PUSTULE MALIGNE. — CHARBON
Le meilleur moyen de prévenir celte terrible affection che/ riiommc est de la comliatlrc cl de la restreindre dans l’espèce chevaline. Ce point est du ressort de l’hygiène vétérinaire ; une police sanitaire rigoureuse, la mise à mort de tout cheval morveux ou soupçonné de morve sont des mesures qui s'imposent d’ellcs-mèmes. Rappelons cà ce sujet que, dans l’armée française, alors que la contagion était mise en doute par les vétérinaires, 4 °/o des chevaux succombaient, par an, à la morve; cette mortalité tomba à 2 quand, la contagion démontrée, on eut recours à des mesures plus rigoureuses. Eu Bavière, sur 4Ü00U0 chevaux, pendant une période de neuf ans, 175 seulement périrent de morve, soit 0,04 "/oi en Prusse, cette proportion tomba à 0,07 »/„.
« 11 importe, dit Grisolle, pour prévenir le développement de la morve chez l’homme, que les individus chargés de soigner les chevaux malades soient prévenus des dangers qu’il’s courent. Ils ne devront se livrer au pansement des chevaux qu’après s’être assurés qu’ils n’otiL aucune écorchure aux mains. S’ils se piquent avec un objet infecté, ils devront à l’instant faire soigner la plaie et la cautériser avec le fer rouge ou avec la pâte de Vienne Les individus ne resteront à l’écu-
rie que le temps nécessaire ; ils n’y prendront jamais leurs repas ; ils n’y coucheront point et ne se serviront d’aucun objet à l’usage des
chevaux malades Peut-être il conviendrait, eu égard à l’incurie
de ces hommes et à la facilité avec laquelle ils peuvent se blesser sans même en avoir conscience, que leurs mains fussent protégées par des gants de peau toutes les fois qu’ils pansent les animaux. Mais, quoi qu’on fasse, la cupidité des uns, l’incurie, l’insouciance des autres empêcheront toujours que les individus en contact avec les animaux malades ne prennent les précautions nécessaires pour se garantir de la contagion : aussi est-il à désirer (lue l’autorité ordonne, dans l’intérét de tous, (juc les chevaux rnoEveux et farcineux soient isolés dans desinlirmcries spéciales, ou même (ju’ils soient abattus dès que leur maladie est bien caractérisée *. »