‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 180 sur 298 · DE E\ GYMNASTIQUE · texte numérisé non relu

DE E\ GYMNASTIQUE

soi

nécessaire Je restaurer de nos jours une organisation comparable à celle des Grecs en adaptant plus spécialement les exercices à notre civilisation, au génie de la guerre moderne et à riiygiênc publique.

L’initiative privée a beaucoup l'ait. Elle a trouvé des méthodes et des appareils excellents, elle a saisi l’opinion publique qui commence à prendre un intérêt actif à l’éducation musculaire de l’enfance. Les progrès depuis une quarantaine d’années ont été incessants, mais il est facile de s’apercevoir maintenant que, si l’État, et les municipalités n’interviennent pas, le but à atteindre, c’est-à-dire le projet de faire passer toute la population par un cours régulier d’exercices corporels, pendant de longues années et d’une façon assidue, ne sera pas rempli; nous resterions en deçà des limites du perfectionnement qu’il est possible de réaliser.

Laissons de côté les établissements d’instruction publics ou privés auxquels il suffit d’imposer l’obligation d’avoir un gymnase ; il faudrait eu créer un pour les écoles primaires et pour le public dans chaque arrondissement de Paris, dans des casernes et jusque dans les communes de quelques milliers d’habitants. En province, les édifices inutiles ne manquent pas qui pourraient être affectés à cet usage.

Une salle, aussi grande que possible,, de 10 mètres d’élévation, munie d’un plancher en madriers dans les deux tiers de sa longueur et, s’il se peut, d’un appareil hydrothérapique très-simple, la douche en jet, suffit, avec un réservoir placé à 10 mètres de hauteur; tel est le gymnase-type. Quant aux appareils, ils ne sont pas indispensables; cependant quelques escabeaux pour les sauts en profondeur, quelques cordes lisses, des échelles horizontales et verticales, des barres parallèles, des chevaux de voltige, puis des barres à sphères ou des bàlons ferrés [xijlofers de Laisné) et des haltères de jioids variés, rendraient les plus grands services.

Il va de soi que, faute de gymnases de 80 mètres, des salles de 10 mètres pourraient parfaitement servir à un groupe l’estreint. Quant à 1 adjonction de l’hydrothérapie à la gymnastique, elle peut être utile. En tenant compte des observations que nous avons présentées à l’article Bains, on n’aura jamais d’accidents et l’on aura réalisé pour l’éducalion physique un progrès sérieux.

Des méthodes de çnjmnasüque. — Considérée au point de vue de l’hygiène publique, la gymnastique est une éducation, un entrainement corporel qui permet à l’organisme de fournir la idus grande somme d’activité musculaire avec la plus grande constance possible et prémunit contre les maladies qui résultent de l’maction,

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