‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 47 sur 298 · INFLUENCE DES SAISONS SUR LA MORTALITÉ DE LA PREMIÈRE ENFANCE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES SAISONS SUR LA MORTALITÉ DE LA PREMIÈRE ENFANCE

En représentant par 100 la mortalité du mois moyen de la première année d’âge, abstraction faite du premier mois de la vie, que l’auteur écarte de son calcul, M. Bertillon trouve que la période de mortalité maxima pour cette première enfance, commençant en juillet, 115,4, offre son apogée en août, 178, se poursuit, tout en s’atténuant, en septembre, 155, puis prend fin en octobre, 108,6. Deux minima sont manifestes: l’un commence en mars, 92, continue en avril, 79,5, s’accentue en mai, 68,5, et est encore sensible en juin, 75,7. Le second minimum prend naissance en novembre, 72, et se prononce en décembre, 6(1,5.

Ces résultats généraux (1857 à 1866) s’appliquent expressément à la population rurale. La population infantile des villes (Paris excepté) accuse la nocuité de l’été par une mortalité encore plus marquée. Tandis que la moyenne des décès mensuels est de 100, on en compte durant le mois d’août 191.

Cependant, si nous considérons l’influence de la saison limitée aux premières semaines de la vie, nous assistons durant cette période à des

DÉMOGRAPHIE

résultats opposes. Les clialeurs qui terminent l’été ne constituent plus le moment redoutable, et c’est en hiver, lors des froids rigoureux, que se trouve le summum du danger. Ce fait, établi pour l’Autriche par le docteur Lombard de Genève, a été également observé en Hollande, en Italie et en Suisse. M. Marmisse, à Bordeaux, M. Maher (Statistique médicale de Rochefort, 1874) sont arrivés à la même conclusion.

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