L’INDIVIDU ENVISAGE SUIVANT LE SEXE
L’usage des bains est excellent, surtout dans la dernière moitié de la grossesse. Quant à l’exercice, si les secousses de la voiture et la trépidation du chemin de fer prédisposent à l’avortement ou à l’accouchement prématuré, la marche modérée doit être conseillée.
Enfin, en dehors même de la grossesse, on peut dire d’une façon générale, que pendant la période sexuelle, la pathologie féminime est autre que celle de l’homme. Elle est caractérisée surtout par la prédominance du système nerveux, se manifestant soit par des névroses proprement dites (hystérie, hystéro-épilepsie, chorée, etc.) , soit par l’intensité des phénomènes nerveux, même dans les affections communes. Un autre facteur, qu’il ne faut jamais perdre de vue, c’est la fréquence des états chloro-anémiques, qui sont en quelque sorte l’apanage du sexe féminin. Ainsi, nervosisme et chloro-anémie, tels sont les deux grands caractères de la pathologie féminine, états qui, du reste, sont étroitement liés l’un à l’autre, qui s’engendrent et s’influencent réciproquement. 11 n’est pas douteux que le genre de vie propre aux femmes, les conditions sociales qui leur sont faites, n’entrent pour une bonne part dans cette fréquence, chez elles, des états nerveux et anémique.
Au moment de la ménopause, commence pour la femme une époque plus ou moins longue, plus ou moins orageuse, et qu’à juste titre on a appelée la période crüique. De même qu’au moment de son initiation à la vie sexuelle, la femme éprouve des troubles nombreux et variés, de même, alors que cette activité se ralentit et s’éteint, d’autres [ihénomènes morbides surgissent (troubles nerveux, congestions vers la tête, éruptions cutanées, etc.). C’est au moment aussi de l’involution des organes génitaux que ceux-ci sont le plus volontiers frappés de lésions organiques graves, surtout des lésions carcinomateuses (cancer de l’utérus, du sein).
Une fois la ménopause terminée, l’hygiène aussi bien que la pathologie des deux sexes se confondent de nouveau sensiblement; mais il subsiste toujours, pour les femmes, une vulnérabilité plus grande, résultant de la délicatesse et de la gracilité native de ses organes, et cependant, chose curieuse mais incontestable, la femme est, en règle générale, plus résislanle que l’homme, elle supporte mieux que lui les souflrauces, les privations, les hémorrhagies ; et cette résistance plus glande se traduit, statisti(|uernent surtout, par une mortalité moindre et une plus grande longévité.
l'BOllSr, llïOlÉ.Nt.
L’homme considéré au point de vue des professions. Hygiène professionnelle et industrielle.
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Parmi les causes les plus importantes qui peuvent modifier la santé de l’homme, il faut ranger les professions. Par les conditions générales d’existence qu’elles déterminent, ainsi que par une multitude de causes locales qui en résultent, elles donnent naissance non-seulement à un habitus corporis tout spécial, mais encore à des maladies particulières connues et décrites depuis longtemps sous le nom de maladies des artisans.
Nous ne parlerons pas ici de l’hygiène professionnelle envisagée au point de vue le plus général. Cette question, (lour être étudiée comme elle le mérite, exigerait des dévelopiicmcuts qui seraient incompatibles avec le plan de cet ouvrage. Nous nous proposons seulement de signaler quelques-uns des inconvénients les plus habituels des principales
i;ilüMllE AU POINT DE VUE DES PROI’ESSIONS.
industries au point de vue de la santé des ouvriers qui les exercent et d’indiquer en même temps les moyens les plus pratiques de les combattre.
Dans l’exposé des phénomènes pathologiques si nombreux provoqués par les professions, nous suivrons l’ordre suivant :
1. Eruptions professionnelles de cause externe. — Professions provoquant des colorations anormales et des altérations de la peau.
2. Éruptions professionnelles d’origine interne. — Professions provoquant des éruptions cutanées par absorption.
O. Déformations et attitudes professionnelles. — - Professions qui les provoquent.
4. Troubles professionnels du côté des muscles, des aponévroses, des gaines tendineuses, des articulations, des os, et professions qui provoquent ces troubles.
5. Accidents professionnels du coté de l’appareil respiratoire, et professions qui les provoquent.
.4. Accidents succédant à l’inhalation de poussières.
B. Accidents succédant à l’inhalation de gaz et de vapeurs irritants.
6. Troubles professionnels du côté des appareils circulatoire, digestif, nerveux, génito-urinaire, et professions qui les provoquent.
7. Troubles du côté de l’organe de la vision, et professions qui les provoquent.
8. Accidents professionnels dus à une intoxication, et professions qui les provoquent.
J. Accidents professionnels ne rentrant dans aucune des classes précédentes.