ARTICLE II. - SOINS DE PROPRETÉ
Les hygiénistes ont de tout temps consid<'*ré la propreté comme indispensable à rentnMien de la santé ; les inoraiistes en ont fait une vertu : mais c'est aux bactériologistes que revient le mérite d'avoir donné une sanction expérimentale à ces préceptes, en montrant que les maladies infectieuses sont causées par des êtres vivants qui croissent, pullulent, se multiplient dans tous les milieux sordides, et se réfugiant de préférence dans les recoins de l'organisme où ils sont le plus à Tabri. Ils nous ont montré coml)ien il est difficile de les détruire.
L'antisepsie chirurgicale y est parvenue, mais au prix de précautions tellement minutieuses qu elles ne seraient pas possibles dans la vie courante. L'hygiène heureusement n'en demande pas tant ; mais elle ne saurait plus se contenter de cette propreté apparente qui consiste à se laver sommairement le visage et les mains et à porter du linge ass<*7 blanc dans les parties visibles pour nr pas atlin*r l'attention ; elle exige
le nettoyage complet, consciencieux de tout le corps. Aussi, depuis que cette lumière s'est faite, on se montre partout bien plus sévère pour les soins corporels. On attache beaucoup plus d'importance aux ablutions et aux bains dans les lycées, les casernes, les prisons et on a déjà pu y remarquer une notable diminution dans le nombre des malades.
Les progrès de la propreté sous toutes ses formes ont déjà atténué les ravages des fléaux épidémiquesqui décimaient les populations d'autrefois, ils sont destinés à nous affranchir presque complètement un jour des maladies infectieuses et des affections parasitaires.
Nous allons nous occuper dans cet article des deux principaux facteurs de la propreté corporelle des bains et des ablutions d'une part, du nettoyage des vêtements de l'autre.