‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 179 sur 298 · MÉTHODES. 50Ô · texte numérisé non relu

MÉTHODES. 50Ô

les coudes au corps, à pencher légèrement le tronc en avant et à ne pas trop renverser la tête en arrière.

Dans la gymnastique pédagogique, c’est chaque jour que la course devrait être pratiquée en variant fréquemment l’allure, la durée, la distance. C’est aux médecins à réagir contre la tendance qu’ont de nos jours les gymnastes à remplacer exclusivement cet important exercice par les mouvements dits de pied ferme.

J\ous avons peu de chose à dire du saut et de ses nombreuses variétés. Indépendamment de ses avantages musculaires, le saut développe à un haut degré le coup d’œil, l’adresse, le sang-froid; il habitue à la mesure des distances et à proportionner exactement l’effort au but à atteindre.

De différents autres exercices.— Ce. n’est pas notre intention de décrire ici en détail les exercices de suspension, de grimper, de voltige, qui ofirent à divers points de vue de grands avantages, mais qui ne constituent qu’une partie accessoire de la gymnastique. Il en est de même des haltères et des massues, qui ne servent qu’à augme^iter par 1 action de ces appareils à poids variables l’action fondamentale des divers mouvements libres. Nous en reparlerons à l’occasion des méthodes de gymnastique anciennes et modernes.

Des gymnases. — Les anciens avaient divisé la gymnastique en quatre branches : 1“ la palestrigue, se composant des exercices dits naturels, la course, les sauts, la natation, le ceste, la lutte, etc.; 2“ Vhoplomachie ou gymnastique militaire, comprenant le mouvement des armes; 5“ I orchestrique, qui comprenait les danses religieuses, et 4* la gymnastique médicale, l’une des sources principales de la médecine giecque (Littré, Introd, à Hippocrate,!, p. 5). Athènes comptait un grand nombre de gymnases; l’Académie, le Lycée, le Canope, le Cynosarge, étaient les plus célèbres; le dernier était réservé aux gens de basse condition; en outre, il existait dans la ville même des palestres où s entraînaient plus spécialement les athlètes et les concurrents des jeux olympiques.

Les gymnases étaient pourvus d’appareils balnéatoires de tout genre, sauf des douches que les Grecs ne paraissent pas avoir connues. A Rome,

1 organisation de la gymnasti(|ue était moins complète ; elle prit rapidement un caractère exclusivement militaire, et c’était au Champ-de- Mars que s’exerçaient les citoyens de tout rang ; les thermes servaient aussi de gymnases, mais bientôt le cirque absorba toutes les préoccupations des maîtres de l’Occident. L’abandon de la gymnastique générale coïncida avec la décadence de l’empire romain.

Quelque ambitieux que puisse paraître un tel projet, il nous paraît

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