ÉCOLES
L'hygiène des écoles est un des sujets qui ont été le plus étudiés a France depuis vingt ans. L'Angleterre nous avait devancés dans celtp voie ; mais, en Allemagne et dans la Suisse allemande, Thygiène scolaire n'existe que depuis 1880. En Russie, on n'a commencé à s*en occopff que dix ans plus tard et les progrès n'ont pas été rapides (i). Le moovement s'est produit chez nous à la suite de la guerre franco-allemande et du sentiment de notre infériorité démontrée par nos revers. En mèoe temps qu*elle réorganisait son armée, la France reconstituait son enseignement et le rendait obligatoire (2). Elle créait des écoles sur tonte rétendue de son territoire et consacrait à cette œuvre 700 millions dé francs. Le résultat a été à la hauteur des sacrifices. Nous possédons aujourd'hui 75.000 écoles publiques communales ou libres, laïques on congréganistes, qui reçoivent chaque année cinq miUions d'enfants (3). Un peut les citer comme dos modèles sous le rapport de leur construction, de leur fonctionnement et de leur hygiène.
I. Construction. — Le premier règlement relatif à la constructioo des écoles porte la date du 17 janvier 1880. Il a été suivi par rinstructioo du 28 juillet 1882 (4) qui est encore en vigueur. Une circulaire da Ministre de Tlnstruetion publique en date du 29 août 1892 prescrit de ne jamais construire une école sans que le Conseil départemental d'hygiène ait formulé son avis, tant sur remplacement que sur les plans et devis (les travaux. Ce sujet est donc de notre ressort (5) ; mais parmi les
(1) A. WiSENius, Compte-rendu de la section d*hyf/iène scolaire à la p9*emièrt expo. silion russe (fhi/gifme de 1893 (Journal ru^^e d'/u/t/iène publique et de méfL lêg. et prat.^ I89i, novembre et décembre).
(2) Loi du !28 mars 1882 (arl. IV).
(3) (^s établissements comprennent :
10 Les écoles maternelles et les écoles enfantines où les garçons et les filles soqI reçus jusfiu asix ans;
2^ Les écoles primaires^ où les enfants sont reçus de six ù treize ans et ou les sexes sont séparés ;
30 Les écoles primaires supérieures où les cours durent deux ans ;
40 Les écoles normales départementales et l'école normale supérieure destinées à former des instituteurs des deux sexes.
(«) Cette instruction a pour base le rapport remarquable du docteur Javal fait au nom de la commission d enquête instituée par arrêté ministériel du 24 janvier 1882»
(5) La construction des écoles a été, Tan dernier, Tobjct d'une discussion approfondie à la Société de médecine publique et d'hygiène professionnelle, à la suite d'une communication de M. Mangenot, médecin inspecteur des écoles de Paris {Revue d*hygiène, 1895. p. 150, 184, 216, 414).
ENFANCE. - ÉDUGATIOM. 803
instructions très minutieuses que donnent les règlements, il en est qui ne concernent que les ingénieurs : il en est d'autres qui sont communes à toutes les habitations collectives et que nous avons exposées en parlant de celles-ci (1), nous ne nous occuperons donc que des conditions réglementaires spéciales aux écoles et intéressant directement la santé des enfants.
• 1<» Conditions générales. — La superficie du terrain sur lequel on élève un établissement scolaire doit être calculée à raison de 10 mètres par élève pour les écoles primaires et de 8 mètres pour les écoles maternelles. Le rez-de-chaussée doit être surélevé de 60 centimètres dans les premières et de 15 dans les secondes.
Dans tout groupe scolaire, les bâtiments affectés aux diverses écoles doivent être indépendants. L'effectif d'un groupe complet ne doit jamais dépasser 150 élèves.
2^ Classes. — Les classes doivent être pourvues d'un vestiaire avec des porte-manteaux pour les vêtements et des rayons pour les paniers. Chacune d'elles doit avoir une porte indépendante ; les galeries qui les desservent doivent * avoir une largeur de 1",50 au moins et recevoir directement l'air et la lumière. Les classes ne doivent pas contenir plus de 50 élèves. La superficie est calculée à raison de 1™,25 par tête.
Les instructions ministérielles laissent aux constructeurs la liberté d'opter entre l'éclairage unilatéral venant de gauche et l'éclairage bilatéral. Nous avons traité cette question avec les développements qu'elle comporte (2) et nous ne reviendrons pas sur les avantages comparatifs des deux systèmes ; mais, dans le cas où l'éclairage unilatéral est adopté, le règlement exige que la hauteur de la classe soit égale aux deux tiers de sa hauteur, que les baies d'aération soient percées dans le mur opposé aux fenêtres et que celles-ci soient au moins à 8 mètres des constructions voisines. Leurs châssis doivent être séparés en deux parties superposées et s'ouvrant séparément pour faciliter la ventilation.
