‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 194 sur 298 · VOLUME · texte numérisé non relu

VOLUME

EN IIKCIMÈTBES CCBES.

Marbre-craie

Verre

Plâtre

Foute

Zinc

Cuivre

Mercure

Le principal inconvénient de cet appareil est la pression énorme que subissent les tubes en raison de la hauteur à laquelle ils doiveiU souvent s’élever. Quand leur résistance n’est pas suffisante, ils peuvent éclater. C’est ce qui est arrivé il y a quelques années à Saint-Sulpice, loi’squ’un poêle d’eau ayant cédé, un jet d’eau bouillante alla frapper plusieurs personnes dont quelques-unes succombèrent à leurs brûlures. 11 faut donc donner aux tubes une solidité e.xceptionnelle.

Les calorifères à eau chaude et à haute pression qui ne communiquent pas avec l’atmosphère laissent la température du liquide s’élever fort au-dessus de 100", ce qui permet de réduire d autant le volume des appareils. Les poêles d’eau sont remplacés par des tubes en spirale qui peuvent supporter une pression considérable. Us .sont essayés à la pression de 200 atmosphères. Néanmoins des explosions se produisent trop souvent pour qu’il soit possible do recommander l’usage de ces appareils.

Les calorifères à vapeur se comiiosent d’une chaudière placée dans le sous-sol, et de tuyaux qui vont porter la vapeur au loin. Ils doivent être disposés de manière à ce que l’eau ipii résulte de leur condensation fasse retour à la chaudière. Le principal avantage de ce système résulte de la grande quantité de calorique que dégage la vapeur lorsqu elle liasse à l’état liquide. 11 se prête mieux que les calorifères à eau a un chauffage rapide; ils sont donc préférables lorsque le chauffage doit

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être intermittent; lorsqu’au contraire il doit être continu, il faut établir des poêles d’eau sur les points où ils peuvent être utiles pour fournir de la chaleur pendant la nuit. L’appareil prend alors le nom de calorifère mixte. On [leut aussi chauffer la chaudière d’un calorifère à eau à l’aide d’un serpentin qui la traverse et dans lequel on dirige un courant de vapeur, c’est le système adopté à Mazas.

Tels sont les principau.\ moyens de chauffage employés en France.

L un des plus parfaits est l’appareil Léon Duvoir qui fonctionne dans une moitié de 1 hôpital Lariboisière, et qui, depuis, a été adopté dans plusieurs bâtiments publics. 11 est fondé sur ce principe connu que le changement de densité que l’eau éprouve par l’élévation de sa température a pour effet de la mettre en mouvement. On installe une chaudière dans le sous-sol et un réservoir dans les combles. Deu.v systèmes de tuyaux servent, le premier, a conduire l’eau jusqu’au réservoir, le second, a la ramener à la chaudière. Ces conduits secondaires partant du réservoir sont munis de robinets qui permettent d’augmenter ou de diminuer le chaulfage sur un point déterminé. Les parois du tube sont enveloppees de matériaux peu conducteurs (foin, plâtre, etc.). Afin d utiliser toute la chaleur produite, on emploie le chauffage à air chaud pour les pièces voisines du calorifère, et pour les conduits plus éloignes, le chauffage par l’eau chaude.

Dans les pièces que l’on chauffe au niveau du plancher et qu’on ventde par l’arrivée de l’air froid à leur partie inférieure, les pieds des liahitants sont refroidis par une couche d’air glacé, tandis que la tête est echauÜee par une atmosphère à une température beaucoup plus elevee. Dans un espace de 6'“,50 de hauteur, des thermomètres centigrades échelonnés par intervalles de 0'",G5, ont fourni les indications suivantes :

Au niveau du plancliei’

A la iiauteurdeü'*,05 .

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