‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 75 sur 298 · I.’IIOMME AU l’OliNT DE VUE DES PROFESSIONS · texte numérisé non relu

I.’IIOMME AU l’OliNT DE VUE DES PROFESSIONS

Chez les qui font marcher à bras les dévidoirs de cocons,

on a noté des incurvations plus ou moins prononcées de la colonne vertébrale; les bras sont excessivement développés, tandis que les jambes sont atrophiées et comme cagneuses.

Chez les cantonniers, les tailleurs de pierre, les attitudes vicieuses entraînent à la longue des courbures et des déviations du tronc, et occasionnent souvent des douleurs dans les articulations de l’épaule et du poignet. Par la pression des genoux contre les pierres, il se forme des callosités et une inllammation souvent assez vive au-dessous de la peau de la région prérotulienne.

Les genoux des tonneliers, par le frottement des barils, deviennent le siège d’un hygroma. En outre, ces ouvriers ont fréquemment des panaris, des plaies aux doigts et à la main.

L’bygroma du genou s’observe également chez les matelassiers, provoqué par le frottement constant du genou sur le sol.

Dans les ateliers de poulierie, de charronnage, d' ébe’nisterie, le travail des tours donne lieu à des déformations nombreuses et persistantes. L’habitude de faire aller la meule avec le pied droit amène la saillie de la hanche gauche, sur laquelle appuie le poids du corps, et un abaissement de l’épaule du même côté. Chez tous ces ouvriers iîowrneurs enbois, la main gauche présente des callosités et des durillons au niveau des plis de flexion métacarpo-phalangiens. Quelquefois il y a de la contracture des doigts plus ou moins prononcée.

L’attitude courbée qu’exige l’emploi de Vherminelte, de môme que la manœuvre de la scie verticale, entraînent à la longue une voussure prononcée de la colonne vertébrale.

Enfin, l’attitude profcssionnnelle exerce sur les ouvriers houilleurs les conséquences les plus déplorables. Ceux qui tirent le charbon de terre de la mine deviennent tout contrefaits cà cause de la position qu’ils sont obligés de prendre dans leur travail (Nicolas Skragge, 1777). Roens-Boisseau signale chez les houilleurs de la Belgique la cambrure des jambes, la pointe des pieds en dedans et les mollets en dehors; la déformation du bassin avec courbure exagérée des vertèbres lombaires et projection de 1 angle sacro-vertébral vers le pubis. Un grand nombre d ouvriers houilleurs sont boiteux.

ir.o

L'HOMME CONSIDÉRÉ COMME INIHVIDir.

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