Les classes doivent être peintes à l'huile et le revêtement des murs jusqu'à l'^jSO du sol doit être en bois dans les écoles maternelles et en ciment dans les écoles primaires. Le sol doit être parqueté en bois dur.
3" Dépendances. — Toute école doit être pourvue d'un préau couvert et d'une cour d'au moins 200 mètres carrés, dans un coin de laquelle il doit exister une borne-fontaine, et des bancs fixes en bois à lames et à dossier.
Toute école doit être munie de cabinets d'aisance à raison de deux par classe pour les garçons et de trois pour les filles ; mais dans les écoles de garçons il ne doit y avoir que des sièges à la turque. 11 n'y a plus qu'en France et à Constantinople, dit M. Blangenot, que ce déplorable système
(1) Voyez Chap. Ill, article 111, g !«', p. 349.
(2) Voyez Eclairage des écoles, chapitre HI, article I«% § 5, p. 477.
804 TUAITÉ D HY(ÏIÈN£ PUBLIQUE ET PRIVÉE.
existe encore dans les écoles. Malgré les protestations de toutes les commissions, de toutes les sociétés d*liygiène, il a été conservé dans les écoles primaires et installé dans les lycées nouvellement construits tels que Buffon, Montaigne et Voltaire (1 ). Nous ne reviendrons pas sur ce sujet que nous avions traité avec les développements nécessaires ti chapitre de Thabitation (2). Les écoles de garçons doivent ^trc munies d'urinoirs en nombre égal à celui des cabinets.
4** Mobilier scolaire. — La seule partie de Fameublement qui intéresse rhygiène sont les tables et les bancs occupés six heures par jour par les élèves et qui peuvent être la cause de déformations rachidiennes. La disposition de ces bancs a été l'objet d'études sérieuses. Tout récemment, le docteur Gorini, professeur d*hygiène à TUniversité de Pavie, i adressé au Ministre de Tlnstruclion publique dltalie un rapport dans lequel il passe en revue les bancs d'écoles en usage dans tous les pays (3).
Il en résulte qu'en général, en Angleterre, en Allemagne, en Hongrie, on a adopté des modèles très compliqués. En France, on s*en tient à un type plus simple. Les bancs sont tous du même modèle, mais il \ en a quatre dimensions différentes de manière à s'accommoder à la taille de tous les enfants. Us sont fixes, légèrement inclinés de façon à offrir un plan perpendiculaire au rayon visuel. Le bord de la table arrive au niveau du banc qui a un dossier un peu renversé et un appui pour les pieds (4).
5" Ventilation et ciiAi:FFA(iE. — Le renouvellement de l'air dans les classes se fait en ouvrant largement les fenêtres quand elles ne sont pas occupées : mais il es! bon de l'assurer, quand les enfants y sont réunis, à l'aide d'un des modes de ventilation artificielle que nous avons décrits (3). Cette ventilation est d'autant plus nécessaire que les enfants sont plus nombreux. L'air des classes se vicie rapidement dans les écoles. l)'apn*s les reeherebes de A. Huete et (]. Enoch, le nombre des germes monte de 2,000 à 3,500, dans la durée d'une classe et va parfois jusqu'à 50,000 et dans le nombre, il s'(mi trouve un qui est mortel pour le cobaye, la souris et le lapin (i\).
Quant au chauffage, il doit être assuré à l'aide de poêles et la température doit être maintenue entre 14 et 10 degrés. On leur a substitué des calorifères dans quelques grands établissements scolaires ; mais les
(1) Revue (Fhyyivnc, l. XVII, p. :;22.
(2) Chap. m, article IV, § 11, p. 409.
(3) Contributo <iUa quezion des hanchi da acuola a pio pofito dei vougre^so i/i/wnationale d'IgUne de Budapest^ 1894, analysé dans la lievue tthygiène^ t. XVII, p. 834.
(4) Règlumeiil du 17 juin 1880, ii<» IV^ article UO.
(5) Voyez Venlilation naturelle, chap. 111, art. IV, § 111, p. 433.
(6; A. UuETE et C. Knûcii, Uakteviologische Luftunter suchungen schuUaûmett ^MkH' çhener medicinische Wochenfirhnft^ n«* 21 et 22 mai 1895.
calorifères à vapeur sont trop chers pour des (^coles et les autres ne sont pas hygiéniques (1).
