‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 165 sur 298 · FORME ET MATIÈRE · texte numérisé non relu

FORME ET MATIÈRE

vètemenls engendre de maladies et favorise tonte espèce de contagion.

En second lieu, les vêtements, dans nos climats surtout, ne doivent jamais être ni trop amples ni trop adhérents. Trop flottant, l’habit n’oilre qu’une protection insuffisante contrôles influences e.xtêrieures ; trop étroit, outre qu’il paralyse le jeu des organes, ôte leur souplesse au.x membres, ralentit la circulation du sang, et rompt l’équilibre de la température, il est nuisible en ce qu’il supprime entre le corps et le vêtement une couche d’air qui, par sa faible conductibilité, arrête le rayonnement de la cbaleur naturelle.

Les raisons d’âge, de sexe et de profession entrent aussi pour beaucoup dans la forme et la matière du vêtement. L’enfant ne doit pas être vêtu comme le jeune homme, ni celui-ci comme l’homme muret le vieillard. A 1 enfant surtout, tout en le protégeant contre les variations de température qui lui sont si funestes, il faut laisser une grande liberté de mouvement. De même que l’usage barbare d’emmaillotter les nouveau-nés est à peu près tombé en désuétude, on a compiis que 1 enfant, capable de marcher, ne doit pas être emprisonné dans un vêtement trop lourd ou trop gênant pour ses membres délicats.

Nous n avons pas besoin de dire que les changements de saisons et les variations de températures sont d’une importance capitale dans la* question du vêtement. A ce propos, il est bon de rappeler le vieil adage populaire, que ce qui défend du froid défend aussi du chaud, tn aucun temps il n’est sain de trop se découvrir. Le printemps est perfide, l’autonme est capricieux. 11 y a plus de risque à chercher scs aises quand le soleil darde toutes ses flèches, qu’à se tenir sur une déteiisive parfois très-gênante.

L Arabe du désert s’enveloppe des pieds à la tête dans des flots de

aine ilanchc, et en toute saison le paysan espagnol se drape dans les

l'iis de son manteau couleur tabac. Dans notre climat de France, le

soleil n’est jamais assez meurtrier pour que le proverbe cité plus haut

devienne une règle absolue. Pendant tout l’été et une bonne partie du

I inteiiips, le vêtement d’hiver peut être totalement proscrit ; mais do

eme que la transition d’une saison à une autre n’est jamais ou à

.jomais trop biusque, nous avons toute une série de nuances à

au, “ manière de nous vêtir. C’est à ce besoin d’échapper

ann températures neutres que nous devons les étoffes

“Ppelees de demi-saison.

près les

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