MALADIES DU TUIIE DIGESTIF
ans.
Brossiers
Coiffeurs
Selliers
Tapissiers ....
Belletiers . . . .
Chapeliers. . . .
L’épuration des plinnes et duvets (épuration eu grand) se fait, soit par la voie sèche, c’est à-dire par une sorte de battage et de cardage, source de poussière, qui a motivé le classement de cette industrie dans la deuxième catégorie des établissements insalubres, soit par la voie humide, qui entraine une buée odorante, et justifie la place qu’elle occupe dans la troisième clas.se.
L'HOMME AU POINT DE VUE DES PROFESSIONS
Lc.s femmes occupées à assortir les plumes sont également exposées aux inhalations de poussière; les maladies des yeux ainsi que la phthisie sont fréquentes chez ces ouvrières.
.M. Tliihaul a fait remarquer que la nouvelle industrie de la leitilure des plumes peut donner lieu à desaccidents; cette teinture se fait avec la murexide (urate ou purpuratc d’ammoniaque extrait du guano), procédé qui exige l’emploi d'un mordant à l’acétate de plomb ou au sublimé corrosif. Les ouvriers qui plongent les plumes dans le bain, ainsi que les femmes qui les travaillent ensuite, sont exposés à des coryzas, de la salivation, et des ulcérations aux mains.
Les os, extraits de la graisse, de la gélatine, peuvent être distillés et transformés en noir animal. Los nombreux usages auxquels on emploie aujourd’hui les os sont un des moyens les plus précieux d’assainissement pour les voieries et les équarrissages. Toutefois le voisinage de telles fabriques est essentiellement désagréable, bien plutôt en raison des émanations de matière animale, que par les dangers qu’il pourrait entraîner.
Les poussières de corne paraissent agir d'une façon presque inoffensive. Cependant, quelquefois le sang, ou des poils qui en sont chargés, adhérenls à la corne, ont donné lieu cà des cas de contagion de charbon, ou de morve et de larcin. De la poudre mélangée au sang desséché pourrait, dans certains cas, produire, par le contact sur les doigts ou sur les muqueuses des voies respiratoires, un effet semblable. Ces accidents sont très peu fréquents.
L’industrie de la nacre de perle est très-répandue en Angleterre, en Allemagne, en Hollande, et dans quelques départements de la France, en particulier dans l’Oise. MM. Chevallier et Mahier en ont fait une étude très-complète L
Des divers travaux qu elle exige, Vémeulaçje, le sciage et le travail au tour sont surtout et à juste titre redoutés des ouvriers. Inspiration incessante des poussières provenant de la coquille, obligation de .se tenir constamment debout, mouvements pénibles du bras ou du pied; tels en sont les principaux inconvénients.
Le travail du tour en l'air est surtout extrêmement fatigant. L’ou- 'l'ier penchant fortement le corps en avant, met ainsi sa bouche au niveau d’un nuage épais de pou.ssière de nacre.
La pou.ssière, d un blanc-jaunâtre, très-abondante, constituée par des grains extrêmement ténus, dégage, en outre, une légère odeur de sub-
‘'e n.icre
ISO I, HOMME CONSIDÉRÉ COMME INDIVIDU
s'ance animale. C’est ce qui explique pourquoi l’eau dans laquelle baignent les meules devient si promptement infecte. .M. Chevallier signale chez les ouvriers la bronchite chronique, l’emphysème pulmonaire, les hémoptysies, les ophthalmies et les gerçures aux mains*.
III. — AFFECTIONS PULMONAIRES SUCCÉDANT A L’INHALATION DE POUSSIÈRES MINÉII.ALES ET MÉTALLIQUES
1° Affections pulmonaires succédant à l’inhalation de la poussière de fer.
Siderosis.
De ces poussières, les unes formées de molécules aigues, pointues, d’une excessive ténuité, sont particulièrement redoutables et capables de léser par effraction ; chez les autres, des molécules d’un plus gros volume, arrondis ou mousses, engendrent beaucoup moins d accident«.
Une même substance peut présenter ces deux variétés ; chez les tnillours de lime, par exemple, molécules pointues; chez les ouvriers se servant de rouge anglais (oxyde de 1er), molécules mousses.
La poussière de fer est rarement inspirée pure; le plus ordinairement elle se trouve, dans les travaux prolessionnels où son développement est le plus important, mélangée à diverses poussières.