6« Lavabos. — La propreté doit être enseignée aux enfants dans les écoles avec d'autant plus de soin qu'on ne les y habitue pas chez eux. Il faut donc y installer des lavabos à raison d'un par classe avec une serviette sans fin et un morceau de savon (2). Rappelons enfin ce que nous avons dit de la nécessité d'y introduire l'usage des bains-douches, il est inutile d'ajouter que les directeurs des écoles et les instituteurs doivent donner aux enfants l'exemple de la propreté tant dans leur personne que dans la tenue des établissements.
lU. Travail intellectuel. — Les enfants passent, dans les écoles primaires, de six à huit heures par jour, c'est-à-dire le tiers de la journée. Ce temps est partagé en deux classes de trois heures chacune séparées par un intervalle d'une heure pendant lequel a lieu le repas. Chaque classe est de plus coupée par une récréation d'un quart d'heure. Le travail est interrompu par les congés du jeudi et du dimanche, par les jours fériés, les vacances du jour de Tan, do Pâques et les grandes vacances ; tout cela réuni fait presque la moitié de l'année. Il n'y aurait par conséquent pas lieu de redouter le surmenage intellectuel, si les enfants n'avaient plus rien à faire, lorsqu'ils ont quitté l'école ; mais il faut tenir compte des classes supplémentaires et des devoirs à faire à la maison, au milieu de toute la famille et dans des conditions d'hygiène déplorables. Le zèle des maîtres les pousse à dépasser à cet égard toute mesure et on n'a pas le courage de les blâmer lorsqu*on jette les yeux sur les programmes qu'on leur impose. Ils sont tellement étendus qu'ils en sont ridicules. Ils ont l'air d'un défi porté à l'hygiène par la pédagogie. Je n'ai pas le loisir d'en faire aujourd'hui la critique ; je l'ai déjà faite maintes fois et sans le moindre succès (3).
Je me bornerai donc à dire qu'il est indispensable d'émonder les programmes et de supprimer les devoirs à faire à la maison.
lY. Exercices physiques. Jeux. Récréations. — L'enseignement de la gymnastique est devenu obligatoire dans tous les établissements de l'Etat, depuis la promulgation do la loi du 27 janvier 1880. Les médecins-inspecteurs applaudissent tous à cette mesure. < Elle a, dit » le D*" Mangenot, rendu un immense service à la jeunesse des écoles » et son heureuse influence ne tardera pas à se faire sentir sur l'état >) général sanitaire des écoliers (4) ».
(1) Voyei Calorifères, chap. III, art. 111, § IV, p. 462.
(2) Margerot, Hygiène des constructions scolaii-cs (toc. cit.), p. l'.4.
(3) Jules RocHARD, Traité d'hygiène sociale. L'éducation rationnelle, Paris, 1888, p. 339. L'éducation de nos fils, Paris, 1890.
(4) L'Inspection hygiénique et médicale des écoles^ par le docteur Mangenot, inédociii inspecteur des ctablisscineuts scolaires de la ville de Paris, 1887, p. 53.
Lo docteur Blayac tient le même langage, il est certain, comme il le dit, que des exercices physiques bien dirigés sont propres à développer des qualités d*adresse, de souplesse, d'agilité et de force, précieuses dans toutes les classes de la Société, mais indispensables pour les élèves des écoles primaires particulièrement destinés aux professions manuelles.
Les récréations, dans les écoles primaires, n'ont pas une durée assez longue pour qu'on ait le temps d'organiser des jeux un peu attrayants. Il y en a une de 35 minutes, celle qui suit le repas et deux d'un quart d'heure pendant les classes. Cela fait une heure en trois fois, mais les enfants sont à cet âge heureux où Ton se contente de peu de chose ea matière de distraction. Toutefois, il est indispensable que les maîtres s'occupent de mettre un peu d'ordre dans les jeux, surtout dans les écoles de garçons, afin que la récréation ne dégénère pas en une boi»culade générale.
Dans les écoles de Paris, les jeux ont été réglementés avec Je plus grand soin pour guider. les enfants, tout en leur laissant la liberté sans laquelle il n*y a pas de récréation salutaire. Pour mettre leurs maîtres à même de les diriger, on a créé, au mois d'octobre 1892, un cours normal de jeux pour les instituteurs qui viennent, à tour de rôle, s'initier sous la conduite de professeurs spéciaux à la pratique des jeux de barettc, de gouretj de thèque, de paume, de ballon, etc. En 1892 et 1893, 210 instituteurs ont suivi ces cours avec succès (i).
Les enfants sont conduits tour à tour dans des champs de jeux pour s'y livrer aux exercices de plein air et une après midi par semaine est consacrée à des promenades scolaires; enfin un enseignement régulier de la natation a été institué depuis trois ans dans les écoles municipales. La loi du 24 juin 1879 a rendu cet enseignement obligatoire dans les écoles et dans l'armée, mais elle était restée à l'état de lettre-morte, lorsqu'en 1892, la Commission de réforme de l'enseignement de la gymnastique décida de la mettre en pratique sur les élèves des cours supérieurs et complémentaires de quatre écoles de garçons. On choisit celles qui étaient le plus rapprochées des piscines de la ville (2), et loi élèves y furent conduits. Après une moyenne de 13 leçons de 20 à 25 minutes. 81 ,6 p. 100 des écoliers traversaient la piscine en tout sens ; 48,8 plongeaient à 2'",70 de profondeur et savaient faire la planche; 32 p. 100 retiraient du fond du grand bain un poids d(^ Ti^'^'ou un mannequin représentant un enfant de S à 6 ans.
