DIGESTIVES
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Menuisiers. . . •
ans.
Charpentiers. . .
Charrons et fabricants de voitures
Ceux qui séparent la farine d avec le son, dit Ramazzini, ceux qui secouent et portent les sacs, ne peuvent s’empêcher d’avaler, avec l’air qu’ils respirent, les particules de farine qui \olligent.
La plupart des graminées, seigle, froment, avoine et orge, produisent, en effet, particulièrement pendant le battage du grain, un mélange assez considérable de poussière. Chez les batteurs en granges, où cependant des courants d’air éloignent une cerlaine proportion de poussière, il se développe des bronchites et des emphysèmes; k seigle et le
• Rit. Quelques considérations sur les plaies produites par les scies circulaires mues
nar la vapeur. Thèse de Montpellier, 1870. .... , .
A Layet. Hygiène et pathologie professionnelle des ouvriers employés a 1 arsenal man-
time de Toulon, /Irc/i. t/c mddcdiic «ovale, 1875.
* Sorte de hache dont la lame est horiionlale et recourbée au heu d être wrlicale. l ouvrier saisit d’une main l’extrémité du manche, de l’autre relève et abaisse alicniaüvernent l’instrument qui vient frapper la pièce de bois sur le sol au devant de ses jamb«. hne déviation quelconque de l’outil, amène des blessures soit au pied ou a la jambe de
l’ouvrier.
L'HOMME AU TOIM DE VUE DES PROFESSIONS
I froment paraissent être surtout dangereux. Le battage se fait, soit au I fléau, par les batteurs en grange, soit à l’aide de batteries mécaniques.
Le premier est un travail rude, nuisible à la santé, et Rarnazzini isignalait déjà, chez les batteurs en grange, tous les accidents quirésulilciit de l’inspiration d'une grande quantité de poussières irritantes.
II faut donc encourager de préférence les batteries mécaniques.
Le vannage s’opère le plus souvent à bras, au moyen d’un van^ espèce de grand panier plat, à l’aide duquel on agite le grain en le projetant à une certaine hauteur.
Les enveloppes de grain et les matières légères sont entraînées par les courants d’air et laissent retomber le grain plus pesant. Quant au ventilateur mécanique, il répand encore plus de poussière.
Pour SC soustraire à cette action délétère, M. Tardieu conseille aux vanneurs et aux batteurs de graiu, employés aux machines nouvelles, de se couvrir le visage d’un voile pareil à celui dont font déjà usage le.s scieurs de long.
Le meunier est également exposé à respirer une grande quantité de poussière, surtout durant le travail dans la bluterie.
Le blutoir est une sorte de crible ou machine qui sert à isoler le bon grain du mauvais et à le séparer des ordures et de la poussière qui s’y trouvent mêlées après qu’il a préalablement subi sur l’aire de la grange la première épuration du son. Il y a donc le blutoir à blé et le blutoir à farine qui isole les diverses qualités de farines entre elles.
La poussière du son est surtout nuisible; elle est formée, en effet, de toutes les impuretés, glumelles, barbes, etc. La poussière de la farine, au contraire, constituée par de petits corpuscules arrondis, est beaucoup moins dangereuse. Elle donne lieu, cependant, à un accident particulier décrit par M. Chevallier*, et qui se produit dans les circonstances suivantes :
Tandis que les vastes cylindres qui composent la bluterie, retiennent le son en laissant traverser la Heur de farine, cette dernière, passant à travers un tamis, tombe eu neige dans la chambre. à farine. Mais, en voyageant de la bluterie dans celte chambre, une partie s’accumule’sur les solives ou traverses du plancher de séparation, et sur les moindres •''ail lies des cloisons, jusqu’à ce qu’à un moment donné ces petits amas c farine venant à tomber dans la chambre, il se forme un véritable ouage en suspension dans l’air. Si, en ce moment, on pénètre dans la
qui peuvent tire observée dans les minoteries, in
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cliambrc avec une lampe allumée, la i'ariiie en suspeii.siun peut s’enilammer et luire explosion. Il est donc indispensable d’avoir une lairif e de sûreté pour pénétrer dans les bluleries et les ebambres à larine, el il ne faut jamais tenir un corps enflammé dans le voisinage des blutoirs pendant leur fonctionnement.
Le l'habillage des meules soumet encore le meunier à 1 absorption de particules siliceuses par les voies re.spiratoircs.
Les boulangers^ sont beaucoup moins exposés que les meuniers. ^■éanmoins il y a inhalation do poussière de farine aussi bien pour l'ouvrier qui pétrit, nommé que pour celui qui est chargé de
la cuisson (là, cependant, la poussière est plus atténuée). De plus, ce* ouvriers travaillent de nuit et à une température très-élevée. G est sans doute à ces deux dernières influences que l’on doit attribuer la pâleur anémique qui caractérise les garçons boulangers. Les mouvements violents et les efforts répétés auxquels sont obligés les pétnsseurs les prédisposent aux maladies du cœur. Les affections rhumatismales el les phlegmasies aigues sont, ainsi que 1 avait noté Ramazzini, celles qui atteignent le plus fréquemment les boulangers.
Enfin, nous devons remarquer le peu de résistance qu’opposent les individus occupés à la boulangerie à l’invasion d une épidémie. fait a reçu, durant la peste de Marseille, une terrible démonstration; les boulangers furent décimés à ce point, que ceux des villes voisines furent appelés pour subvenir aux besoins du peuple.
Clot-Bey , en Orient pour la peste ; puis Audouard , pour la fièvre jaune, M. Blondel, pour le choléra, ont renouvelé ces observations. Suivant Mayer, enfin, les boulangers fournissent le plus de victimes au typhus.
llirt copsidère comme très-nuisible la poussière qui provient des moisissures se développant pendant la préparation des deux chanipignons, Bolelus ignarius et fomenlarius. Cette poussière aurait une action spéciale sur les muqueuses, d’où des épistaxis, du coryza, de
l ozèiie, des ophthalmies, des inflammations éczémateuses de la peau cl du scrotum. Elle paraît meme uu cniinénagoguc assez puissant. Les ouvriers doivent donc se protéger la bouche et le nez avec une bandelette, et on a conseillé aussi, lorsqu’ils ont terminé leur travail, •le.'fomentations d’infusion de camomille et des lotions d'infusion de ciguë.
llirt signale également riiilluence fâcheuse de rinhalation dcsiioii.'^sières des°bois colorants de campèchc et de santal ; tandis que celles de chicorée et de garance sont, dit-il, absolument inoffensives.
■ Dcüugrand. Ukl. emyclop. des sciences med.,üM. t Uoubngers ».