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5“ Le cléraiit de proporlioii entre la hauteur du siège et celle du pupitre ;
4“ La mauvaise l'orme et la mauvaise inclinaison du pupitre.
Le dossier est nécessaire pour soulager les muscles sous-lomhaires, (jiii ne peuvent maintenir le tronc dans la position verticale pendant les classes de deux ou même trois heures de durée. Quand il rnamjue, le corps finit forcément par se pencher en avant en comprimant les viscères et les poumons, dont le libre jeu se trouve entravé.
Si l’enfant est obligé de placer son livre sur une table trop éloignée du banc où il est assis, il est amené à se mettre tout au bord de son siège et à faire porter tout le poids de son corps sur les coudes, d’où une projection des épaules eu avant encore augmentée par la disproportion existant souvent entre la hauteur du banc et celle du pupitre. Bientôt cette position devient intolérable, la tête s’incline en avant et vient s’appuyer, soit sur une des mains placée sur la joue, soit sur les deux mains soutenant les tempes, ou bien c’est le menton qui vient prendre son point d’appui sur les deux bras croisés et placés sur la table. Dans ces différentes postures familières à ceux qui se rappellent la fatigue des longues heures d étude, le livre ne se trouve qu’à dix ou quinze centimètres des deux yeux, ou bien il est placé de côté et par conséquent à une distance différente de chacun d’eux.
Si l’on veut écrire, les inconvénients ne sont pas moindres. Le bras droit seul s’appuie solidement sur la table; le bord du papier, au lieu d’être parallèle à celui de la table, devient oblique ou mémo perpendiculaire, et la partie supérieure du corps se plaçant toujours directement en face du papier, tandis que la partie inférieure est fixée par le banc, il en résulte une inclinaison et une distorsion croissantes de la colonne vertébrale. Cette position maintenue chaque jour pendant plusieurs heures de suite au moment du développement finit par amener des déformations définitives. En Suisse, 20 pour 100 des écoliers, 40 pour 100 des écolières, ont une épaule plus haute que l'autre.
Enfin l’inclinaison à donner aux pupitres a la j)lus grande importance. Ou sait que le système musculaire des deux yeux n’est indépendant qu’au point de vue anatomicpie. Les muscles des deux côtés se contractent toujours synergiquement, et de plus ils ne peuvent produire (ju’un certain nombre de mouvements déterminés d'avance; par exeuq)le, il nous est impossible de contracter isolément les doux droits externes île façon à faire diverger les deux axes optiijues; au contraire, nous contractons instinclivemeut les deux droits internes pour faire converger les yeux sur uii objet rapproché. Mais parmi les combi-
L’HOMME AU POINT DE VUE DES PROFESSIONS. 225
nuisons possibles il faut encore distinguer ; les unes sont durables et peu\ent être maintenues longtemps sans fatigue, tandis que les autres ne peuvent exister que pendant un temps plus ou moins court. Ainsi nous ne pouvons examiner qu’avec effort un objet rapproché, s’il est un peu au-dessus de I œil, tandis que nous le regardons sans peine s il est en face et surtout s’il est un peu au-dessous. Chacun sait qu’il est très-dilïicilc de regarder longtemps un plafond peint et que, dans une galerie de peinture, les tableaux les plus élevés sont de beaucoup les plus fatigants à voir.
C’est pour la même raison qu’il est très-mauvais de lire couché sur le dos. Outre la faiblesse de la vue, l’asthénopie, que produit l’habitude de lire au lit, elle prédispose à la myopie, parce qu’elle nous oblige à maintenir longtemps les yeux dans une position instable. En effetries muscles de 1 œil fatigués se contractent bientôt tétaniquement, comme il arrive toujours en pareil cas, et le muscle ciliaire participant à l’état de tension violente où se trouvent toutes les forces motrices de l’œil se contracture à son tour, d’on l’augmentation de la pression intra-oculaire et la distension des enveloppes de l’œil.
Il est donc necessaire, si nous voulons regarder longtemps et avec le moins de fatigue possible une surface plane comme celle d’un livre de placer celui-ci directement en face des deux yeux et un peu en bas’ (le laçon que les axes optiques soient inclinés de 45 degrés environ au-dessous de l'horizontale. Telle est la véritable raison qui rend indispensable 1 usage des tables inclinées.
En résumé, les bancs doivent être pourvus de dossiers droits cons.sta,.t en une pièce de bois de 10 cent, de large environ, lixée’juste la hauteur des rems au-dessus des hanches. De cette façon les enaiits les moins forts pourront se tenir tout à fait droits; ils seront souenus meme en lisant et en écrivant, sans cependant être tentés de se enverser en arriéré, comme dans un fauteuil. Le siégé doit être assez
curdoit être calculée de laçon que la plante du pied se place naturel-
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