L'enseignement, commencé pendant l'été a été continué tout l'hiver,
(1) Rapport sur le Co?ujrrs national fie V éducation physique tenu à Bordeauj\ ta 1893, adressé à M. riiispectcur d'acadéniie, directeur de l'enseignement primaire du dépar* tcinent de lu Seine, pur M. Lelarge^ inspecteur adjoint du scn'ice de réducalion physique (Bulletin municipal officiel du 19 avril 1894, p. 776\
(2) Ces piscines sont au nombre de quatre : elles sont situées rue Hocliecliouart, 65, boulevard de la Gare, 45, rue de C.hAteau-Laudon, et place Hébert.
l'eau des piscines ayant été maintenue entre 20 et 23 degrés. Du mois de novembre 1893 au mois d*août 1894, 1,079 élèves ont appris à nager dans les piscines municipales et il y est fait un cours de natation pour les instituteurs tous les jeudis matin (1). il serait à désirer que renseignement de la natation se généralisât dans les écoles, ainsi que Tusage des bains de piscine, comme M. Mangenot le proposait déjà en 1892, dans un remarquable travail qu'il lut à cette époque à la Société d'hygiène et de médecine publique (2). La sollicitude de la ville de Paris pour ses écoles ne s'est jamais manifestée d'une façon plus utile que dans cette circonstance. La natation est le plus hygiénique et le plus utile de tous les exercices. C'est le plus hygiénique, parce qu'il met en jeu des muscles qui sont d'ordinaire au repos, qu'il développe la poitrine par les inspirations profondes et soutenues qu'il exige et parce qu'il joint à l'action musculaire l'influence tonique du bain froid !
Il est étrange qu'un exercice si précieux et si agréable soit négligé comme il lest. Un n'y attache aucune importance, même dans la marine, où tant de matelots et même d'officiers ne savent pas nager. On ne doit en être que plus reconnaissant à la ville de Paris d'avoir pris une si heureuse initiative.
V. Colonies de vacances. — La villégiature est devenue un besoin pour les habitants des villes. Elle est entrée dans nos mœurs. Elle est surtout indispensable aux enfants des classes ouvrières qui passent une partie de leur vie dans les écoles et le reste dans des logedSents étroits, encombrés, où l'air pur et la lumière font également défaut. Cette nécessité a été comprise par le conseil municipal de Paris et, depuis douze ans, il envoie un certain nombre d'enfants des écoles primaires passer leurs vacances hors de Paris.
L'exemple de ces excursions nous est venu de l'étranger. Les récits de Topfer en avaient donné le goOt, et le pasteur Bion, de Zurich, en prit l'initiative en 1876. Les grandes villes d'Allemagne (Hambourg, Francfort, Stuttgard, Dresde, Berlin, Leipzig, Cologne) l'imitèrent et le docteur Varrentrap, conseiller sanitaire à Francfort, nous fit connaître en 1882, au Congrès de Genève, les résultats remarquables que ces déplacements avaient produits.
En France, l'initiative des voyages scolaires fut prise en 1883, par le IX* arrondissement, sur les instances de M. Cottinet. Les enfants revin-
(1) iia|>{K)rt adressé à Tiiispecteur d'académie, directeur de renseigaement primaire du département de la Scino, par M. Lelarge, inspecteur adjoint du service de Féducation physique^ sur les résultats obtenus dans TcnscignemeDt méthodique de lu natation, aux élèves des écoles primaires de la ville de Paris (Bulletin municipal officiel du 19 avril 1894, p. 778).
(S) Mangenot, Le* bains et la natation dans les écoles primaires communales de Pai^ (Hevuf d'hygiène, t. XIV^ p. 488).
rent en si bol état que les autres arrondissements imitèrent le IX% à h grande sati^raction des familles. On ne tarda pas à reconnaître tontefois que ces excursions rapides fatiguaient un peu les enfants, rendaient difficiles les soins exigés par les plus petits d>ntr*eux et produisaient un véritable surmenage intellectuel par la succession trop répétée des impressions. On remplaça alors les voyages scolaires par les félonies de vacances qui n'ont aucun de ces inconvénients et qui procurent tnx enfants, tous les avantages de la villégiature : le calme, Pexercice an grand air et la vie des champs.
Les vingt arrondissements de Paris dirigent leurs élèves sur des points différents. On pèse les petits voyageurs au départ, on mesure leur taille, leur périmètre thoracique et on constate au retour une augmentation notablement supérieure à celle que présentent les enfants demeurés dans leurs familles. Les fonds nécessaires à ces déplacements sont fournis par la Caisse des écoles dans les arrondissements riches et pour les autres par une allocation du conseil municipal qui augmente tous les ans. £n 1894, elle s'est élevée à 151 .SSl fr., la contribution des arrondissements riches à 84.878 fr. et la dépense totale à 230.459 fr. Le nombre des petite colons a été de 3.500, ce qui fait 67 fr. 56 par enfant pour une absence de trois semaines, soit 3 fr. 22 par jour et par tète.
j;^ IL — LYCKES. — INTKRNATS. — KNSKIGNEMENT SFICONDAIRE
1. Edifices. — Les lycées et les pensionnats doivent remplir les mêmes conditions d'hygiène que les écoles en ce qui concerne la construction et les dispositions intérieures. Les seules parties qui leur soient spéciales sont les dortoirs, les réfectoires et Tinfirmerie.
