouvellement incessant de la matière et pour assurer le maintien de l’individu dans la plénitude de toutes ses activités.

Page 1