‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 271 sur 298 · HYGIÈNE INTERNATIONALE · texte numérisé non relu

HYGIÈNE INTERNATIONALE

Biblioobaphie. — Pbds. Rapport sur lapeste et les quarantaines. Paris, 1840. — A.Hibsch. Uandbuck lier liistorich-geoi/raphischen Pathologie. Erlangen, 1860. — IIceseb. Geschichle der eplclemischen Krankheiten. lena, 1865. — Mélier. Rapport sur V épidémie de Saint- Nazaire de 1801. Paris, 1803. — Fauvel. Le choléra; étiologie et jirophglaxie. 1868.

— Bbiqbet. Rapport sur les épidémies de choléra morbus qui ont régné de 1817 à 1850. (Mémoires de l’Académie de m. decine, 1807-08.) — Tardieu. Dictionnaire d’hygiène publique. Paris, 1862. — Recueil des travaux du Comité consultatif d'hygiène publique de brance. 1872-1876. — Conférence sanitaire internationale de Constantinople. 1805.

— Conférence sanitaire internationale de Vienne. 1874. — ItEyNAL, Traité de la police sanitaire des animaux domestiques. Paris, 1873. — .\. Proust. Essai sur l'hygiène internationale, ses applications contre la jieste, la fièvre jaune et le choléra asiatique. Paris, 1873.

Presque toutes les questions importantes concernant l’étiologie et la prophylaxie des trois maladies qui ressortissent à Vhygiène internationale, la peste, la fièvre jaune et le choléra, ont été traitées dans 1 ouvrage que j’ai publié il y a quatre ans sur cette matière*. Ces indications n’ont pas varié depuis cette époque, et le problème est toujours le même. Je renvoie donc à ce travail le lecteur qui désirerait avoir sur ce sujet des détails plus complets.

Cependant, depuis la publication de mon ouvrage deux événements importants se sont produits relativement à la police sanitaire.

En premier lieu, une Conférence a été convoquée à Vienne en dST-i, sur 1 initiative du gouvernement austro-hongrois. Cette conférence composée de médecins et de diplomates qui réunissait des délégués de tous les Etats de l’Europe, et un délégué de Perse, avait pour but d’éludicr

' Clie/. le.s .Tnirnaux, la peste bovine présente, avec les trois maladies qui ressortissent chez 1 homme à l’hygiène internationale, de très-grandes analogies au point de vue de importation cl de la transmissibilité : elle réclame également des moyens de désinfection et des mesures protectrices; mais la tâche de la médecine vétérinaire est rendue beaucoup plus aisée par les procédés sommaires auxquels elle peut facilement se livrer.

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l’éliologie et la prophylaxie du choléra, .l’ai été adjoint à ,\I. Fauvel pour repré.scnter notre pays à cette réunion. .M. de lling, itreinier secrétaire de l’arnhassade de France à Vienne, y as.sistait comme diplomate. Nous donnons ici le relevé des conclusions adoptées par la conférence sanitaire internationale de Vienne.

Le second acte consiste dans un décret du Président de la Piépuhlique, en date du 22 février de l’an dernier, décret qui modifie les conditions antérieures de nos règlements sanitaires.

Je donne également in extenso ce nouveau rèejlemenl, et je renvoie pour la connaissance complète de cet important document au rapport dû à la plume de notre savant inspecteur général des services sanitaires, M. Fauvel. Ce rapport est un excellent commentaire du règlement ‘ .

Mais avant de faire connaître ces documents, il nous paraît utile d’exposer aussi brièvement que possible le bilan de notre situation sanitaire depuis 1875.

Le choléra est éteint en Europe depuis trois ans, mais l’étiologie de l’épidémie (jui a sévi sur cette partie du monde pendant ces dernières années est encore enveloppée d’obscurités. La fièvre jaune n’a donné lieu à aucune épidémie en Europe, depuis plusieurs années, mais elle tend à prendre en Amérique une expansion considérable qui peut nous intéresser à notre tour. La peste enfin ne s’est pas montrée chez nous depuis longtemps, mais elle a offert ces derniers temps trois foyei^s, dont l’un, qui a persisté tout l’hiver, vient de reprendre une nouvelle extension, il y a quelques semaines, et peut avoir pour nous des conséquences redoutables, s’il n’est pas attentivement surveillé et sérieusement circonscrit. Nous passerons donc successivement en revue, et à ce point de vue seulement, le choléra, la fièvre jaune et la peste.

Choléra. — La question pour le choléra consiste à rechercher si l’épidémie qui a sévi en Europe pendant ces dernières années, et qui semble avoir ou son point de départ à Kiew, eu 1869, est le fait d’une nouvelle importation venant de Perse, ou bien le résulfiit d’une révi-

* Le rapport du comité d’Iiygièiie publi(|iic, présenté à l’appni du règlement gi'nér.al de police sanitaire maritime, avait été préparé par une commission composée de MM, Ozenne, jirâsidcnl, Amé, Bergeron, Bumoustier de Fredilly, Legouesl, Meurand, Itoux, Tardieu, Proust, seerHaire, et Fauvel, i-apportriir.

Une première commission, nommée par le ministre en 1874, s'était occupée uniquement des points de nos réglements sur lesquels le commerce avait des remarques ou des objections à produire. Cette première commission était composée de MM. Tardieu, prr«i(lc.iU. Dumousiicr de Fredilly, Meurand, Bergeron, Fauvel, Legouest, Roux, Proust, necnHoirc. MM. Baour, Gros et Bobert-Quesuel représeulaient les chambres de counnerce de Bordeaux, de Marseille et du Havre. MM. Benion-Dupin, Girelte cl Leroy représentaicnt^lcs comjtaguics des messageries maritimes cl des ü-ansatlanliques.

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