1*» DouTOiRS. - - La dimension des pièces dans lesquelles couchent les élèves doit être calculée à raison de vingt mètres cubes par individu. En Angleterre, chaque élève a son eompartimc^nt particulier. Ces cases, qu'on désigne sous le nom de cubiclcs, sont séparées par des cloisons qui ne montent pas jusqu'au plafond, ne s'opposent ni à Taération ni à la surveillance, mais permettent à l'élève de s'isoler pour faire sa toilette. La commission instituée en 1888 au ministère de l'instruction publique pour Tétude des améliorations à introduire dans le régime des lycées, s'est prononcée pour l'adoption de ces séparations incomplètes, ainsi que pour la proscription des tables de nuit, d(»s boites et des armoires fermant à clef.
Les dortoirs ne» doivent par contenir plus de 20 lits placés à un mètre de distance. Ils doivent être aérés le jour et la nuit par des chemimVs d'appel et h's fenêtres doivent rester ouvertes toute la journée. Ils doivent
être munis de water-ciosets pour que les élèves ne soient pas obligés de courir Ha nuit à demi vêtus dans les couloirs et les cours.
i^ RÉFECTOiRRS. — Ils doiveut être éloignés des cuisines mais reliés avec elles par un couloir couvert. Il faut qu'ils soient éclairés, ventilés et nettoyés avec assez de soin pour ne pas contracter d'odeur. Pour la même raison, le bois doit être proscrit dans la confection des parquets et des tables. Les premiers doivent être dallés et recouverts de traverses en bois mobiles. Les autres doivent être en fonte émaillée, en ardoise ou en grès.
S"* Infirmerie. — Elle doit être assez spacieuse pour qu'il y ait de 30 à 40 mètres cubes d'air par lit et qu'on y trouve une salle commune, deux cabinets d'isolement pour les contagieux, un cabinet pour la sœur ou rinfirmière, un cabinet de bains et une petite pharmacie. Il est inutile d'ajouter qu'elle doit être éclairée, aérée, chauffée et nettoyée avec le plus grand soin.
4'' Cabinets u' aisances. — Dans tous les établissements d'instruction c'est la partie qui laisse le plus à désirer. Dans certains lycées ils sont sordides. Les enfants qui ont contracté chez eux des habitudes de propreté ont la plus grande répugnance à s'y rendre, ils résistent le plus longtemps possible et contractent ainsi de la constipation et parfois des hémorroïdes. Les cabinets doivent être installés comme ceux des écoles et tenus avec la plus rigoureuse propreté.
Les cours des lycées doivent être très vastes et plantées d'arbres dans une partie de leur étendue. Ceux-ci doivent être assez éloignés des bâtiments pour que les rayons du soleil puissent arriver jusqu'à leur base et on doit ménager au contre de la cour une place libre pour les jeux.
II. Régixne. — La régularité dans l'heure des repas, la simplicité du régime alimentaire sont, avons-nous dit, des conditions de santé de premier ordre pour les enfants des deux sexes. Difficiles à réaliser dans les familles, elles sont au contraire une conséquence forcée de l'internat et c'est un des rares avantages de l'éducation en commun. Aujourd'hui les élèves sont convenablement nourris dans les lycées. En 1889, le directeur de l'enseignement supérieur mit sous les yeux de la quatrième sous-commission du régime dans les lycées (1) le menu des repas servis à un jour donné dans tous ceux de Paris et nous en fûmes absolument satisfaits. Le seul reproche que je lui adressai c'est celui de ressembler un peu trop à la carte d'un restaurant. J'aurais préféré une nourriture plus simple, plus bourgeoise. J'ai conservé comme Fonssagrives (2) et comme J. Simon une prédilection marquée pour la soupe, cet aliment
(1) Cette sous-comini»sion se composait de MM. Brouardel, président; Bouchard, Lagneau, liodard, G. Morcl, liieder, J. liochard, Maneuvrier, rapporteur.
(2) J.-U. Fonssagrives, V Education physique des garçons^ Paris, 1870, p. 70.
national dont le goût s'est conservé en France dans toutes les classes de la Société.
