HA’GIÈNE DES VIM.ES
On admet généralement qu’il faut ranger dans la population rurale tous les groupes de moins de 2000 âmes. En acceptant cette division évidemment artificielle, on pourrait admettre qu’en Europe, il existe en moyenne 3 paysans pour 1 citadin. La population, au reste, est extrêmement variable suivant les divers pays.
D’après M. Fonssagrives, en 1861, les divers États de l’Europe présentaient les chiffres suivants :
France 2,4 paysans pour 1 citadin.
Belgique 5,5 — —
Espagne. 10,2 — —
Prusse 0,6 — —
Suède 10,0 — —
Russie d’Europe 12, — —
Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse). .5,4 — —
Irlande 6,8 — —
On voit, par conséquent, que la î' rance est l’un des pays de l’Europe qui renferment le moins de paysans relativement aux citadins.
Dans tous les pays du monde, la population des villes tend à s'accroître rapidement, et sans chercher à en découArir la cause dons dc5 considérations transcendantes, nous nous bornerons à signaler ce fait que la facilité des communications et la diffusion des lumières apprennent au paysan qu’il peut gagner davantage dans les villes. Il nous paraît inutile d’invoquer d’autre cause pour expliquer ce déphacoment.
On connaît l’énorme développement qu’ont pris dans ces derniers temps les grondes capitales de l’Europe occidentale. Londres n’avait en 1801 que 958 865 habitants; la population de cette ville est presque qiiadrupléc aujourd’hui. Colle de Paris (jiii s’élevait à 627 000 habitants au commencement du siècle, a plus que triplé, car elle est aujourd liiii (1877) de i 986 748, et les autres capitales de l’Europe ont également suivi un mouvement progre.ssif.