‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 146 sur 298 · SIXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

SIXIÈME PARTIE

DE L’EAU

DmuoGHAPiiiE. — lIippocnATE. Des airs, des eaux et des lieux. — IlAt.i.É. Proces-terhal de la visite faite le long des deux rives de la riviàrc de Seine, depuis le Pont-Seuf jusqu'à la Panée el à la Gare. 1790. — Pauest-Duchatelet et I'avet de Coebteille. Ilecherches el eoiisidéralions sur la rivière de Dievre et des Gobelins, el sur les moyens d améliorer son cours. Paris, 1822. - Mille. Rapport sur le mode d as.satmssement des villes en Angleterre et en Écosse. 1854. — Rapport de la commission d'enquête sur la dcnration des eaux de la Dhuis. 1801. — GmiiAun de Calx Des rivières el de leurs rapports arec l’industrie et V hygiène des populalions. 1804. — Gédahdin. Travaux d assaintssen.nil des rivières 1869. — A. Paukes. A Manual of praclieal hygiene. 18/o. — Gaihieb. Clumie appliquée à la physiologie. 1874. - Dudand-Claye. Rapport sur l assainissement de la Seine. 1874. — Mille. Noie sur l'assainissement de Berlin. — N. Ui-

ciiATAUX. De l'épuration des eaux d’egofit et de leur emploi au profit de I agrinillitre. Reims 1875. — Boddet. Rapport sur l'altération des eaux de la Seine par les égouts collecteurs d'Asnières et du Nord et sur son assainissement. 1874. - Assainis.-^nent de ta Seine. Enquête. Annexes. Documents admimslralisfs. 1876. — Les eaux '‘ Lrfurl i- 1870 — Plan liber die qewinnung und Verlheiliing dns iVassers ni der SladI Dus dorf. — Canalisation de Francfort-sur-le-Mcin. 1870. — Aqueduc, canalisation et champs irrigués de Danhig.jm. - Dus iiffcntliche II user. - Y ersogungwesen nn Konigre'ich Württeniberg. 1870.

De l’Eau en général.

L’eau c.sl un liquide qui passe facilement à 1 état de vapeur; nièlee à l’air, sous cette nouvelle forme, elle nous pénètre de toutes parts. L’ean est transparente et incolore lorsiiu’clle est vue sous une fadile épaisseur, mais, en masse considérable, elle est bleuâtre par reflexion, et ronge par transmission.

Cavendisb fut le premier à l’étudier au point de vue elnmique, et Lavoisier, en 1785, en lit l’analyse et la syntbèse. Carlislc *•' son la décomposèrent avec la pile ; ellç est composée de 1 1 ,1 1 1 Hjdrogène et de 88,889 d’oxygène.

Jamais on ne la rencontre à l’état de pureté absolue; elle conlieu en dissolution des gaz, des sels et des matières organiques; parfois ,1 Y existe des corps organisés. On constate facilement la présence des gaz en la cbanffant dans nn ballon et celle des sels en l’evaporanf. mi m,(ii

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lii calcinant, les matières organiques laisseront, après évaporation, un résidu qui devient noirâtre.

L eau passe à l’état de vapeur lorsqu’on élève la température au-dessus de 100 degrés. La densité de la vapeur est de 0,622. L’atmosphère en contient presque toujours une quantité plus ou moins grande. La proportion que l’air peut en renfermer dépend de la température. Il existe un maximum hygrométrique pour chaque degré de chaleur. Lorsque ce maximum est atteint, on dit que l’air est "sa- Uiré. L’état hygrométrique de l’air est l’un des éléments les plus importants d un climat. C est ainsi qu’au bord de la mer l’air est toujours saturé; il est au contraire très-sec dans les pays chauds et arides, et ces conditions, qui peuvent varier à l’inlini, ont une immense in’ fluence sur la vie et la santé des plantes, des animaux et de l’homme.

L’eau est l’intermédiaire obligé entre la cellule ou l’ëlrc vivant et la plupart des éléments qui doivent être fi.xés dans l’organisme. Un grand nombre de corps simples sont en effet solubles dans l’eau, il en est de même de la majorité des sels et des corps organiques. Dissous dans l’eau, ces corps se présentent dans un état qui semble le i)lus propre à l’absorption.

11 est de la plus haute importance, au point de vue hygiénique, d’assurer le service des eaux partout où les hommes sont réunis eu grand nombre. Les camps, les cités, les habitations particulières doivent toujours avoir à leur portée une quantité d’eau suffisante pour les besoins journaliers, et dont la composition chimique ne s’écarte pas d’un type determme. Au reste, depuis quelques années, l’importance hyo-iénique de cette question a pris un développement inattendu. Nous°savons, à n’en pas douter, ce que nos prédécesseurs ne soupçonnaient guère, c’est que les germes d’un grand nombre de maladies épidémiques ou contagieuses sont transportés par l’eau et viennent infecter directement des populations entières.

Nous nous proposons d’examiner ici les points suivants :

U’ Composition des eaux potables;

2“ Quantité d’eau nécessaire pour l’usage journalier dans les diverses conditions de la vie;

Moyens pratiques de recueillir, de conserver et de distribuer les

eaux ;

4“ Ktude des eaux impures ou malsaines (eaux d’égout, eaux iiiuiistrielles, eaux de marais, etc.);

5“ Kfl’ets pathologiques déterminés par l’usage des eaux malsaim s.

DE l/EAU.

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