La nourriture des élèves doit être saine et abondante comme disent les prospectus des pensionnats. Elle doit de plus être variée ; mais cette for mule générale ne suffit pas à Thygiène. La question de ralimentation dans les lycées a été traitée à fond en 1889, au sein de la sous-commission dont j'ai parlé. Elle Tavait été précédemment à la Faculté de médecine, par un certain nombre de professeurs réunis pour fixer le régime des maîtres dans les écoles normales primaires (1). Les conclusions ont été les mêmes des deux côtés.
II a été reconnu que Falimentation des élèves devait être fortement réparatrice, parce qu'elle représente une ration d'entretien et d'accroissement tout à la fois et parce qu*ils se livrent à des travaux intellectuels entraînant une déperdition de forces égale à celle que produit le tra^-ail musculaire. Leur nourriture doit être de digestion facile et nourrissante sous un petit volume, et c'est la viande qui remplit le mieux ces deux conditions.
La sous-commission du régime des lycées a proposé d'en délivrer aux élèves les quantités suivantes : Pour les grands, 200^ ; pour les moyens (11 à 16 ans), leO^"'; pour les petits (7 à 11 ans), 120s^ Cette quantité représente, pour ces différentes catégories, les deux cinquièmes des matières azotées nécessaires à leur alimentation. Les trois autres cinquièmes doivent être fournis par dos substances animales moins nourrissantes comme les œufs, le poisson, la volaille, ou par le règne végétal sous forme de pain, de pâtes, de légumes, de fruits.
Le pain doit être fait avec des farines de première qualité et de Teau irréprochable. 11 doit être bien levé et cuit pendant la nuit précédente. H 'faut qu'il soit donné à discrétion pendant les repas.
Tous les hygiénistes pensent qu'il ne faut pas soumettre les lycéens au régime de l'eau pure. Dans tous les établissements, on leur donne une petite quantité de boisson fermentée qui varie suivant les régions. C'est de la bière dans les départements de l'Est, du cidre en Bretagne et en Normandie, du vin dans le reste du pays. Cette dernière boisson sert de règle pour les quantités à délivrer, parce qu'elle est la plus riche en alcool. La Commission du régime des lycées a proposé d'en donner à chaque repas, 1G<^<^"^ aux grands, 12 aux moyens et 10 aux petits. Il faut pour le cidre en donner une quantité double de celle du vin et pour la bière, le double ou le triple suivant qu'elle est forte ou faible (2). Lt» mélange d'eau et de vin connu sous le nom d'abondance doit être sup-
(1) La commission de lii Faculté de médecine élail ainsi composée : MM. Brouardel, président ; Bouchard, A. Gautier, Proust, Cli. Richet, Straus, rapporteur.
(2) Les vins de France contiennent en moyenne de 10 à 12 p. 100 d'alcool, les bières ordinaires de i à 6, les cidres do 3 à î>.
primé, parce qu'il s'altère trop vite. II est préférable de servir sa ration à chaque élève daos un petit carafon et de le labser libre de la mélanger, suivant son goût, avec Feau des carafes placées sur la table.
L'eau doit être à l'abri de toute souillure. Cette condition est d'autant plus indispensable à remplir dans les lycées que les élèves sont à Tâge de la fièvre typhoïde dont les eaux d^alimentation sont le véhicule le plus habituel. L'attention du Ministre de l'Instruction publique s'est fixée sur ce point d'une manière toute particulière depuis quelques années. A la suite d'une enquête faite à la fin de 1890, sur la qualité des eaux d'alimentation de tous les lycées et collèges de France, il donna l'ordre de pourvoir de filtres les établissements dépendant de l'État. En juin 1892, il fit délivrer des filtres Chamberland aux Écoles normales ; enfin, par une circulaire qui parut à la rentrée des classes (1), il recommanda de recourir aux mêmes mesures dans les collèges communaux, en plaçant les appareils sous la surveillance des économes et des professeurs de sciences.
Il ne suffit pas de donner aux enfants une nourriture convenable, il faut encore qu'on leur laisse le temps de la manger. Tous les recteurs d'Académie sont d'avis que la durée des repas est trop courte. La €!ommission du régime des lycées a proposé de la fixer à une heure vingtcinq minutes pour les quatre repas (2). Tout le monde est également d'avis qu'il y a lieu d'épargner aux élèves le supplice du silence au réfootoire. L'heure des repas est pour tout le monde l'instant de la conversation, de la détente et de la gaieté. C'est bien assez de forcer les élèves à se taire en classe, en étude, au dortoir, dans les rangs (ce qui fait pour les grands 22 heures sur 24).
Ce silence monacal n'est pas nécessaire au maintien du bon ordre. Dans les écoles de jésuites, on laisse parler les enfants pendant les repas, et tout le monde s'en trouve bien. L'Université est disposée à entrer dans la même voie. La proposition en a été faite par plusieurs des recteurs d'Académie, dont les rapports ont été mis sous nos yeux en 1889. Ceux d'Alger et de Douai ont pris sur eux d'en donner l'autorisation à tous les proviseurs qui Tout demandée.
