‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 259 sur 298 · S MAI.AUIKS VlltUlJ'MKS ET MIASMATIQLES · texte numérisé non relu

S MAI.AUIKS VlltUlJ'MKS ET MIASMATIQLES

M. 11. Büiiloy; c’csl une véritalilc- pyrexie cniplive, occu|)aul toute la siirlace cutanée, quoique de préférence les extrémités et les orilices muqueux et constituant ce que M. Bouley a lieurcusement désigné du nom de korse pox.

Le horse-pox est inoculable à la vache et produit chez elle une maladie analogue au cow-pox, mais différente et moins accusée; le virus du horse-pox peut aussi s’inoculer à l’homme, chez lequel il détermine une véritable vaccine, mais dont les propriétés préservatrices, quoique réelles, sont probablement inférieures à celles de la vraie vaccine. Le horse-pox peut aussi se transmettre à l’homme par l’intermédiaire de la vache, mais ses propriétés sont atténuées par le fait de cette interposition. Disons, enfin, que le horse-pox, inoculé à la vache, lui confère l’immunité vis-à-vis le coxv-pox.

En résumé, la source réelle du vaccin, c’est le cow-pox; celui-ci est une maladie propre à l’espèce bovine et non le résultat du passage sur le bœuf du horse-pox qui cependant jouit également de propriétés vaccinogènes, mais moins puissantes que le cow-pox.

Une autre origine a été attribuée au cow-pox, et on a voulu en faire une maladie produite par le passage de la variole humaine dans l’organisme de la vache, de sorte que lé vaccin ne serait autre chose que l'inoculation du virus de la variole humaine, mais modifié par son passage sur l’espèce bovine. La vaccine dans ce cas et la variole ne seraient que deux formes d’une seule et même maladie. Cette opinion s’appuye surtout sur les expériences de Ceely et de Thielé de Kasan, qui, en inoculant le virus variolique de l’homme à la vache, prétendent avoir déterminé un véritable cow-pox qui, en faisant retour à l’homme, engendrerait la vaccine. Les expériences de contrôle, instituées par un grand nombre d’observateurs, n’ont pas confirmé ces résultats; les recherches de la commission lyonnaise à cet égard nous paraissent tout à fait décisives en faveur de l’autonomie absolue du cow-pox. En effet, en inoculant la variole humaine au bœuf ou au cheval, on ne provoque pas une maladie générale fébrile et éruptive, comme l’est le horse-pox ou le cow-pox, mais une éruption purement locale, papulo-pustuleuse. Si l’on reporte sur l’homme la sécrétion de ces pustules, on produit chez lui, non pas la vaccine, mais la variole, quehjuefois même (expériences de Chauveau), une variole mortelle'.

cinc, inoculée aux moulons, ne les pré.scfvc pas de la clavelée (llurlrcl d’Arboval). I.a clavelée, au point de vue qui nous occupe, n’a donc rien de commun avec les maladies varioleuses de l’homme, de la vache et du cheval.

' A. Chauveau, De l’autonomie de la vaccine (.Inna/es de dermatologie, et de syphiliographie, t. Il, p. 325-508).

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