TKAITK D'HYCIKNK I^UHLIgLE ET l'RlVKE
.V" M(ff/r/'cs <//•//(( /f/</iu*s. — La proportion de matière orfjranique est Irrs faible dans l'eau de mer prise à distance suffisante des côtes pour être à rai)ri de tonte souillure. M. Schmeick a trouve^ quVn moyenne 100 centimètres cubes d'eau de mer décolorcMil O'^^OOOS de permanganèse de potasse, cv qui correspond à 0,0025 de matière organique, quantité inférieure à celle de la plupart des puits et d'un grand nombre de sources.
^" (hiz, — Les gaz de l'eau de mer sont les mêmes que ceux de l'atmosphère, c'est-à-dire l'oxygène, l'azote et Tacide carbonique.' L'air y pénètre mécaniquement et s'y dissout. Sa composition n'est pas la même que dans l'amol sphère. L'eau d(^ mer possède un coefficient d'absorption plus fort pour l'oxygène que pour l'azote ; aussi l'air qu'elle dissout est-il plus riche en oxygène, ce qui est favorable à la respiration des êtres marins. La proportion de ce gaz par rapport à l'azote varie avec la température et la profondeur, tille est en moyenne pour l'Océan dr \V.\.\) d'oxy^rène et de HO.l d'azote pour iOO. Au-delà du 70** de|;r«'' «h* laliliido Nord, la |»inporliou dcvjrnl de l>o.01 dO.wgèiJ»* piiur JOO: li: iiinxiiiMim rïnislal»' «si dr,i5t».7 ri \r tiuiiiniuiii «le 'WA. La quantité d'owjr/'jH' diniiiHh' a\rr ta pitd'oiHlnir d»* ji^au jusiprà tiriO niètrrs on ••ilr rst <lr 'J^.'i [n)m lOlt. Lr lait a ét<'' constaté par TjmiuW' 1) pour !«•> hautes latitudes de l'hémisphère Nord et par HuchanauÀâ; pour celles de l'hémisphère Sud.
La proportion de l'azote <*st constante. Son inertie chimique explique l'uniformité de sa distribution. L'eau de mer, d'après Tornoê contient environ 52 milligrammes d'acide carbonique par litre.
o"" Svdimcnts. — Les dépôts marins se composent de débris organiques et de détritus minéraux. Les premiers sont d'origine animale ou végétale. Les animaux dont les débris couvrent le fond des mers sont presque tous des r/iicopodcs, des êpon(/os (»t des pfrropodes. Parmi l(»s végétaux on trouve surtout des (liatoniccs, d<\s rocolithcs et des rhabdospf^n?s. Ces êtres vivent dans les couches supérieures de l'Océan: après leur mort, ils tombent par leur poids dans ses profond(Mn*s et y forment des dépôts immenses. Les diatomées dont il faut plus d'un million pour peser un gramme, forment des bancs entiers en Sicile, à Zante, à Oran. Ehrenberg a évalué à Hi.OOO mèties c!d)es le volume de ces organismes déposés depuis un siècle dans le port de Wismar sur la JUltique.
L(*s éléments minéraux (pii entrent dans la composition des sédiments marins sont d<» la même nature que les roches qu'on aperçoit à la surface des continents. Ils sont arrachés aux rivages par les vagues qui les désagrègent sans c(*sse ; ils sont portés aux Océans par les fleuves qui charrient d'énormes quantités de sables, de vase, de cailloux. Ils y tombent sous forme de poussière que les vents trans*portent au loin et qye les volcans y projettent.
(1) ÏOKXdK, Thn finnrctfian, }\nrtli-.\thnitir rj/iP fifion, 1870-78. 2) HlCHANAN. Journal o/ thr r/u'u/ir. iSnc hnutun, II» 11*0, 1878). *
LES AIUS, Li:S EAUX ET LES LIELX. 1M
F. Faune et flore MAnnMMKS. — La mor <'st peupkV» par uiu* quantité innombrable dVtres vivants. Une vie exubérante s'agite dans ses profondeurs, mais la faune y est plus riche que la flore. Les plantes ne peuvent vivre que dans les milieux ou pénètre la lumière et ne dépassent pas la limite de 200 mètres au plus. Leur distribution dépend de la température et de la salinité des eaux. Ainsi les diatomées se plaisent dans les eaux froides, tandis que les osril/an'ces sont des plantes tropicales. Les bas fonds donnent naissance à de véritables forêts d'herbes marines. Plus au large ce sont de grands bancs de fucus que les courants et les vents ont détachés du fond et dont les rameaux sont soulevés jusqu'à la surface par leurs cellules gonflées d'air.
La faune n'est pas enserrée dans des limites aussi étroites. Il était admis autrefois que toute vie animale cessait à 500 mètres de la surface et lorsque la sonde rapportait des êtres vivants de profondeurs plus «•oiisidérnblrs. on supposait qii'(»lle les avait arcrorhés m r<»ntr. ihi sait aujourd'hui qin- le fniul dfs ni<i> rsl aussi habih* qur l»'s oonrlh'S -iiilMificiilIrs. Lon iv\|ilorariiiiis /oo|o^iqu<'s faitrs en AnH'Tiijur à boni <ln ^o.v/// ri! 18H7. du ///V// f'u J87S.' du ////x.sV.v m IS7I .-i [Hl'i. 1rs rxpédilions auf^laisrs du Utjlithimj en 18()8, 1rs trois ranipa.i;ufs de ^ navires norvégiens le Vonnfjen, les études poursuivies par M. Milne- Kthvards sur le Tnivaillcur et le Talisïtuui de 1880 à 1883, et les reeherehes faites par le prince de Monaco à bord <le son yacht V Hirondelle en 1889 ont fait connaître l'organisation étrange, les formels bizarres de ces animaux qui vivent par d(»s fonds de 1.200 à 1.500 brasses ; mais, si celte étude est intéressante au point de vue de la zoologie, elU» est sans importance pour l'hygiène et nous ne nous y arrêterons pas.