III. Habillement. Toilette. — Les vêtements des écoliers ne sont faits que pour les couvrir. Il est pourtant inutile de les rendre ridicules comme ils le sont avec la tunique étriquée et le képi déformé dont on les affuble dans certains lycées. Puisqu'on tenait à leur donner une tenue martiale, que n'a-t-on adopté celle de nos matelots : la chemise de laine ample et souple avec le bonnet de travail. C'est celle qu'on avait choisie pour les bataillons scolaires, et la mode Ta consacrée, car aujourd'hui tous les petits garçons sont travestis en marins. Quelque soit
(1) Circulaire du Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts en date du SO septembre 1892 {Bulletin municipal officiel du 5 octobre 1892, p. 2225).
(2) Déjeûner, 15 minutes; diner, 30; goûter, *10; souper, 30.
lo costume qu*on leur donne, il faut qu'il soit large, no gène pas les mouvements et ne soit pas trop chaud, pour les raisons que nous avoos données. 11 est bon de laisser aller les jeunes gens tète nue dans rintérieur des établissements, mais il leur faut une coiffure quand ils sortent. Il est au contraire indispensable qu'ils s'habituent à s'en passer la nuit, et il faut leur faire couper les cheveux trî^s courts. Il est inutile de leur faire prendre un gilet de flanelle, lorsque leur santé ne l'exige pas.
La chaussure est la partie la plus importante de la toilette des collégiens comme du soldat. Elle doit remplir les conditions que nous avons exposées dans le chapitre consacré aux vêtements (1).
Il faut donner aux collégiens le temps nécessaire pour faire leur toilette et leurs ablutions du matin. Une demi-heure est nécessaire pour cela et il faut tenir la main à ce qu'ils l'emploient d'une manière convenable. La propreté ne se décrète pas, mais elle s'enseigne, et c'est, comme le disait Albert Delpit, un devoir qui se change en habitude. Les collégiens doivent avoir leurs ustensiles de toilette au complet rangés sur une tablette et bien en vue, pour qu on puisse s'assurer qu'ils sont en bon état et qu'on en fait usage.
L'eau pour la toilette doit être fournie en abondance. 11 est inutile de la faire chauffer (2), mais il faut quelle soit donnée à discrétion, et que les élèves aient de grandes cuvettes dans lesquelles il puissent se laver largement la tète et le cou chaque matin. Je verrais mémo d'un très bon œil Tusage du tub s'acclimater dans nos lycées, comme il Ta fait en Angleterre.
Les lotions à l'eau froide, quelque larges qu*elles soient, ne suffisent pas pour nettoyer convenablement la peau : il est indispensable de donner aux élèves des bains généraux et des bains de pieds. La commission ministérielle a émis l'avis qu'un grand bain par mois et un bain de pieds par semaine constituaient un minimum au-dessous duquel il n'était pas permis de descendre. Elle a, déplus, recommandé l'installation dans tous les lycées d'un système d(î bains par aspersion, comme ceux qu*on commence à établir dans les écoles de Paris (3).'
IV. Travail intellectuel. — LVnfance est l'âge pendant lequel l'homme doit acquérir les connaissances qu*il utilisera plus tard : mais le cercle de ces connaissances va s'élargissant sans cesse. Chaque pas fait en avant dans les voies de la civilisation, chaque conquête réalisée dans le domaine intellectuel se traduisent par une nouvelle surcharge dans les programmes de renseignement. -Aujourd'hui, nous sommes arrivés à
(1) Chapitre V, article 1^', § 3.
(2) La commission du régime des lycées s'est prunuiicée contre remploi de Tcau liêde |K)ur la toilette, afin de ne pas compliquer le service cl de ne pas faire prendre aux ciifanb une mauvaise habitude.
(3)<:hapitre V, article II, S l".
l'extrême limite. Les études commencent de trop bonne heure et sont devenues écrasantes. < L'enfant, disait Fonssagrives en 1869, travaille » trop tôt ; il travaille trop, il travaille mal, il travaille dans de mau- » vaises conditions hygiéniques ». Tout cela est encore vrai aujourd'hui. Le nombre d'heures consacrées au travail dans les lycées dépasse toute mesure. 11 arrive, dans les classes où on prépare aux grandes études, à onze heures et demie par jour, et tous les gens de labeur intellectuel reconnaissent qu'il ne leur est pas possible d'en fournir plus de huit en moyenne. Les élèves se sauvent par l'inattention. Ils ont les yeux fixés sur leur livre, mais la pensée est ailleurs. Ils n'en sont pas moins condamnés pendant tout ce temps à une immobilité forcée dans un air confiné, et Thygiène ne saurait trop protester contre un mode d'éducation aussi déplorable.