Nous étudierons d’abord les cas dans lesquels nous pourrons observer l’action isolée de cette poussière.
La présence du fer dans le poumon donne lieu à une variété de pneumoconiose qui a été décrite par Zenker sous le nom de sidej'osis.
Zenker a examiné les poumons d’une jeune lille morte à 51 ans
(1864), à riiôpital de Nuremberg.
« Jai rarement observé, dit-il, un phénomène plus curieux. La surface des poumons est d’une colqration rouge-brique intense ; çà et là .seulement quelques lignes noires disposées le long des interstices des lobules. La plèvre pulmonaire était recouverte également de |)laques rouges de grandes dimensions. La surface de section des poumons présentait une coloration rouge-brique si vive que les autres teintes étaient complètement effacées. On eût dit que les organes avaient été enduits de rouge.
« Je pensai d’abord à la présence du minium ou du cinabre, mais l’analyse chimique faite parGorup Besanez démontra raccumulation d’oxyde de fer dans les poumons en quantité prodigieuse’. »
1 iVm.-M cerlains midc-'lKS do Vicnno (Aulriclie) où l’induslrio de la nacre “t a^a
fa- .1.» le l»»™« È»iU-»orme, 51 tr. de 1»»™» «le.-
I, 'HOMME AU POINT DE VUE UES PllOFESSIONS.
La malade avait été employée, pendant plusieurs années, dans une labrique de Nuremberg, .à préparer le papier qui sert à couvrir l’or fin.
Son travail consistait à appliquer sur une feuille de papier transparent de la poudre rouge, sècbe, très-fine, jusqu'<à ce que le papier lut absolument imbibé et pénétré.
Le local était petit, la ventilation insuffisante, l’air obscurci par une poussière rouge intense. Si les fenêtres étaient fermées, les meubles étaient bientôt recouverts de poussière rouge. La salive des ouvrières était rouge.
L’analyse de la poudre rouge employée par la malade apprit que rette poudre n’était autre chose qu’une variété d'oxijcle de fer, préparée sous le nom do rouge anglnis. Elle offre les mêmes caractères, le même volume et la même structure que celle qui a été retrouvée dans les poumons.
Zenker cite également l’observation d’un ouvrier miroitier travaillant avec du rouge anglais. Depuis cette époque, Merkel a observé également à Nuremberg d’autres faits de siderosis pulmonaire.
Non-seulement les observations de Zenker établissent le mode de pénétration des poussières d’une manière irrécusable; elles montrent de plus que les molécules de poussière les plus fines peuvent, sans être anguleuses ni pointues, pénétrer non-seulement dans les cellules épitliéliales, mais aussi plus profondément dans le tissu conjonctif du poumon, puisque dans le cas de siderosis pulmonaire dont nous venons de parler, il s’agit de molécules rondes, très-fines, qui ne peuvent léser par effraction : il n’y a plus alors un véritable traumatisme, mais un de ces actes de pénétration sur lesquels insiste le professeur Robin.
En 1871, Merkel a trouvé dans les poumons le fer à l’état d’oxyde
maient ü pr. 828, d’oxyde de fer. Le poumon droit entier donna un poids de 780 pr., les deuxréunis 1500. Les deux poumons renfermaient, en o.xyde de fer, au moins 21 ou 22 gr.
Le liquide trouble qui suintait des alvéoles, présentait comme partie essentielle une niasse considérable de grains de 10, jusqu’à 2.5 millièmes de millimétrés, les plu.s petits pre.sque toujour.s sphériques, les plus gros ovales. Les grains qui constituaient ces éléments paraissaient rouges vus directement, et par transparenre on les vovait bruns. Des molécules trés-lines de fer se trouvaient dans les voies aériennes, tnais siirtout dans le lissu inter-alvéolaire et dans la plèvre.
Il n’y avait pas de tubercules récents.
Iæs parois des grosses artères des veines, ne présentaient aucune coloration anormale.
> s grosses broi. elles qui semblaient colorées en rouge n’offraient aucune molécule rouge, ni à leur surlace, ni dans l'épaisseur de leurs parois; mais il paraissait en exi.ster dans les plus fines bronches et leur paroi interne était tachée de matière rouge tandis que la partie externe n’en renfermait pas. '
Les ganglions bronchiques, noirs au contre, étalent teintés de rouge à la pénohérie dans les parties noires on voyait aussi quelques points rouges.