PARTIES EN POIDS ABSORBENT
Soie.
Toile.
Coton.
IV. Forme. — La forme des vêtements n'est pas sans importance pour l'hygiène. Leur ampleur favorise comme nous Tavons vu les échanges entre les couches d'air qu'ils reçoivent et l'atmosphère extérieure. Les habits larges permettent une douce ventilation, ils favorisent les fonctions de la peau et l'évaporation cutanée ; mais en revanche, ils ne maintiennent pas l'agréable égalité de température que procurent les vêtements ajustés.
Les anciens, moins frileux que nous et habitant un climat moins rigoureux, avaient adopté les habits flottants et drapés dans lesquels ils se serraient plus ou moins suivant la température. Les peuples modernes préfèrent les vêtements ajustés, s'appliquant exactement au corps et ils en superposent les couches ; mais cette application exacte nécessite des constrictions qui n'ont rien d'hygiénique, même alors que la mode ne vient pas augmenter inutilement les inconvénients de ces compressions et de ces liens. Les bretelles, les ceintures étroites, les cravates serrées, les jarretières, sont autant de ligatures qui entravent la circulation veineuse et capillaire, gênent la respiration lorsque la constriction s'opère sur la base du thorax comme celle qu'exerce le corset chez les femmes, et peuvent à la longue déformer la poitrine, incurver le racbis ou causer des déplacements viscéraux.
Il est des parties du vêtement qui, lorsqu'elles sont trop étroites ou mal faites, causent un véritable supplice. Les chaussures sont particulièrement dans ce cas. Enfin la mode, chez les femmes, laisse àdécouvert, dans les bals et dans les soirées, des régions du corps qu'il est dangereux
(1) LiKROTH (Klas), Sur la maniéi^e dont Veau se comporte dans nos vêtements (Nordiskt. médic. Archiv. XIII, n» 16 1881).
d*exposer aux refroidissements. L'hygiène ne peut que protester contre ces exagérations, et réclamer assez d'ampleur dans les vêtements pour qu'ils n'entravent aucune fonction importante et pour qu'ils n'apportent pas de gêne dans les mouvements.