Les mêmes abus sont signalés à l'étranger. Hestel en Danemark, Axel Key en Suède ont dénoncé comme les hygiénistes français les déplorables conséquences du régime scolaire dans leurs pays et l'empereur d'Allemagne, dans un de ces discours dont il n'est pas avare, rappelait il y a quelques années à ses auditeurs que, lorsqu'il était au lycée de Casscl, il était obligé de travailler 7 heures par jour à la maison pour faire les devoirs qu'on lui donnait indépendamment de ses six heures de classe (1). En France, l'opinion publique se préoccupe depuis longtemps de cette question du surmenage intellectuel. L'Université l'a devancée du reste. M. Duruy, alors ministre de l'instruction publique, a dit le premier dans une circulaire officielle (2) : < Nos enfants ont une fournée de travail » plus longue que celle de l'ouvrier adulte ; c'est le contraire qui devrait » exister ». Quelques années après, un membre de l'Académie française, Victor de Laprade, vint signaler à l'opinion les dangers de notre régime scolaire dans une brochure devenue célèbre (3). M. Jules Simon a plaidé de son côté la cause de l'enfance avec plus de mesure et autant de ûlent, et pendant son passage au ministère de Tinstruction publique, il a pu réaliser quelques améliorations de détail. Enfin les hygiénistes sont entrés en lice ; ils ont mené la campagne avec l'ardeur qui caractérise les hommes de notre profession. J'ai moi-même pris part à la lutte et combattu pour la bonne cause en plus d'une circonstance (4).
Ce mouvement n'a pas été stérile et le surmenage est devenu une question d'actualité. On l'a discuté dons les journaux politiques, dans les salons, et même à la Chambre des députés. Des sociétés se sont formées à Paris pour la propagation des exercices physiques dans l'éducation. Des
,1) Journal le Temps du 1 décembre 1890.
(2) Instructiqn du Ministre aux recteurs d'académie, du 10 mai 1864.
(3) Victor DE Laprade, Liducation homicide, Paris, 1867.
(4) Jules RocHARD, L'éducation hygiénique et le surmenage intellectuel {Revue des Deux-Mondes, 15 mai 1887) ; — V éducation de nos fils, Paris, 1890; — L'éducation de nos filles, Paris, 1892.
journaux se sont fondés (1). L'Université a prêté la main à ce mouvement et le ministre, par un arrêté en date du 12 juillet 1888, a nommé la Commission pour Vétude des améliorations à introduire dans le régime des établissements secondaires dont J'ai déjà plus d'une fois parlé.
Cette agitation a produit de salutaires effets. Elle a réhabilité en France les exercices physiques et mis les sports de tout genre à la mode. La jeunesse s'y livre avec passion ; et le régime scolaire lui-même a été sensiblement modifié. Les classes ne sont plus que d'une h^ure et demie, dans l'enseignement nouveau. Il n*y a plus que six heures d'études par jour. Les promenades sont plus longues, plus hygiéniques. Les récréations plus animées, et les exercices physiques sont devenus à la mode. Les élèves des lycées ont contracté facilement le goût des exercices en plein air et des sports de tout genre. On les voit figurer avec avantage dans les concours et dans les lendits. Ce n'est pas là tout à fait ce que demandaient les hygiénistes ; mais nous reviendrons plus tard sur cette question. 11 y a toutefois encore des améliorations à réclamer.
Y. Répartition du temps. — Une meilleure répartition du temps est la première nécessité qui s'impose. La plupart des hygiénistes ont adopté la formule américaine, qui consiste à partager la journée en trois parties égales : la première consacrée au sommeil ; la seconde à Fétude ; la troisième aux soins de propreté, aux repas, aux jeux physiques et aux récréations. Cette formule ne représente qu'une moyenne, car il n'est pas permis de soumettre au même régime des élèves d'âge aussi différent que ceux qui peuplent nos lycées. Elle n'est même pas rigoureusement applicable en ce qui concerne le sommeil. Huit heures ne suffisent pas aux enfants. C'est ce qu'on accorde dans les lycées aux élèves des classes supérieures, et ce temps est souvent raccourci par les veillées facultatives, aussi s'endorment-ils souvent en étude. La Commission du régime des lycées a pourtant été un peu trop loin, ce me semble, en demandant dix heures de sommeil pour les enfants aundessous de quinze ans, et neuf heures pour la division supérieure. Elle a limité la durée du travail intellectuel, à o heures pour les plus petits, à 9 heures pour les plus grands, et gradué de la même façon le temps du repos, en fixant la durée des repas à 1*^,25 pour tous les élèves. Ces propositions sont résumées dans le tableau suivant :
(l) La première a prin naissance ù TEcolc Mong;c sous Tinspiration de son directeur M. Godard, et sous la présidence de M. Jules Simon, 80us le nom de Comité pour la pt'opagation des exercices physiques dans Véducation. Elle a tenu sa première séance le {«■^ juin 1888. La seconde s*est Tormée sous Pinspiralion de M. Pascal Grousset et sons la présidence de M. Berlhelot. Elle a pris le titre de Ligue nationale de t éducation pftyiique ets*est réunie pour la première Tois le 31 octobre 1888.