‹ Traité d'hygiène publique et privéeChapitre 124 sur 141 · RÉFORMES · texte numérisé non relu

RÉFORMES

et retraites par tuberculose.

De 1878 à 1800

.Moyenne annuelle

Proportion pour 1000 lionitnes d'effectif

La mortalité par fièvre typhoïde est notablement plus grande dans Tarmée que dans la population civile du même âge et cela pour les raisons que nous avons maintes fois données.

En dehors de ces deux affections, ce sont les bronchites, les angines, les diarrhées qu^on observe le plus souvent parmi les soldats.

Ylir. Morbidité et mortalité en campagne. — Les maladie» sont plus fréquentes et plus meurtrières pendant les guerres qu'en tempj de paix. Les troupes en campagne perdent plus d'hommes par la maladie que par le feu de reiinemi. En Crimée, sur un effectif de 300.900 hommes, nous en avons perdu 95.000, dont 75.000 de maladies et 20.000 par le feu. Pendant la guerre d'Italie, en 1859, sur 200.000 hommes, nous en avons eu 3.664 de tués et 5.0(K) sont morts de maladie, bien que la campagne n'ait duré que deux mois. Pendant la guerre franco-allemande, l'armée française a perdu 136.540 hommes.

Il n'existe que de rares exceptions à cette règle. On en cite deux : la campagne d'Egypte 1798-179Î), pendant laquelle l'armée française a perdu 4.758 soldats par le feu et 4.157 seulement de maladie, malgré l'épidémie de peste de Jaffa et la campagne de 1870-1871, au cours de laquelle l'armée allemande, sur un effectif moyen de 788.213 hommes, en a perdu 28.278 par le feu et 14.904 seulement de maladie : total 43.182 hommes.

(1) En 4891^ clic a été de 7.53 p. 1000 , et 1892, de 6.24 p. 1000.

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